RCU Annexe
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PROJET DE RCU POUR BEAUVECHAIN

 

- réaction d’AEB asbl à l’enquête publique -

 

Annexe

Observations et suggestions de fond

 

1.

p. 21 : 4.2. Prescriptions toutes aires, 4.2.1. Prescriptions générales, Référence aux règlements généraux

¨         Propositions :

1) Ajouter une référence au futur règlement général d’urbanisme relatif aux zones inondables.

2) Ajouter une référence aux normes - belges et européennes - relatives à l’isolation thermique.

¨         Pourquoi ?

1) Dans un souci d’anticipation et d’exhaustivité.

2) Dans un souci de développement durable (réchauffement climatique,…) et conformément à l’esprit de  l’article 76 du CWATUP qui prévoit qu’un règlement régional d’urbanisme contienne « toutes les dispositions de nature à assurer la qualité thermique et acoustique des constructions, les économies d’énergie et la récupération des énergies ».

 

2.

p. 22 : 4.2. Prescriptions toutes aires, 4.2.1. Prescriptions générales, Autres prescriptions générales, Capteurs solaires

¨         Proposition :

Ecrire le 2ème tiret comme suit : « - que l’ensemble des panneaux présente une ou plusieurs formes rectangulaires ».

¨         Pourquoi ?

Dans le cas d’une maison en grande partie chauffée par l’énergie solaire (cas de figure qui pourrait se multiplier dans les années à venir), il est à notre sens concevable d’avoir plusieurs ensembles de panneaux solaires sur un seul versant de toit (voir dessin). La phrase proposée ci-dessus nous semble mieux appréhender cette possibilité. En combinaison avec le 4ème tiret, la « verticalité » dominante des lignes architecturales restera assurée (impossibilité de disposer les panneaux en rectangles « couchés »).

 

 

3.

p. 23 : 4.2. Prescriptions toutes aires, 4.2.1. Prescriptions générales, Autres prescriptions générales, Végétations

¨         Propositions :

1) Modifier le 2ème alinéa, phrase unique, comme suit :

« Lors de la plantation d’arbres à haute tige, il est conseillé de planter d’anciennes variétés de fruitiers. ».


 

2) Ajouter la phrase suivante :

« De façon générale, on privilégiera dans toutes les aires les plantes et arbres indigènes », et répéter cette phrase sous le titre « Abords et végétation » de toutes les aires (à savoir aux pages 39, 49 et 55).

¨         Pourquoi ?

1) Sans instaurer une réelle obligation, nous croyons que cette disposition favorable à la biodiversité mérite une formulation plus forte.

2) Dans un souci de renforcement généralisé de la biodiversité et de plantations en phase avec la végétation « traditionnelle » de nos paysages campagnards.

 

4.

p. 23 : 4.2. Prescriptions toutes aires, 4.2.1. Prescriptions générales, Autres prescriptions générales, Eaux de surface

¨         Propositions

1) Au 1er alinéa, modifier la 1ère phrase comme suit :

« Si un cours d’eau, qu’il soit classé ou non-classé, longe la parcelle, on veillera (etc.) ».

2) Au 2ème alinéa :

a. Remplacer la phrase par le texte correspondant de la loi.

b. Ajouter la phrase suivante :

« De même, l’utilisation d’herbicides est interdite sur une largeur de 10 mètres à partir du cours d’eau ».

 

¨         Pourquoi ?

L’état de certains de nos cours d’eau et l’insouciance persistante des riverains (malgré tous les efforts de sensibilisation) nécessitent à notre avis une formulation plus précise et plus coercitive (justification valable pour les propositions 1), 2)a. et 2)b.).

 

5.

p. 31

Après la liste des bâtiments remarquables, ajouter une liste des arbres remarquables.

 

6.

p. 32 à 34 : 4.3. Prescriptions particulières par aires différenciées d’application, 4.3.1. Intentions d’aménagement

¨         Proposition

Ajouter pour toutes les aires un tiret se référant explicitement aux prescriptions générales concernant la végétation (cf. p. 23 du projet de RCU) tout en reprenant les termes de notre remarque n° 3.

¨         Pourquoi ?

L’intérêt, voire la nécessité, de privilégier les plantes indigènes (cf. maillage écologique) est tellement méconnu dans la pratique qu’il convient de répéter cette obligation pour toutes les aires, sans exception.

 


 

7.

p. 34 : 4.3. Prescriptions particulières par aires différenciées d’application, 4.3.1. Intentions d’aménagement, 5. Aire d’espace agricole

¨         Proposition

Dans le dernier tiret, supprimer les mots « (voire encore contre les quelques rares massifs forestiers) ».

¨         Pourquoi ?

Bien qu’il puisse être intéressant d’adosser un nouveau hangar agricole contre un bosquet, il ne faudrait pas, à notre avis, encourager cette possibilité en la mentionnant explicitement, étant donné que les massifs boisés sont rares dans notre commune et constituent, par là, des éléments paysagers de qualité (cette disposition serait sans doute moins problématique dans une région très boisée comme l’Ardenne). Au lieu d’édicter une sorte de règle générale, mieux vaudrait donc, à notre avis, évaluer les demandes au cas par cas en fonction de la configuration paysagère.

 

8.

p. 37 : 4.3.2. Aire de bâti rural traditionnel, Prescriptions concernant toute construction ou transformation à l’exception des bâtiments de grand gabarit à usage agricole, Gabarit/volumétrie, Volumétrie de toiture

Si nous nous réjouissons des améliorations apportées déjà depuis la troisième version du projet de RCU, nous nous permettons néanmoins de réitérer nos remarques et propositions sur ce sujet vraiment fondamental.

¨         Propositions

1) Compléter le deuxième tiret par ce qui suit :

« , le rapport hauteur façade/hauteur toit devant tendre vers un rapport 60/40 ».

2) Dans l’avant-dernier tiret, rendre plus sévère encore les dispositions régissant les lucarnes, en réduisant encore la surface de toiture qu’elles peuvent occuper, en précisant qu’elle sont en général atypiques par rapport à la typologie hesbignonne et que si on y recourt, elles doivent obligatoirement être limitées en nombre (une par pente de toiture), ainsi qu’être passantes et axées sur l’entrée de l’habitation (voir dessin).

Zone de Texte: À préférer

 

Zone de Texte: À éviter

 

 

¨         Pourquoi ?

Deux propositions à nos yeux tout à fait en phase avec l’esprit général de ce projet de RCU : préserver l’authenticité de nos villages tout en admettant des architectures plus contemporaines.

Ainsi,

- la proposition n° 1) précise clairement à quelles proportions devrait correspondre la silhouette d’une nouvelle maison (facteur clef pour son caractère intégré ou non), tandis que la proposition n° 2) a pour but de mettre fin, enfin, à la prolifération d’un élément architectural fort exogène en réduisant son impact à des proportions raisonnables (s’inspirant des très rares fermettes hesbignonnes basses) et en y préférant les fenêtres de type « velux » (qui n’altèrent pas la silhouette hesbignonne de la maison).

àNous invitons la Commune à recueillir à ce sujet l’avis des bureaux Cooparch-Agora, en charge du projet de valorisation des paysages (Leader+)

 

9.

p. 37 : 4.3.2. Aire de bâti rural traditionnel, Prescriptions concernant toute construction ou transformation à l’exception des bâtiments de grand gabarit à usage agricole, Baies/Composition, Rapport vide plein

Ici, et comme annoncé dans notre lettre, il nous a paru absolument indispensable de réitérer une troisième fois nos observations visant à éviter de nouvelles maisons sans fenêtres dans lapartie de la façade (à rue) qui correspond à l’étage (manque parfois compensé « maladroitement » par des Velux ou une ou plusieurs lucarnes). Cependant, comme nos propositions concrètes quant à la troisième version du projet de RCU étaient sans doute trop complexes, nous les avons simplifiées en nous basant sur la disposition ajoutée à juste titre par la commune, visant à interdire des façades à rue entièrement aveugles.

¨         Proposition

Modifier la 2ème phrase de l’unique alinéa comme suit :

« Dans le volume principal, la surface totale des baies (hors porte de garage) situées dans un mur gouttereau de façade à rue sera égale ou supérieure à 15% de la surface de ce mur¸ répartis au moins comme suit : 10% au rez et 5% à l’étage (c’est-à-dire sous la gouttière). ».

Zone de Texte: A
préférer

 

Zone de Texte: A éviter

 

 

¨         Pourquoi ?

Cette « modulation » de la disposition mise en avant par la commune nous paraît donc indispensable afin d’éviter un genre de maisons très banalisant (et malheureusement proposé massivement par les grands constructeurs clef-sur-porte), c’est-à-dire des maisons qui présentent, sous la gouttière, une large bande de brique non ajourée témoignant d’un langage architectural en rupture avec le bâti vernaculaire (voir photos comparatives). La modification proposée ci-dessus nous paraît assurer à la fois une architecture en harmonie réelle avec l’âme de nos villages et une marge de « liberté » suffisamment grande pour les architectes et les maîtres de l’ouvrage. Nous espérons vivement que la Commune prendra en compte cette proposition ou qu’elle réfléchira à une disposition ayant un effet similaire. Il en va de la qualité durable de notre cadre de vie !

A noter encore qu’il nous paraît judicieux de préciser que cette règle ne s’applique qu’aux volumes principaux.

 

 

A privilégier : des fenêtres sous la corniche qui renvoient clairement au langage architectural vernaculaire de la Hesbaye

A éviter : une bande de brique aveugle sous la corniche, non seulement banale, mais aussi en

rupture avec le langage architectural

vernaculaire de la Hesbaye. Une seule et petite

fenêtre sous la corniche aurait suffi à rendre ce

bâtiment plus harmonieux par rapport à son

contexte…

 

àNous invitons la Commune à recueillir à ce sujet l’avis des bureaux Cooparch-Agora, en charge du projet de valorisation des paysages (Leader+)

 

10.

p. 38 : 4.3.2. Aire de bâti rural traditionnel, Prescriptions concernant toute construction ou transformation à l’exception des bâtiments de grand gabarit à usage agricole, Matériaux et couleurs, Façades

Nous comprenons que la Commune n’ait pas jugé nécessaire (d’un point de vue juridique) d’adopter notre remarque sur la troisième version du projet de RCU, consistant à exclure explicitement la couleur jaune pour les enduits et la couleur blanchâtre pour les joints. Cependant, constatant la légèreté avec laquelle les gens abordent ce thème (beaucoup de maisons se mettent « au jaune » et beaucoup de gens choisissent un joint non pas beige mais blanchâtre qui « déteint » leur maison), nous insistons pour que la Commune, à défaut de vouloir/pouvoir insérer la mise en garde explicite que nous demandions, assure une sensibilisation efficace en amont et, le cas échéant, un système de contrôle et de sanction en aval (via des mesures « correctives »).

 

11.

p. 38 : 4.3.2. Aire de bâti rural traditionnel, Prescriptions concernant toute construction ou transformation à l’exception des bâtiments de grand gabarit à usage agricole, Matériaux et couleurs, Toitures

¨         Propositions

1) Compléter le deuxième tiret par ce qui suit : « , à l’exclusion de toute tuile d’aspect exogène ».

2) En outre, nous nous demandons s’il ne faut pas ajouter la tuile de couleur rouge.

¨         Pourquoi ?

1) Afin de proscrire explicitement des tuiles canal et autres bizarreries.

2) En circulant un peu dans l’entité, nous avons vu beaucoup de maisons aux tuiles plutôt rouges que rouge-brun. Nous avons l’impression que souvent, des tuiles rouges au départ deviennent rouge-brun en vieillissant.

 

12.

p. 39 : 4.3.2. Aire de bâti rural traditionnel, Prescriptions concernant toute construction ou transformation à l’exception des bâtiments de grand gabarit à usage agricole, Enseignes, Néon

¨         Proposition

Pour l’aire de bâti rural traditionnel, nous plaidons pour qu’on exclue simplement les enseignes en néon.

¨         Pourquoi ?

Ce genre d’enseigne ne nous paraît pas en phase avec les caractéristiques de cette aire. De plus, en instaurant, au niveau des enseignes, une « gradation » dans ce qui est autorisé et ce qui ne l’est pas, on fait mieux ressortir les caractéristiques propres aux différentes aires.

 

13.

p. 39 : 4.3.2. Aire de bâti rural traditionnel, Prescriptions concernant toute construction ou transformation à l’exception des bâtiments de grand gabarit à usage agricole, Abords et végétation, Végétation

En principe, AEB souscrit entièrement au but recherché par cette disposition, mais n’est-elle pas, malgré tout, formulée de façon trop absolue, en empêchant les gens à aménager une cour avant devant leur nouvelle maison ? En d’autres termes, ne risque-t-on pas d’être submergé par des dérogations à ce sujet ? Peut-être qu’une reformulation s’impose, tout en tenant compte de l’objectif visé par la Commune à travers cette disposition. En outre, nous proposons d’ajouter ici les termes de notre remarque n° 3, proposition 2).

 

14.

p. 42 : 4.3.2. Aire de bâti rural traditionnel, Prescriptions concernant les bâtiments de grand gabarit à usage agricole, Les matériaux, Les panneaux de remplissage préfabriqués

¨         Proposition

En ce qui concerne les panneaux modulaires, supprimer le dernier tiret (béton de silex lavé de teinte gris foncé).

¨         Pourquoi ?

Le gris foncé, contrairement au beige foncé, ne nous paraît vraiment pas adapté au coloris qui domine les paysages de la Hesbaye brabançonne. Le gris est plutôt une couleur pour les régions ou la roche grise affleure (Ardenne, certaines parties du Condroz,…). De plus, en supprimant le gris pour les hangars agricoles, il régnera plus de cohérence architecturale dans nos aires agricoles – cohérence qui correspond à celle que la commune préconise à juste titre pour les zones bâties, où les briques de couleur gris foncé ne sont pas admises non plus (alors que, par exemple, en Ardenne, elles ont du sens).

àNous invitons la Commune à recueillir à ce sujet l’avis des bureaux Cooparch-Agora, en charge du projet de valorisation des paysages (Leader+)

 

 

15.

p. 43 : 4.3.2. Aire de bâti rural traditionnel, Prescriptions concernant les bâtiments de grand gabarit à usage agricole, Les abords et la végétation

¨         Proposition

Ajouter un sous-titre « Revêtement du sol », comme pour toutes les autres aires et reprendre le texte applicable à ces aires, en y ajoutant l’obligation d’utiliser un revêtement au moins semi-filtrant.

¨         Pourquoi ?

Très important, vu les grandes surfaces de ruissellement concernés. De plus cette obligation ne nous paraît ni insurmontable ni déraisonnable vis-à-vis des agriculteurs souhaitant de toute façon réaliser des surfaces en « dur ». Il s’agit juste de les acheminer vers la bonne alternative…

 

16

p. 44 : Sous-Aire de bâti rural traditionnel à caractère paysager

¨         Proposition

Remplacer l’avant-dernière phrase par les phrases suivantes : « La densité du bâti sera de trois maisons par hectare. En outre, les dispositions suivantes sont d’application au sein de cette zone :

- les remblais sont interdits ;

- les parcelles ne pourront faire l’objet d’un aménagement horticole (pelouse, parterre fleuri, arbustes ornementaux) aux endroits offrant les qualités paysagères les plus marquées, à indiquer dans la demande de permis de bâtir sur la base des données disponibles à ce sujet (Schéma de structure, PCDR, étude Adesa, futur PCA, future étude de valorisation des paysages (Leader+),…). »

¨         Pourquoi ?

Bien que nous souscrivions entièrement à l’objectif poursuivi par la Commune, nous nous devons de répéter que la solution proposée risque fort d’être un leurre. En effet, imposer une surface minimale des parcelles n’empêche nullement la fermeture visuelle du paysage. Au contraire, cela risque de créer un effet de lotissement résidentiel, comme à Lasne, Rixensart (grosses villas sur grandes parcelles entourées de haies, « privatisation » du paysage). C’est par contre en termes de « densité » qu’il faudrait à notre sens raisonner, par ce que ce critère permettrait plus facilement de préserver certaines poches paysagères à l’intérieur de cette aire – poches que notre projet de Valorisation des Paysages pourrait contribuer à déterminer, si la Commune le souhaite.

àNous invitons la Commune à recueillir à ce sujet l’avis des bureaux Cooparch-Agora, en charge du projet de valorisation des paysages (Leader+)

 

17.

p. 47 : 4.3.3. Aire de bâti semi-urbain, Gabarit/Volumétrie, Volumétrie de toiture

Cf. remarque n° 8.

 

18.

p. 49 : 4.3.3. Aire de bâti semi-urbain,Abords et végétation, Végétation

Cf. remarque n° 13.

 

19.

p. 55 : 4.3.4. Aire de bâti résidentiel, Abords et végétation, Végétation

Cf. remarque n° 13.

 

 

20.

p. 61 : 4.3.6. Aire d’espace agricole, Prescription concernant toute contstruction ou transformation à l’exception des bâtiments de grand gabarit à usage agricole, Gabarit/Volumétrie, Volumétrie de toiture

Cf. remarque n° 8.

 

21.

p. 62 : 4.3.6. Aire d’espace agricole, Prescription concernant toute contstruction ou transformation à l’exception des bâtiments de grand gabarit à usage agricole, Baies/Composition, Rapport vide plein

Cf. remarque n° 9.

 

22.

p. 63 : 4.3.6. Aire d’espace agricole, Prescription concernant toute construction ou transformation à l’exception des bâtiments de grand gabarit à usage agricole, Abords et végétation

¨         Proposition

Insérer un sous-titre consacré à la végétation, reprenant le texte s’appliquant aux autres aires dans la version telle que nous la proposons dans notre remarque n° 3.

¨         Pourquoi ?

Rectifier un oubli et assurer la cohérence avec les autres aires.

 

23.

p. 64 : 4.3.6. Aire d’espace agricole, Travaux de construction de bâtiments de grand gabarit à usage agricole

¨         Proposition

Remplacer le titre « Travaux de construction de bâtiments de grand gabarit à usage agricole » par le titre suivant : « Prescriptions concernant les bâtiments de grand gabarit à usage agricole ».

¨         Pourquoi ?

Assurer la cohérence textuelle avec la titre à la page 40.

 

24.

p. 67 : 4.3.6. Aire d’espace agricole, Travaux de construction de bâtiments de grand gabarit à usage agricole, Les matériaux, Les panneaux de remplissage préfabriqués

Cf. remarque n° 14. De plus, aligner le titre « Travaux de construction de bâtiments, etc. » sur celui repris à la page 42 du projet de RCU (« Prescriptions concernant les bâtiments, etc. »).

 

25.

p. 68 : 4.3.6. Aire d’espace agricole, Sous-aire non aedificandi

Nous remercions vivement la Commune d’avoir pris en compte notre proposition d’ériger également en sous-aire non aedificandi la zone s’étendant de la Chapelle Gosin jusqu’au lieu-dit Fonds des Loups. C’est ainsi qu’un des « hauts lieux » paysagers et culturels de la Commune (Chapelle Gosin) se voit protégé durablement. Sans vouloir « en rajouter trop », nous nous permettons toutefois de réitérer notre proposition semblable concernant la vue sur la vallée de la Néthen avant la descente dans Hamme-Mille. En outre, nous nous demandons si la prairie situé entre la rue de l’Etang et le chemin du Petit Brou (offrant une vue merveilleuse sur l’église de Nodebais et l’îlot de vieux bâtiments qui l’entourent), ne mérite pas – au moins partiellement - ce même statut. Enfin, une observation semblable peut être faite quant à la vue sur la ferme d’Udekem, depuis la rue du Grand Brou.

¨         Proposition

Modifier l’avant dernière phrase comme suit :

« Il s’agit

- d’une zone s’étendant au Nord de l’entité ;

- trois zones - une grande et deux petites - au Sud, au Nord-Ouest et au centre de Nodebais ;

- d'une zone au sud-ouest de Tourinnes-la-Grosse. »

Voir aussi notre proposition cartographique.

 

 

 

¨         Pourquoi ?

1) En ce qui concerne la zone Nord-Ouest, il s’agit de préserver la très belle vue depuis la RN 91 entre la rue de l’Etang et le chemin des Roués - vue par ailleurs répertoriée dans le projet de Schéma de Structure et retenue comme étant caractéristique du Nord du Canton de Jodoigne (fiche paysagère) par les bureaux Cooparch-Agora en charge de notre projet de valorisation des Paysages (Leader+). Cette vue est en effet précieuse à plusieurs égards : d’une part, pour les automobilistes venant du Nord, elle constitue la première réelle ouverture paysagère depuis la forêt de Meerdael et les paysages morcelés de la Flandre (impression d’entrer dans une « autre » région avec, comme élément phare, la ferme des Vignes) ; à l’inverse, pour les automobiliste venant du Sud, elle offre une très belle vue sur les premiers vallonnements boisés après la longue traversée du plateau hesbignon depuis Namur. Comme on peut le constater en analysant nos propositions cartographiques, nous ne demandons que la protection d’une petite bande de terrain « stratégique » le long des voiries dévoilant ce point de vue (RN 91 et rue de l’Etang). Nous ne nous opposons donc pas à ce que, dans le paysage ainsi « dévoilé », des bâtiments agricoles puissent s’insérer le long des voiries existantes, Du moment qu’ils soient conçus dans l’ optique d’intégration (matériaux, plantations) poursuivi par le présent projet de RCU.

Bref, cette proposition nous paraît offrir un équilibre raisonnable entre le respect des agriculteurs et celui du paysage.

2) En ce qui concerne le centre de Nodebais, il s’agit de préserver un « paysage villageois » rare à l’échelle de la région, voire à l’échelle suprarégionale.

3) En ce qui concerne la rue du Grand Brou à Tourinnes-la-Grosse, il s’agit de préserver une petite mais belle échappée visuelle vers un ensemble bâti emblématique de l’entité (ferme d’Udekem).

àNous invitons la Commune à recueillir à ce sujet l’avis des bureaux Cooparch-Agora, en charge du projet de valorisation des paysages (Leader+)

 

26.

p. 69 : 4.3.7. Aire d’espaces verts

¨         Propositions

1) Réécrire les 2 alinéas introductifs, ainsi que les 2 premiers alinéas du sous-titre « Principes de gestion ».

2) Dans le tableau des « Grands principes de gestion et d’action », réintroduire les textes suivants issus en grandes lignes du projet de RCU dans sa version du 25 mai 2005 (p. 61) :

Milieux - eaux de surface

- Dégagement des abords pour maintenir l’ensoleillement.

Milieux herbeux

- Sur certaines parcelles agricoles, il serait intéressant d’adoucir les pratiques, ce que rendent possibles les subventions agri-environnementales.

Milieux arborés

- Reprendre les grands principes de gestion repris dans la deuxième version du projet de RCU.

Vergers hautes-tiges

- Encourager la mise en valeur socio-économique de la production.

Milieux rocheux

- Reprendre les grands principes de gestion repris dans la deuxième version du projet de RCU.

¨         Pourquoi ?

1) Sauf erreur de notre part, il semble y avoir un double emploi entre le texte introductif et les deux premiers alinéas du sous-titre « Principes de gestion », où l’on répète simplement les objectifs du texte introductif en les reformulant légèrement mais sans réellement y ajouter quelque chose.

2) Vu le peu d’intérêt accordé généralement à ces aspects, il vaudrait mieux rester détaillé, y compris dans le RCU et donc non seulement dans le PCDN.

 


 

27.

p. 70 : 4.3.8. Aire forestière, Principes de gestion

¨         Proposition

A la 1ère phrase du dernier alinéa, remplacer le mot « évitée » par le mot « déconseillée ».

¨         Pourquoi ?

Les zones forestières sont déjà tellement rares dans la commune qu’il vaut mieux optimaliser leur protection d’un point de vue écologique. Par contre, en zone agricole, des rangées constituées de peupliers (ou, mieux encore, d’autres arbres) peuvent parfois améliorer la qualité paysagère (p.ex. les peupliers le long du chemin du Petit Brou et le long du chemin de la Petite Chapelle) et servir de couloir écologique.

 

28.

p. 82 : 5. Prescriptions concernant les voiries, les espaces publics et leurs abords, 5.2. Prescriptions générales, 0.4. Mobilier urbain

¨         Proposition

Modifier le deuxième tiret comme suit :

« - double but de l’éclairage et de sa fréquence : sécurité et ambiance, ce dernier aspect devant donc être pris en considération en l’adaptant aux différents cas de figure (en agglomération ou hors agglomération). »

¨         Pourquoi ?

Dans une Belgique déjà suréclairée, il nous semble hors de question de généraliser l’éclairage hors agglomération, non seulement pour des raisons écologiques et paysagères, mais aussi en raison des coûts exorbitants pour un dispositif qui, tout compte fait, ne donne qu’un faux sentiment de sécurité (en effet, plus on éclaire, plus la tendance des automobilistes à rouler vite sera grande). Pour un argumentaire plus détaillé, cf. observation suivante.

 

29.

p. 83 : 5. Prescriptions concernant les voiries, les espaces publics et leurs abords, 5.2.1. Réseau sous régional hors agglomération, 1.4. Mobilier urbain.

¨         Proposition

Remplacer la phrase unique par les phrases suivante :

« - poteaux d’éclairage routier à des endroits ponctuels (carrefour, habitation), de hauteur adaptée au contexte environnant et assurant un niveau d’éclairage uniforme supérieur à 20 lux pour les habitations, et à 50 lux pour les carrefours et les traversées de piétons.

- sur les tronçons sans carrefours ou habitations, pose de réflecteurs de part et d’autre de la voirie environ tous les x m [distance à préciser]. Dans le cas d’une voirie pourvue d’une piste cyclable, les réflecteurs se trouveront de préférence sur la bande - enherbée ou non - qui sépare la piste cyclable de la voirie, plutôt qu’à droite de cette piste cyclable. »

¨         Pourquoi ?

La disposition actuellement proposée est et reste un des - rares - grands points négatifs du présent projet de RCU, dans la mesure où elle ouvre à notre avis la porte à l’éclairage partout le long des nationales, même hors agglomération. On en arrive ainsi à la situation chaotique qui règne en Flandre où, justement, de plus en plus de voix s’élèvent pour réduire le taux d’éclairage. Au nord du sillon Sambre-Meuse, la Wallonie est fort éclairée, elle aussi, mais la Hesbaye y a échappé jusqu’à présent. Ne commettons  donc pas les mêmes erreurs qu’ailleurs, d’autant plus que le cas des Pays-Bas (où les nationales, même pourvues de pistes cyclables, ne sont éclairées qu'en agglomération) montre que ce n’est pas l’éclairage qui diminue le nombre de tués sur la route mais bien un changement de mentalité dans le chef des automobilistes (respecter les limitation de vitesse) et des usagers faibles (se rendre plus visibles eux-mêmes).

Ci-dessous, nous énumérons, en les détaillant, les différentes raisons pour lesquelles AEB s’oppose fermement à cette disposition – même dans sa version légèrement modifiée après la relecture de la troisième version du projet de RCU :

-         raisons écologiques et de santé : un excès d’éclairage (même sur routes éloignées) rend la nuit généralement moins sombre, avec des conséquences négatives sur la faune typiquement nocturne, voire sur le sommeil des êtres humains ;

-         raisons paysagères : la grande qualité paysagère de notre région - et des régions rurales de Wallonie en général - tient entre autres à l’absence de poteaux d’éclairage (même bas) le long des grands et petites routes hors agglomération. En effet, comme les photos ci-dessous le montrent, on ne devine actuellement guère nos chaussées dans le paysage. Un éclairage généralisé, de quelque hauteur que soient les poteaux, altérerait gravement cette harmonie pour en arriver à des situations flamandes ;

-         raisons de sécurité routière : l’éclairage généralisé hors agglomération, même sur les nationales, ne réduira pas forcément l’insécurité routière des usagers faibles. Au contraire, il risque d’inciter les automobilistes à rouler encore plus vite qu’actuellement, créant ainsi un faux sentiment de sécurité qui, de plus, aura coûté cher à la société. Ou comme on ironise souvent en Flandre : plus il y a de poteaux le long des routes, plus il y a d’obstacles contre lesquels les fous de la route risquent de se tuer.

 

Comme alternative à cette approche trop généralisée et tout sauf durable, AEB propose d’apporter au texte en question la double modification susmentionnée, qui allie intégration paysagère, préservation de la biodiversité, ainsi que sécurité routière pour tous les usagers de la route. Toujours dans l’optique d’une approche plus adaptée et au-delà du présent projet de RCU, AEB plaide pour :

-          des contrôles de vitesse plus fréquents à des endroits pertinents du point de vue de la sécurité routière ;

-          des sanctions suffisamment dissuasives infligées aux cyclistes roulant sans (allumer leurs) phares ;

-          le vote d’un texte législatif imposant aux cyclistes le port de gilets fluorescents dès la tombée du soir ;

-          des régulations de la vitesse maximale autorisée (80, 70,… à l’heure) aux endroits où cela s’avère opportun.

Il va de soi que nous réitérerons ces remarques à l’occasion de l’enquête publique sur le plan intercommunal de mobilité.

 

30.

p. 85 : 5. Prescriptions concernant les voiries, les espaces publics et leurs abords, 5.2.3. Porte d’agglomération, 3.3. Traitement de sol

¨         Proposition

Compléter le deuxième tiret comme suit : « , tout en veillant à une harmonie visuelle de qualité et en phase avec la caractère rural des villages de l’entité ».

¨         Pourquoi ?

Eviter le chaos de couleurs, ainsi que des aménagements trop urbains.

 

31.

p. 91 : 5. Prescriptions concernant les voiries, les espaces publics et leurs abords, 5.2.9. Chemins, sentiers, circulation spécifique, 9.2. Traitement du sol

¨         Proposition

Compléter l’unique phrase par ce qui suit : « et préférence donnée aux revêtements perméables ».

¨         Pourquoi ?

Eviter l’asphaltage/bétonnage. Préférer des assiettes de chemin solidifiées.

 

32.

p. 91 : 5. Prescriptions concernant les voiries, les espaces publics et leurs abords, 5.2.9. Chemins, sentiers, circulation spécifique, 9.2 Plantations

¨         Proposition

Remplacer le 2ème tiret par le texte de la loi.

¨         Pourquoi ?

Dans un souci de cohérence avec le prescrit légal et de protection de l’environnement.

 

33.

Remarque finale

Afin de bénéficier de façon optimale du projet de valorisation des paysages (Leader+), nous invitons la Commune à prendre contact avec les bureaux Cooparch-Agora (M. Yves Robert, yr@cooparch.be ou 02-541 88 70) pour s’informer des périmètres d’intérêt et d’enjeu paysager que ces bureaux auraient identifiés en plus de ceux fixés par le bureau Aménagement. Cela permettrait à la Commune d’enrichir le cas échéant les projets de RCU et de Schéma de Structure avant qu’elle ne les valide définitivement après la clôture de l’enquête publique.

 

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 (12 Euros  min./an - compte aeb 310-0398094-92 - mention 'cotisation 2012')
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