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C. PRINCIPES ET CONSTATS SOUS-TENDANT LE PROJET DE DEVELOPPEMENT ALTERNATIF PRESENTE PAR AEB Pour
rédiger ce projet de développement alternatif, il nous a fallu d'abord (cf.
chapitres précédents) étudier consciencieusement et en détail le projet de
renforcement économique présenté par l'IBW. Des faiblesses apparues lors de
cette analyse nous ont amenés à adapter le projet de l'Intercommunale et à
le compléter dans l'esprit du concept de développement durable. Etant donné
ce point de départ, il est logique que notre approche sera essentiellement
celle de l'aménageur du territoire. En ce qui concerne les autres aspects
abordés dans le chapitre B. (dont la création d'emplois au sens le plus
large du terme, la gestion de la mobilité,…), nous nous limiterons à
ouvrir des pistes. En outre, nous nous sommes rendu compte que la problématique
d’une éventuelle ZAE au carrefour de La Chise à Piétrebais (commune d'Incourt)
s'inscrit dans un contexte beaucoup plus large dont il faut également tenir
compte. En effet, il était impossible d’évaluer convenablement la
pertinence de cette proposition de ZAE bien précise, sans nous pencher sur
l’ensemble des zones proposées par l’IBW, ainsi que sur la stratégie économique
qu’elles traduisent. Mais présenter une vision dépassant le cadre des
seules communes de Beauvechain et d’Incourt, fut un travail considérable
pour une petite association bénévole comme AEB. L'on comprendra dès lors
que nous nous concentrerons essentiellement sur la partie la plus rurale du
Brabant Wallon, à savoir les onze communes -dont Beauvechain- que nous avons
définies comme constituant l'Est du Brabant Wallon (cf. supra, Avant
d'entamer la lecture, point. 3.). Nous présentons donc, ci-dessous, un projet
qui n'a pas la prétention d’être parfait, mais bien l’ambition, en
s'appuyant sur une réflexion approfondie, de concilier considérations économiques
(rentabilité, création d'emplois) et écologiques (développement durable,
préservation de l'environnement et du cadre de vie). Bref, un projet qui
tente de rendre compte de tous les aspects qui font la richesse de notre belle province... C.1 Principes sous-tendant le projet de développement alternatif d'AEB1.
Veiller à une application optimale (contenu + esprit) du SDER, du CWATUP et du Plan
d’Environnement pour le Développement durable en Région wallonne[1],
et ce en garantissant le bien-être de la population par le développement de
potentialités économiques et la préservation d'un cadre de vie de qualité; 2.
Intégrer dans le projet de développement
pour l’Est du Brabant Wallon un mécanisme de solidarité inter-communale, garantissant une
redistribution équitable des retombées des ZAE entre toutes les communes et
empêchant ainsi une politique d’implantation victime d’une attitude
localiste; 3.
Eviter, dans la foulée, un
gaspillage et un morcellement inutiles de l’espace, ce qui revient à prévenir un éparpillement exagéré des ZAE; 4.
Intégrer la dimension paysagère dans chaque décision d’implantation, en ne négligeant
pas l’impact visuel à longue distance; 5.
Veiller à prévenir et/ou à
réduire les nuisances
environnementales; 6.
Répondre aux besoins des
investisseurs locaux, de façon à soutenir
le dynamisme endogène en tant que facteur de développement essentiel
-mais non exclusif- d’une région agro-géographique comme l’Est du
Brabant Wallon; 7.
Répondre à la nécessité de
réduire le chômage de longue durée
et/ou des personnes sous-qualifiées, constaté entre autres chez les
jeunes; 8.
Envisager un développement intégré, plus en symbiose avec la ruralité (attestée
par le SDER), la convivialité et le
potentiel touristique de l'Est du Brabant Wallon; 9.
Dès lors, en complément des
activités économiques classiques porteuses d'emplois et de richesses, s’engager
aussi dans d'autres voies porteuses d’emplois et de richesses durables et
correspondant mieux à l’image de notre province; 10.
Afin d’éviter des cas de
double emploi, intégrer le développement
économique (de l’Est) du Brabant Wallon dans les tendances s’affichant en
dehors des frontières provinciales, et ce en tenant compte, sous un angle
positif, de l’offre en ZAE dans les régions voisines et de leur impact sur
le niveau de vie de “nos” navetteurs; 11.
Inscrire le projet économique
pour le Brabant Wallon dans une
politique durable en matière de mobilité et de sécurité routière; 12.
Privilégier
une implantation intégrée des activités de vente dans les entités à plus
forte vocation commerciale, au lieu de les
accueillir dans les ZAE, dont la destination première devrait rester la
production et qui ne devraient pas se transformer en zones “fourre
tout”; 13.
Privilégier
une mise en œuvre progressive
(par phasages et évaluations successives) et
basée sur un esprit d'ouverture et la recherche d'un large consensus. Le
lecteur trouvera le fondement de chacun de ces principes dans les observations
que nous avons formulées quant au projet de renforcement de l'attractivité
économique du Brabant Wallon présenté par l'IBW (cf. supra, chapitre B). BREF, A un développement tous
azimuts, AEB
préfère donc une
approche structurée, qui affirme les caractéristiques essentielles de
notre région dans une vision d’avenir durable, tant d’un point de vue
économique qu’écologique...
Hamme-Mille: un bel exemple de renforcement de l'attractivité commerciale C.2 Constats servant de base au projet de développement alternatif d'AEBSous
ce point, le lecteur trouvera une série de cartes et de tableaux assortis
chaque fois d’une explication et/ou de quelques constats. Dans certains cas,
nous tirerons déjà quelques premières conclusions, qui trouveront, ensuite,
une application concrète dans notre projet de développement alternatif pour
l’Est du Brabant Wallon (cf. chapitre D). C.2.1 Le réseau routier dans l’Est du Brabant WallonC.2.1.1 Carte
Carte
n° 5: Le réseau routier dans l'Est du Brabant Wallon
C.2.1.2 ConstatsLes
autoroutes traversant l’Est du Brabant Wallon sont: ·
La E40/A3 Ostende -
Bruxelles - Liège - Eynatten/Aix-la-Chapelle,
qui traverse l’Est du Brabant Wallon depuis Opheylissem jusqu’à
Libertange; ·
La E411/A4 Bruxelles -
Namur - Neufchâteau (où elle rejoint la E25 vers Arlon/Luxembourg),
qui entre en Brabant Wallon à Wavre, pour quitter la province à Perwez. Les
principales routes nationales sont: -
Axes nord-ouest/sud-est ·
La RN4 Bruxelles -
Namur - Marche-en-Famenne - Bastogne - Arlon - Sterpenich,
qui entre en Brabant Wallon à Wavre, pour quitter la province à Perbais/Walhain; ·
La RN64 Tirlemont -
Hannut - Huy,
qui traverse l’Est du Brabant Wallon depuis Opheylissem jusqu’à Linsmeau; ·
La RN91 Hamme-Mille -
Namur,
qui quitte l’Est du Brabant Wallon à Grand-Rosière-Hottomont; ·
La RN240 Grez-Doiceau -
Jodoigne - Hannut, qui quitte l’Est du Brabant
Wallon à Jandrain; ·
La RN243 Wavre -
Chaumont-Gistoux - Perwez - Grand-Rosière-Hottomont. -
Axes nord-est/sud-ouest ·
La RN25 Leuven -
Louvain-la-Neuve - Nivelles, qui entre en Brabant
Wallon à Hamme-Mille; ·
La RN29 Beringen
(province de Limbourg) - Diest - Tirlemont - Jodoigne - Gembloux - Charleroi,
qui traverse l’Est du Brabant Wallon depuis Zétrud-Lumay jusqu’à
Thorembais-Saint-Trond; ·
La RN268 Grez-Doiceau -
Wavre C.2.2 Le degré d’urbanisation dans l’Est du Brabant Wallon (par village)C.2.2.1 Présentation et légende de la carte n° 6 (cf. infra, point C.2.2.2.)En
combinaison avec la carte n° 5 (cf. supra, point C.2.1.1., réseau routier),
la carte reprise ci-après (c’est-à-dire, la carte n° 6 sous le point
suivant), constitue le point de départ de notre projet de développement
alternatif. Elle présente une typologie, non pas des communes, mais de chaque
village de l’Est du Brabant Wallon, et ce selon le degré
d’urbanisation actuel. La différence avec la carte n° 3 relative à
l’urbanisation morphologique et fonctionnelle dans l’Est du Brabant Wallon
(cf. supra, point A.2., carte d’après Mérenne, Van der Haegen et Van Hecke),
réside dans le point de départ. En effet, Mérenne, Van der Haegen et Van
Hecke se sont basés sur les limites communales telles qu’elles ont été
fixées après la fusion en 1976. Compréhensible d’un point de vue
scientifique (les données chiffrées n’étant généralement plus
disponibles pour chaque village mais pour les communes fusionnées), cette
approche ne permet cependant pas de rendre compte de la disparité spatiale
qui règne dans certaines communes et qu’il importe parfois de respecter
(notamment s’il s’agit de préserver la ruralité). Ainsi par exemple, Mérenne,
Van der Haegen et Van Hecke ont classé -à juste titre d’ailleurs- les
communes de Chaumont-Gistoux et de Grez-Doiceau parmi les communes caractérisées
par une urbanisation morphologique moyenne. Toutefois, en faisant une
ventilation par village, l’on constate que ces deux communes comprennent
malgré tout encore quelques entités plus rurales (Corroy-le-Grand, Vieusart
et Longueville pour Chaumont-Gistoux, Bossut-Gottechain, Néthen et Cocrou
pour Grez-Doiceau). La zone rurale de l’Est du Brabant Wallon est donc plus
grande que ne le ferait croire l’unique lecture de la carte de Mérenne, Van
der Haegen et Van Hecke. En même temps, une typologie par village nous permet de mieux nous affranchir des limites communales tracées lors de la fusion en 1976. Certes, ces limites artificielles ont le mérite d’avoir introduit un certain nombre de rationalisations dans la gestion des communes, mais elles n’ont pas eu pour effet d’éradiquer l’attitude localiste dénoncée plus haut (émiettement inutile de l’espace en raison d’une tendance à créer une ZAE par commune). En outre, et sans pour autant vouloir remettre en cause les limites actuelles des communes fusionnées, il nous semble tout de même qu’elles n’ont pas toujours été fixées en veillant à une cohérence territoriale optimale. Ainsi, en ce qui concerne l’Est du Brabant Wallon, l’on constate par exemple que les villages de Jauchelette et de Glimes font partie de deux communes différentes, tandis qu’ils se ressemblent par leur structure et leur situation (situés sur un versant opposé de la vallée de la Grande Gette, ils forment un ensemble plus ou moins cohérent). De même, un village comme Longueville, “naturellement” plus axé sur les villages ruraux situés à l’est et au sud (Piétrebais, Roux-Miroir, Incourt/Longpré, Sart-Risbart) a été incorporé dans une commune à plus forte vocation résidentielle et axée sur Wavre, au nord-ouest... Ce
sont de telles disparités que la carte n° 6 permet donc de mieux faire
ressortir. L’on pourrait toutefois objecter que les limites villageoises
restent des limites et qu’elles émiettent même davantage le territoire que
les limites communales. A première vue, c’est vrai, mais contrairement aux
limites fixées de façon artificielle lors de la fusion, les limites
villageoises sont le fruit d’une évolution lente, plus spontanée et
souvent plus logique. En effet, la plupart du temps, elles correspondent plus
ou moins à ce que l’on appelle le finage d’un village, c’est-à-dire:
l’espace regroupant l’ensemble des terres exploitées traditionnellement
par la communauté villageoise (les champs, les prairies, la forêt)[2].
C’est essentiellement dans les régions non encore trop atteintes par
l’urbanisation (comme l’Est du Brabant Wallon) que le finage peut encore
être considéré comme un facteur structurant de l’espace et que l’équation
finage-territoire villageois peut
encore servir, selon nous, de base utile à une analyse spatiale globale.
C’est ainsi que, sur la base d’une étude de l’aspect morphologique du
finage-territoire de chaque village[3], nous avons établi neuf
catégories de villages et de (petites) villes, à partir desquelles nous définirons
ensuite notre projet de développement économique alternatif:
Au fur et à mesure que l’on s’approche du pôle de Wavre – Ottignies – Louvain-la-Neuve, la campagne brabançonne se résidentialise (ici: nouveau lotissement à Chaumont-Gistoux)
[1]
Op. cit. [2]
D’après la définition reprise dans: Etat
de l’Environnement Wallon - Paysage, Ministère de la Région Wallonne
- Direction générale des Ressources naturelles et de l’Environnement,
Jambes-Bruxelles, 1996, p. 117. [3]
Etude effectuée par nos propres moyens, à partir de constats sur place et
d’une analyse des plans de secteur. C.2.2.3 Constats et commentairesA
la lecture de la carte n° 6, l’on constate que l’Est du Brabant Wallon
est resté une région essentiellement rurale. Rappelons que l’urbanisation
émanant du pôle urbain de Wavre - Ottignies - Louvain-la-Neuve (et amplifiée
par la proximité de l’agglomération bruxelloise) a moins débordé sur
l’Est du Brabant Wallon que ne le laisse croire la carte de Mérenne, Van
der Haegen et Van Hecke. Elle se manifeste surtout à Pécrot, Archennes,
Grez-Doiceau, Biez/Hèze, Bonlez, Dion-Valmont et Chaumont-Gistoux (sous forme
de lotissements ou de parcs résidentiels). L’on notera également que les
villages de Corroy-le-Grand et de Vieusart ont été miraculeusement préservés.
Autre constat: vers le sud, le long de la RN4/E411, le pôle urbain de Wavre -
Ottignies - Louvain-la-Neuve s’arrête abruptement pour faire place à la
campagne. Les
deux petites villes que compte l’Est du Brabant Wallon -Jodoigne et Perwez-
se situent à part entière dans la zone rurale et, plus précisément, sur
l’axe Tirlemont-Gembloux-Charleroi (RN29). C’est d’ailleurs sur ce même
axe que se trouve aussi Sauvenière, village rural doté d’une ZAE
importante. Par
ailleurs, la vaste campagne brabançonne est ponctuée par un certain nombre
de petits centres ruraux qui -le lecteur s’en souviendra- rassemblent les
fonctions résidentielle, commerciale et rurale. Il est à noter que cette catégorie
comprend des villages d’aspect assez divers - pour ne pas dire divergent.
Ainsi, dans les petits centres ruraux situés plutôt vers l’ouest (Chaumont-Gistoux
et Grez-Doiceau), la fonction agricole est moins affirmée que les fonctions résidentielle
(lotissements) et commerciale. Cela s’explique par la proximité des pôles
urbains de Wavre - Ottignies - Louvain-la-Neuve et de Bruxelles. En quelque
sorte, ces entités ont tendance à se confondre avec la grande agglomération
bruxelloise. Par contre, dans les petits centres ruraux situés plus vers
l’est (Hamme-Mille et Orp), les fonctions résidentielle, commerciale et
rurale se tiennent plutôt en équilibre. Dès lors, d’un point de vue
morphologique, ces entités continuent à se démarquer clairement des
villages ruraux qui les entourent et qu’elles desservent... Enfin,
la lecture combinée des cartes n° 5 (réseau routier, cf. supra, point
C.2.1.1.) et n° 6 (degré d’urbanisation par village, cf. supra, point
C.2.2.2.) permet de conclure que la ruralité reste le mieux préservée le
long des axes nord-ouest/sud-est (la RN91, la RN240 et, dans une moindre
mesure, la RN243), tandis que le long des axes nord-est/sud-ouest (RN25 et
RN29), elle tend à s’effacer plus rapidement. Le long de la RN25, cette
perte de la ruralité est due essentiellement à un accroissement de la
fonction résidentielle (Chaumont-Gistoux, Grez-Doiceau); la RN29, pour sa
part, semble attirer de plus en plus d’activités économiques (les ZAE de
Hoegaerde, Jodoigne, Thorembais-les-Béguines, Perwez, Sauvenière/Gembloux).
Quant à l’axe RN4/E411, qualifié d’eurocorridor par le SDER, il affiche
un caractère hautement économique dans sa partie septentrionale (pôle
urbain de Wavre - Ottignies - Louvain-la-Neuve), tandis que la ruralité prend
clairement le dessus dans sa partie méridionale (Walhain). C.2.3 La dispersion actuelle des ZAE dans l’Est du Brabant Wallon (compte tenu des ZAE situées à proximité dans les provinces limitrophes)C.2.3.1 TableauLe
Brabant Wallon serait trop peu désenclavé et trop avare en ZAE, ce qui étoufferait
le dynamisme de nos entrepreneurs. Pour gagner leur vie, les habitants
devraient se résigner à de longs déplacements vers Bruxelles, faute de ZAE
suffisamment proches de leur domicile. Deux arguments souvent invoqués dans
le plaidoyer pour une dispersion plus poussée des ZAE à travers le
territoire provincial. Mais ce problème est-il bien réel et, si oui, quelle
en est l’ampleur? Afin d’y voir plus clair, nous présentons, à la page
suivante, un tableau qui situe, dans le temps et dans l’espace, les onze
communes de l’Est du Brabant Wallon par rapport aux principales ZAE dans la
région (4 en Brabant Wallon, 1 en province de Namur, 1 en province de Liège,
3 en Brabant Flamand). Ce tableau sera ensuite expliqué (sous le point
C.2.3.2.) et commenté (sous le point C.2.3.3.).
Les villages de l’Est du Brabant Wallon: “perdus” dans la campagne? Tableau
n° 2: le degré de dispersion des ZAE existantes (situées tant à l’intérieur
qu’à proximité de l’Est du Brabant Wallon) [distances
(km) et temps de trajet (min) à 30km/h / 50 km/h]
Tableau
n° 2: le degré de dispersion des ZAE existantes (situées tant à l’intérieur
qu’à proximité de l’Est du Brabant Wallon)
-suite- [distances
(km) et temps de trajet (min) à 30km/h / 50 km/h]
C.2.3.2 ExplicationsLes distances
ont été calculées depuis l’église des villages qui ont donné leur nom à
la commune fusionnée. Elles ont été mesurées à l’aide d’un curvimètre
et sur fond de carte 1:100.000.[1] C’est chaque fois
l’itinéraire le plus court et/ou le plus logique qui a été suivi. Les deux chiffres
figurant en dessous du nombre de kilomètres et séparés l’un de l’autre
par une barre oblique, représentent le temps de trajet.
Celui-ci est exprimé en minutes (min:) et calculé, premièrement, en fonction
d’un trafic exceptionnellement dense (vitesse moyenne: 30km/h - chiffre
figurant à gauche de la barre oblique) et, deuxièmement, en fonction d’un
trafic moyen (vitesse moyenne: 50 km/h - chiffre figurant à droite de la barre
oblique). Quiconque connaît bien l’Est du Brabant Wallon constatera, en
comparant certaines durées de trajet avec ses propres expériences, que nous
introduisons un critère extrêmement sévère en nous basant sur une vitesse
moyenne de 30 km/h, correspondant plus ou moins à un trafic urbain fluide. Mais comme il vaut mieux disposer d’une certaine
marge... C.2.3.3 Constats et commentairesEn
dépit de cette extrême sévérité dans le critère de la durée du trajet, il
faut constater qu’aucune des communes de l’Est du Brabant Wallon ne se situe
“au bout du monde”... En effet, à partir de chaque commune, il est possible
d’atteindre au moins deux ZAE en moins d’une demi-heure de route (quinze
kilomètres effectués en voiture à une vitesse moyenne de 30km/h.). Dans la
plupart des cas, il s’agit même de deux ZAE situées à l’intérieur du
Brabant Wallon. En prenant comme base une vitesse moyenne -plus réaliste- de 50
km/h, l’on constate que toutes les communes du Brabant Wallon ont accès, en
moins de trente minutes, à au moins cinq ZAE (dont au moins deux dans l’Est
du Brabant Wallon)! Le tableau suivant visualise cette situation: Tableau
n° 3: nombre de ZAE situées à une distance raisonnable (pour
chaque commune de l’Est du Brabant Wallon)
En
comparaison avec la durée des déplacements vers la capitale[2],
les durées mentionnées ci-dessus ne permettent pas, selon nous, de conclure à
une nécessité urgente à disperser davantage les ZAE. En effet, même des
communes que l’on aime parfois qualifier de “perdues dans la campagne”, bénéficient
d’une situation étonnamment centrale par rapport à plusieurs ZAE existantes.
L’exemple le plus frappant à cet égard est certainement celui de la commune
d’Incourt (accès, en moins d’une demi-heure, à neuf ZAE, dont les deux les
plus proches se trouvent à 17 minutes en cas de trafic exceptionnellement dense
- voire à 10 minutes en cas de trafic moyen!). Notons
également la situation plutôt enviable, tant pour les navetteurs que pour les
entrepreneurs potentiels, de communes telles que Chaumont-Gistoux, Grez-Doiceau
et Walhain, qui, pourtant, auraient formulé une demande pour une ZAE... Si la
commune de Ramillies s’avère être la plus “isolée” du Brabant Wallon,
elle dispose tout de même de quatre ZAE à une distance tout à fait
raisonnable, dont deux (Perwez et Jodoigne) situées à moins de 20 minutes en
cas de trafic exceptionnellement dense (30 km/h en moyenne) et à une dizaine de
minutes en cas de trafic moyen (50 km/h en moyenne). Le
dernier constat concerne les communes de Beauvechain, d’Hélécine et d’Orp-Jauche.
Si elles bénéficient d’une bonne position en général, il convient
toutefois de faire remarquer que ce score est surtout le résultat de ZAE situées
en dehors de la province (Brabant Flamand et/ou Liège). Pour AEB, ce constat
n’a cependant rien de préoccupant. D’une part parce qu’il résulte
partiellement de la sévérité du critère de la durée du trajet (ainsi, en ce
qui concerne Beauvechain, les durées de 35 minutes pour se rendre à Wavre-Nord
et de 42 minutes pour se rendre à la ZAE de Louvain-la-Neuve peuvent être
considérées comme exagérément longues). D’autre part parce qu’il
s’agit de communes quelque peu périphériques, toutes les trois situées le
long de la bordure septentrionale de la province. Comme cela arrive souvent dans
les régions “frontalières”, ces communes ont tout naturellement tendance
à se tourner vers des centres situés dans le pays -en l’occurrence la Région-
limitrophe.[3] D’ailleurs, abstraction
faite des limites provinciales et régionales, le bilan affiché par ces trois
communes n’est pas plus défavorable que celui des autres - si ce n’est
psychologiquement... C.2.3.4 Quelques premières conclusionsIl
est clair que les constats faits ci-dessus influenceront notre vision sur
l’avenir économique du Brabant Wallon. Ainsi, l’on peut se demander où est
la nécessité d’une dispersion plus poussée des ZAE, si même en
introduisant un critère exceptionnellement sévère comme celui d’une vitesse
moyenne des déplacements de 30km/h, nous n’arrivons pas à situer ne fût-ce
qu’une seule commune à plus d’une demi-heure d’une ZAE brabançonne. Faire en sorte que toute commune se situe à un quart d’heure en
moyenne d’une ZAE, n’est-ce pas vouloir la ville à la campagne ou, du
moins, introduire, dans l’Est du Brabant Wallon, le modèle périurbain?
N’est-ce pas non plus oublier l’extrême exiguïté de notre pays et, à
plus forte raison, de notre province? Ne sommes-nous pas en train de perdre
quelque peu le sens des distances?... C.2.4 La part du territoire occupée par les ZAE existantes et actuellement proposées par l'IBWC.2.4.1 ConstatsPour l’ensemble du Brabant Wallon, l’IBW sollicite à
peu près 170 hectares de ZAE supplémentaires[4]
par rapport à la situation actuelle[5],
ainsi qu’une quinzaine d’hectares de nouvelles zones d’aménagement différé[6].
Nécessité urgente pour les uns, gaspillage inacceptable pour les autres...
Quoiqu’il en soit, si cette demande était rencontrée telle quelle, le
Brabant Wallon ferait plus que consolider sa position de deuxième province la
plus ”industrialisée” de la Wallonie - du moins territorialement parlant.
En effet, bondissant de 840,70 hectares actuellement à environ 1010 hectares,
la surface occupée par les ZAE en Brabant Wallon oscillerait autour du cap de
1% de la superficie totale de la province, contre 0,77% auparavant - soit une
augmentation d’environ 15%![7] A première vue, le
chiffre de 1% peut paraître dérisoire. Pourtant, une comparaison avec les
autres provinces -et en particulier avec la province très industrialisée du
Hainaut- permet de conclure que, globalement, le Brabant Wallon est loin d’être
sous-industrialisé. Ainsi, en Hainaut, les ZAE occupent 1,54% du territoire, en
province de Liège 0,64%, en province de Namur 0,28% et en province de
Luxembourg 0,26%. La moyenne wallonne est actuellement de 0,67%.[8] Par ailleurs, il serait réducteur de justifier un
renforcement considérable du potentiel en ZAE par le fait que le Brabant Wallon
est l’une des provinces les plus peuplées de Wallonie. En effet, il ne faut
pas oublier que la population du Brabant Wallon a connu un gonflement
artificiel, suite à l’afflux de néo-ruraux ayant échangé Bruxelles pour un
cadre de vie plus verdoyant. Comme ces néo-ruraux disposent souvent d’un
emploi bien rémunéré dans la grande agglomération bruxelloise, l’on ne
pourrait pas, à notre avis, invoquer leur présence comme argument en faveur
d’une augmentation de la superficie en ZAE qui mettrait notre province au même
niveau que, par exemple, le Hainaut. L’IBW
prévoit donc une augmentation de la superficie en ZAE de l’ordre de 15% pour
l’ensemble du Brabant Wallon. Cependant, le tableau n° 4 repris à la page
suivant, fait apparaître un accroissement quasi explosif pour l’Est du
Brabant Wallon: Tableau
n° 4: impact spatial des nouvelles ZAE demandées par l’IBW pour l’Est du
Brabant Wallon
Certes,
devant le constat que 0,12% seulement du territoire de l’Est du Brabant Wallon
est occupé par des ZAE, la tentation est grande de conclure qu’il n’y
aurait pas péril en la demeure, suite à l’augmentation du potentiel
d’accueil des entreprises demandée. Ce serait cependant oublier l’impact
structural que peut avoir une quantité -même infime- de ZAE sur un territoire
donné. Ainsi, l’exemple du Hainaut démontre qu’une superficie de 1,54%
“seulement” en ZAE suffit pour donner à une région une image urbaine et
industrielle. Certes, ce sont moins les ZAE elles-mêmes qui sont responsables
de cette image, que leurs effets “collatéraux”, à savoir les
infrastructures qu’elles nécessitent et la pression démographique qu’elles
sont susceptibles de provoquer dans un stade ultérieur... Ainsi, dans
l’hypothèse d’une augmentation considérable de la densité en ZAE dans
l’Est du Brabant Wallon, l’on risquerait de créer de nouvelles nécessités
en matière d’infrastructures et de déclencher, à terme, l'accélération de
l’habitat. Ne s’agit-il pas là de deux menaces pour la ruralité? Une
autre conclusion erronée serait de dire qu’il y a, dans l’Est du Brabant
Wallon, un retard à combler d’urgence, surtout si l’on compare la densité
en ZAE dans la région avec les résultats obtenus par des provinces
essentiellement rurales comme Namur (0,28%) et de Luxembourg (0,26%). Toutefois,
ce serait négliger le fait que ces deux derniers résultats représentent des
moyennes et qu’ils sont dès lors gonflés par la concentration de ZAE dans
quelques centres ou zones plus ou moins urbains.[14]
Il est donc bien possible -et il serait en tous cas intéressant de l’étudier-
que les zones rurales dans les provinces de Namur et de Luxembourg soient encore
loin d’atteindre le résultat de cet autre espace rural que constitue l’Est
du Brabant Wallon. C.2.4.2 Quelques premières conclusions Et
c’est ainsi que nous en revenons à notre souhait d’un développement économique
en symbiose avec la ruralité de notre région... En vertu de ce principe, AEB
estime qu’il n’est ni nécessaire, ni souhaitable d’aligner la superficie
occupée par les ZAE dans l’Est du Brabant Wallon sur la moyenne des provinces
-rurales- de Namur (0,28%) et de Luxembourg (0,26%) - ce qui serait pourtant
plus que le cas avec le projet de développement tel que présenté actuellement
par
l’Intercommunale. A plus forte raison, et compte tenu du bilan socio-économique
plutôt positif que nous avons dressé précédemment (cf. supra, points A.2. et
A.3.), il ne nous semble nullement nécessaire que l’Est du Brabant Wallon
tente de se rapprocher de la moyenne provinciale (0,77%), gonflée, elle aussi,
par les zones urbaines... Ce qui importe par contre, c’est d’utiliser de façon
judicieuse la marge de manœuvre que nous laisse ce pourcentage susmentionné de
0,12%. Non pas pour renforcer
l’attractivité économique de l’Est du Brabant Wallon (ce qui,
rappelons-le, relèverait plus de l’ordre de la volonté que de la nécessité),
mais pour consolider les atouts
actuels de notre région (région agro-géographique bénéficiant d’une image
positive et caractérisée par un certain dynamisme endogène[15],...).
N’oublions pas, en outre, les emplois alternatifs susceptibles d’être créés
en dehors de la filière purement industrielle ou commerciale (gestion de zones
d’intérêt biologique, agriculture biologique, entretien du paysage et des
voiries à mobilité lente, artisanat,...). Dans l’optique d’un tel développement
équilibré, il faudrait éviter tant la sous-estimation que la surestimation
des besoins en investissements. A cet égard, il y a encore un autre facteur à
ne pas négliger, à savoir le taux de remplissage des ZAE existantes...
Vue sur le premier
paysage "wallon" qui s'offre aux yeux de l'automobiliste se rendant de
Leuven à Namur C.2.5 Le taux de remplissage des ZAE existantesC.2.5.1 ConstatsPour
l’Est du Brabant Wallon et par rapport à la situation actuelle, l’IBW
souhaite donc réserver 76 hectares de terrains supplémentaires à
l’implantation de nouvelles entreprises. Si l’on y ajoute la ZAE proposée
pour Vieusart, la superficie totale concernée s’élèverait même à 111
hectares. Comme le projet de renforcement économique de l’Intercommunale
porte sur une période de dix ans, le taux moyen de remplissage escompté est
donc de 7,6 hectares par an, sans Vieusart, et de 11 hectares par an, avec
Vieusart. Ce chiffre peut surprendre par son ampleur. Sur quoi est-il basé? Ne
surestime-t-on pas l’attractivité des ZAE brabançonnes, ou bien vise-t-on
par contre un accroissement considérable des investissements dans notre région,
avec toutes les conséquences que cela implique pour la ruralité et la
convivialité? Afin
de répondre à ces questions, nous nous référons une nouvelle fois à l’étude
d’incidences relative aux projets d’extension de Wavre-Nord, qui propose une
analyse de l’évolution de l’occupation des parcs industriels du Brabant
Wallon.[16]
Les auteurs concluent que “les besoins en parcs d’activités, sur base des
années précédentes, [...] peuvent être raisonnablement estimés à 7 à 8
hectares par an.”[17] Si le taux de remplissage
prévu pour l’Est du Brabant Wallon semble donc rentrer dans les moyennes,
cela ne signifie pas pour autant qu’il soit justifié d’office. Ainsi, une
ventilation par ZAE et par sous-région, effectuée sur la base des données
fournies par l’étude d’incidences précitée[18],
nous apprend que le taux de remplissage prévu pour l’Est du Brabant Wallon
pendant les dix ans à venir est étonnamment élevé par rapport au taux
actuel. Par exemple, la ZAE de Jodoigne (extension non comprise[19]),
ne s’est remplie qu’à raison de 0,77 hectares par an entre l’année de sa
création (1971) et celle de sa saturation (1998). Pour la ZAE de Perwez
-aujourd’hui saturée-, ce taux est resté limité à 0,6 hectares par an sur
une période de 20 ans, tandis que l’extension créée en 1991 (16 hectares)
n’affiche qu’un taux de 0,05 hectares par an.[20]
C.2.5.2 Quelques premières conclusionsD'une
part, à supposer que le besoin annuel en ZAE -fixé tout de même par un bureau
d'études- soit correct, cela signifierait que le potentiel actuel en Brabant
Wallon (pour rappel: 220 ha) suffirait encore pour un quart de siècle.[21]
L'on peut dès lors se demander d'où vient l'assertion de l'Intercommunale
selon laquelle "[a]u rythme actuel de vente, les parcs d'activité économique
seront saturés en 2001."[22]
N'a-t-on pas largement surestimé le nombre d'hectares de ZAE nécessaires pour
les dix ans à venir? D'autre
part, est-il permis de conclure que l’IBW a simplement généralisé le taux
de remplissage moyen des ZAE brabançonnes (7 à 8 ha/an) à toute sous-région
du Brabant Wallon, sans faire de distinction entre les besoins respectifs des régions
agro-géographiques et des aires de développement? Ou cette coïncidence entre
le taux de remplissage moyen et celui prévu pour l’Est du Brabant Wallon,
traduit-elle la volonté de détourner vers les campagnes la pression exercée
sur certaines parties plus urbanisées de la province, tout en profitant d’une
série d’avantages comme un prix moins élevé des terrains -agricoles- à
exproprier et un risque moins aigu de troubles de voisinage? Quoiqu’il
en soit, AEB estime qu’une telle politique de développement ne serait pas
conforme au SDER, qui, rappelons-le, prône précisément une approche davantage
adaptée aux particularités de chaque zone morphologique, afin de mieux
structurer le territoire wallon et d’empêcher que ville et campagne ne se
confondent. Si développement il doit y avoir dans l’Est du Brabant Wallon,
celui-ci devrait donc moins s’inspirer du modèle urbain, comme c’est le cas
actuellement. C’est pourquoi, en ce qui concerne la densité en ZAE et le taux
de remplissage, AEB préconise un développement selon les principes suivants: ·
la
densité moyenne en ZAE (superficie en ZAE par rapport à la superficie totale
de la province) devrait rester en deçà de la moyenne constatée dans les
provinces les plus rurales du pays. Sans vouloir fixer de limite sacro-sainte,
nous estimons cependant qu’une densité de 0,20% par rapport au territoire
total constitue un seuil critique pour l’Est du Brabant Wallon... Il est, par
contre, hors de question de vouloir égaler la moyenne brabançonne - voire
rattraper les zones de développement de la province; ·
par
conséquent, il importe d’appliquer un taux de remplissage des ZAE qui soit
adapté aux besoins spécifiques d’une région rurale. Il ne conviendrait donc
pas de créer les conditions d’un développement qui finirait par entamer la
ruralité de l’Est du Brabant Wallon. Par conséquent, le taux de remplissage
actuellement prévu de 7 à 8 hectares par an (la moyenne pour l’ensemble de
la province, toutes sous-régions confondues), devrait être considérablement
revu à la baisse. Pour AEB, il devrait être fixé aux alentours de 2 à 3
hectares par an - chiffre qui tient compte, non seulement du taux de remplissage
constaté dans les ZAE de l’Est du Brabant Wallon au cours des dernières décennies
(moins d'un hectare par an), mais aussi du regain de dynamisme enregistré
actuellement dans l’ensemble de la Wallonie et dans le Brabant Wallon en
particulier. CONSTATS ET POINT DE VUE
D’AEB Constatant...: 2.
que le
nombre d’hectares en ZAE supplémentaires demandés actuellement par l’IBW,
porterait la densité en ZAE (superficie des ZAE par rapport à la superficie
de l'Est du Brabant Wallon) à un niveau qui, non seulement, dépasserait les
véritables besoins d’une région agro-géographique relativement prospère,
mais risquerait aussi de compromettre la survie de la ruralité en soi (risque
de déstructuration de l’espace et, à long terme, d’urbanisation accélérée); 3.
que le
taux de remplissage prévu pour les nouvelles ZAE de l’Est du Brabant Wallon
(7 à 8 hectares par an), semble “simplement” avoir été aligné sur la
moyenne brabançonne, avec comme corollaire que l’on a négligé,
d’une part, la différence entre les besoins respectifs des zones urbaines
et rurales (distinction qu’une moyenne ne permet pas de faire ressortir),
et, d’autre part, la réalité d’un taux de remplissage beaucoup plus
faible -du moins jusqu’à présent- dans les ZAE existantes (Jodoigne et
Perwez, moins d'un hectare par an); ...
AEB préconise un projet de développement dans le respect des principes
suivants: 2.
la
densité en ZAE (superficie des ZAE par rapport à la superficie de la
province) devrait rester adaptée à la ruralité de notre région,
ce qui implique qu’il ne peut même pas être question de tendre à la
moyenne des provinces les plus rurales du pays (Namur et Luxembourg), étant
donné que ces moyennes sont gonflées par une concentration plus grande de
ZAE dans certains zones; 3.
le
taux de remplissage des ZAE dans l’Est du Brabant Wallon, au lieu d’être
de 7 à 8 hectares par an, comme c’est prévu dans l'actuel projet de
renforcement économique, devrait être fixé à 2 à 3 hectares par an
- taux qui tient compte des besoins spécifiques -lire: moins importants-
d’une région agro-géographique, tout en garantissant une consolidation de
la situation actuelle (dynamisme endogène en croissance).
[1]
Belgique - Atlas topographique,
Institut Géographique National, op.
cit., cartes 40-41, 42-43 et 52-53. [2]
Par exemple, le trajet Beauvechain - Bruxelles (centre ville) effectué en
voiture, prend 60 à 90 minutes selon la densité du trafic, sauf pendant
les vacances scolaires et en dehors des heures de pointe, quand trois quarts
d’heures suffisent (cf. supra point B.1.2.). [3]
A cet égard, signalons que la ville (wallonne!) de Liège exerce une
influence comparable sur le sud de la province (flamande!) de Limbourg. [4]
En effet, l’IBW demande 18ha60a à Genappe, 30ha à Tubize, 7ha à
Virginal, +/- 35ha à Vieusart, 35ha97a à Hélécine, 30ha79a à Jodoigne
et 11ha49a à Piétrebais. (Cf. AG IBW 1998, pp. 8-12 + cf. supra, Avant
d'entamer la lecture, point 2.). [5]
A savoir 220 hectares déjà disponibles sur la base d'autorisations (récentes)
ou de mises en œuvre prochaines (Ibidem). [6]
A savoir: 4ha86a à Genappe, 6ha à Tubize et 5ha45a à Hélécine (ibidem). [7]
Les chiffres relatifs à la situation actuelle proviennent de l’étude
d’incidences rédigée à l’occasion du récent projet d’extension du
zoning de Wavre-Nord (Etude
d’incidences sur un plan - Révision ponctuelle du plan de secteur
Wavre-Jodoigne-Perwez, Phase I: Analyse territoriale générale, op.
cit., p. 21.). Notons que ces chiffres ne tiennent compte que des ZAE gérées
par l’Intercommunale. [8]
Ibidem. [9]
Le site de Vieusart étant considéré par l’IBW comme une ZAE située
dans la partie centrale du Brabant Wallon. [10]
Si nous tenons compte, malgré tout, de la proposition de ZAE pour Vieusart,
c’est en vertu de la définition que nous avons donnée à l’appellation
“Est du Brabant Wallon” utilisée dans ce dossier (cf. supra: Avant
d’entamer la lecture, point 3.). [11]
Il s’agit des ZAE de Jodoigne et de Perwez (extensions récentes
comprises). [12]
Les onze communes tombant sous l’appellation “Est du Brabant Wallon”
utilisée dans ce dossier totalisent 47.805 hectares. [13]
Sans compter les communes de Chaumont-Gistoux, Mont-Saint-Guibert, Walhain,
ainsi que la moitié occidentale et plutôt résidentielle de la commune de
Grez-Doiceau (à savoir Grez-Doiceau même (2099 ha), Archennes (429 ha) et
Biez (576 ha)), soit 34.126 ha au lieu de 47.805 ha. Les chiffres relatifs
à la superficie des anciennes "entités autonomes" de
Grez-Doiceau, Archennes et Biez proviennent de Verschuerens
Modern Woordenboek, éd. Brepols, Turnhout, 1933. [14]
Pour la province de Namur: Namur-ville, la vallée de la Sambre, Ciney et
Couvin; pour la province de Luxembourg: Marche-en-Famenne, Bastogne,
Libramont-Chevigny et la zone entre Athus et Virton. [15]
En effet, selon l’étude d’incidences relative au projet d’extension
de Wavre Nord (op. cit., pp.
30-32), les ZAE de l’Est du Brabant Wallon (Jodoigne et, surtout, Perwez)
sont des parcs à localité forte, c’est-à-dire accueillant un nombre
considérable “d’entreprises pour lesquelles une forte proximité géographique
par rapport à leurs clientèles est une condition essentielle de leur
activité” (p. 30). Et les auteurs de l’étude de considérer cet élément
comme le signe d’une dynamique économique locale... (p. 32). [16]
Idem, pp. 28-30. Notons toutefois
que les auteurs de l’étude regrettent que les données dont ils ont pu
disposer, concernent aussi bien “les surfaces réellement construites et
exploitées” que “les options d’achat sur terrain”, ce qui doit
inciter à “une certaine réserve, dans la mesure où une option d’achat
n’a jamais signifié l’implantation ferme d’une entreprise” (p. 28). [17]
Idem, p. 30. [18]
Et notamment le tableau relatif au taux d’occupation de toutes les ZAE en
Brabant Wallon (p. 29). [19]
Les chiffres dont nous avons pu disposer (à savoir ceux de l’étude
d’incidences relative aux projets d’extension de Wavre-Nord, op. cit.), ne fournissent pas de données quant à cette extension déjà
mise en œuvre et couvrant 7 hectares. Entre-temps, elle semble déjà à
moitié remplie, ce qui donnerait un taux de remplissage approximatif de 0,7
ha/an entre l'année de sa création (1995) et l’an 2000. Cependant, afin
de disposer d'une marge dans notre projet de développement alternatif présenté
dans le chapitre suivant, nous considérerons la ZAE de Jodoigne comme étant
saturée. [20]
Ibidem. [21]
Précisons toutefois que les 220 hectares encore disponibles ne sont pas répartis
de façon égale à travers le territoire provincial et qu'il y a des
disparités sous-régionales. Ainsi, dans l'Est du Brabant Wallon tel que défini
dans ce dossier (cf. supra, Avant d'entamer la lecture, point 3.), il
resterait encore environ 18 hectares (15 hectares dans la ZAE Perwez et
environ 3 hectares -selon nos estimations- dans l'extension déjà mise en
œuvre de la ZAE de Jodoigne). [22]
AG IBW 1998, p. 4. |