Introduction
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Introduction generale

 

Dans son projet de renforcement de l’attractivité économique du Brabant Wallon pour les dix ans à venir, l’Intercommunale du Brabant Wallon (IBW) s’engage dans la voie d’une consolidation et d’une diversification des activités économiques de la “jeune province”. L’objectif est, tantôt d’anticiper la saturation des zones d’activité économique (ZAE) existantes, tantôt d’augmenter l’attractivité des sous-régions jusqu’à présent dépourvues d’infrastructures d’accueil pour les entreprises.[1]

Il va sans dire que le Brabant Wallon, de par la proximité d’une métropole comme Bruxelles, “bénéficie” d’un climat favorable aux investissements. Le rôle d’une intercommunale de développement est de tirer profit de cette situation. Mais si la Wallonie se doit de saisir les opportunités économiques qui se présentent, il faut, pour Action Environnement Beauvechain (AEB), qu’elles soient garantes d’un développement durable, c’est-à-dire d’un point de vue économique (maintien de la croissance) et social (création d’emplois réels et stables), aussi bien qu’environnemental (maintien -voire valorisation- du cadre dans lequel nous vivons). L’implantation de ZAE peut avoir un effet déstructurant sur un territoire donné (fragmentation de l’espace, augmentation du trafic, altération du cadre de vie,...), lorsque la composante environnementale du développement durable n’est qu’insuffisamment prise en considération. En ce qui concerne le Brabant Wallon en particulier, tous ces problèmes appellent une politique de développement dans le respect de ce qui fait -encore et toujours- la grande richesse de notre province: la qualité de ses espaces ruraux et naturels, encore maintenue malgré une urbanisation par endroits assez prononcée.

La création de ZAE est un acte posé au départ sur le plan spatial et qui a pour objectif de rencontrer de manière durable les besoins économiques de la collectivité. Il s’agit donc d’un des rôles de l’aménagement du territoire, comme l’exprime l’article 1er du Code Wallon de l’Aménagement du Territoire, de l’Urbanisme et du Patrimoine (CWATUP).[2] Dans cette optique, le Schéma de Développement de l’Espace Régional (SDER), c’est-à-dire le nouveau projet spatial pour la Wallonie approuvé par le Gouvernement wallon le 27 mai 1999[3], préconise de façon très explicite des mesures qui concernent avant tout les aspects spatiaux de l’économie et des secteurs qui la composent.

Le contenu de ce document a dès lors inspiré notre analyse et notre appréciation du projet de l’IBW. L’Intercommunale témoigne d’une volonté réelle de prise en compte des aspects urbanistiques et environnementaux. Cependant, nous craignons que cet effort n’ait pas été mené suffisamment en profondeur et que le projet de renforcement économique du Brabant Wallon s’appuie sur une vision encore trop réductrice.

Si le but initial de ce dossier était d’analyser les problèmes posés par l’éventuelle création d’une ZAE au carrefour de La Chise à Piétrebais/Incourt (site jouxtant le territoire de la commune de Beauvechain), nous nous sommes rapidement rendu compte que les enjeux de cet acte d’aménagement dépassent largement le cadre restreint de ces deux petites communes rurales. Ainsi, l’idée d’une ZAE à La Chise s’inscrit dans un projet de développement qui concerne l’ensemble de la province et qui traduit donc la vision globale sur le développement du Brabant Wallon. Comme cette vision pourrait avoir des conséquences -à court et à long terme- sur l’évolution structurale et l’essence même de notre région, notre association a décidé d’élaborer, du moins pour la partie orientale du Brabant Wallon, un projet de développement alternatif qui, à côté des besoins en ZAE, cherche à intégrer des aspects tels que:

·     un développement en symbiose avec la ruralité et la richesse paysagère de notre région;

·     la création d’emplois dans des domaines autres que celui de l’économie classique;

·     la place de la partie orientale du Brabant Wallon dans le contexte provincial, supraprovincial - voire suprarégional;

·     une gestion durable et parcimonieuse de l’espace;

·     etc.

La proposition alternative d’AEB veille, en outre:

·     à appliquer le SDER de façon plus anticipative, en rencontrant plus résolument son esprit et l’interdépendance de ses orientations et critères;

·     à assurer une plus grande cohérence entre les constats formulés et les options à prendre en vertu de ceux-ci.

Il nous paraît, en effet, essentiel d’envisager une politique d’accueil des entreprises qui prenne en considération de façon plus objective et plus cohérente toute une série de critères, comme la spécialisation, la portée et la nature de la demande des investisseurs locaux et autres, l’intégration paysagère des ZAE au tissu villageois proche, les offres en ZAE dans les régions limitrophes, la mobilité de la main-d'oeuvre et des investissements, la spécificité et les besoins réels de la région concernée, etc.

Le projet de développement alternatif d’AEB fait l’objet du chapitre D. Il se fonde sur un certain nombre de constats et d’analyses ayant trait à divers aspects actuels de la partie orientale du Brabant Wallon (réseau routier, typologie des villages, analyse du taux de remplissage et du degré de dispersion des ZAE,...) et qui forment le chapitre C. Mais ce dossier débute par un portrait démographique, socio-économique et morphologique de la partie orientale du Brabant Wallon, tel qu’il ressort d’études spécialisées et de documents officiels consultés (chapitre A). Le chapitre B est consacré à une analyse critique et circonstanciée des principes et critères qui nous paraissent avoir guidé l’IBW dans l’élaboration de son projet de renforcement de l’attractivité économique du Brabant Wallon. Signalons encore qu’en fin de ce dossier, le lecteur trouvera un chapitre E, dans lequel sont ébauchées quelques hypothèses de scénarios relatifs à l’avenir de la base militaire de Beauvechain, quant à leurs implications éventuelles sur les plans économique, environnemental et spatial.

Enfin, il importe de préciser qu’en présentant un dossier aboutissant sur un projet de développement alternatif pour la partie orientale du Brabant Wallon, AEB n’a aucunement la prétention de détenir en la matière l’unique et seule vérité. Le présent dossier doit être considéré comme le fruit d’une réflexion menée au sein d’une association bénévole, à partir de données objectives et dans un esprit de rencontre de considérations socio-économiques d’une part, et de soucis d’ordre spatial et environnemental d’autre part.

Beauvechain, novembre 1999

 

AVANT D'ENTAMER LA LECTURE…

 

1.    LA MISE EN PAGE AU SERVICE DU LECTEUR

 

Afin de faciliter la lecture, chaque point abordé (à l'exception du chapitre D, consacré au projet de développement alternatif d'AEB) sera clôturé par un texte encadré, résumant l'analyse et les propositions qui précèdent. Le texte de ces cadres est rédigé de façon à ce que le lecteur pressé puisse se limiter à leur seule lecture, sans pour autant perdre le fil rouge du document. Si l'un ou l'autre passage dans les résumés paraît particulièrement intéressant ou appelle tout de même de plus amples explications, il suffira de revenir en arrière pour prendre connaissance du texte dans tous ses détails et nuances.

 Notons encore qu'en fin de ce dossier, le lecteur trouvera une liste des cartes et des tableaux, ainsi que des principales abréviations utilisées.

 

2.    LES GRANDES LIGNES DU PROJET DE RENFORCEMENT DE L’ATTRACTIVITE ECONOMIQUE PRESENTE PAR L’IBW[4]

 Comme il a déjà été évoqué dans l’introduction, le projet de renforcement de l’attractivité économique présenté par l’IBW (dorénavant: projet de renforcement économique) vise tant à diversifier qu’à consolider le potentiel économique du Brabant Wallon. A cet effet, l’Intercommunale prévoit trois types de ZAE:

1.    les ZAE de portée fédérale et régionale, qui devraient être très bien situées le long d’un important axe routier;

2.    les ZAE de portée régionale et sous-régionale, destinées à consolider le développement des ZAE existantes (par exemple celles de Jodoigne et de Perwez);

3.    les ZAE de portée sous-régionale et locale, qui s’adressent surtout aux entreprises déjà implantées dans le Brabant Wallon, afin d’éviter qu’elles ne se délocalisent.

Le tableau n° 1 à la page suivante, ainsi que la carte n° 1 représentant l'Est du Brabant Wallon (cf. infra, point 3.), donnent un aperçu des nouvelles ZAE proposées, qui devraient s’ajouter au potentiel de 220 hectares encore disponibles[5]:

 

Tableau n° 1: sites d’implantation des nouvelles ZAE proposées par l’IBW

 

 

création (1)

extension (2)

portée de la ZAE

nombre

d’hectares

éventuelle

nouvelle zone d’aménagement différé[6]

ZAE Chise

(Piétrebais/Incourt)

(1)

sous-régionale et locale

11ha49a

-

ZAE Genappe

(1)

?

18ha60a

4ha86a

ZAE Hélécine

(1)

fédérale et régionale

35ha97a

5ha45a

ZAE Jodoigne

(2)

régionale et sous-régionale

30ha79a

-

ZAE Tubize-Nord

(1)

fédérale et régionale

30ha00a

6ha00a

ZAE Vieusart[7]

(Chaumont-Gistoux)

(1)

régionale et sous-régionale

+/- 35ha

-

ZAE Virginal (Ittre)

(1)

?

07ha00a

-

Total nouvelles ZAE: 168ha85a
Total nouvelles zones d’aménagement différé: 16ha31a
Total général: 185ha16a

Notons enfin que l’IBW étudie encore des demandes de ZAE émanant des communes de Mont-Saint-Guibert, de Court-Saint-Etienne et de Grez-Doiceau.

 

3.    SIGNIFICATION DU TERME "EST DU BRABANT WALLON" SELON AEB

Dans ce dossier, nous utiliserons fréquemment le terme "Est du Brabant Wallon". Pour nous, cet espace couvre toutes les communes situées au moins partiellement entre la RN4 (Bruxelles-Namur) et la E40 (Bruxelles-Liège), à l'exception des villes de Wavre et d'Ottignies - Louvain-la-Neuve, qui ne font pas partie de la zone rurale. Cependant, étant donné leur influence socio-économique sur l'Est du Brabant Wallon (secondée d'ailleurs par l'influence émanant de l'agglomération bruxelloise), ces deux villes seront très souvent intégrées dans les analyses et cartes que l'on trouvera dans ce dossier.

La liste des communes tombant sous le terme "Est du Brabant Wallon", se présente donc comme suit:

- Beauvechain
- Chaumont-Gistoux
- Grez-Doiceau
- Hélécine
- Incourt
- Jodoigne
- Mont-Saint-Guibert (*)
- Orp-Jauche
- Perwez
- Ramillies
- Walhain

(*) Pour Mont-Saint-Guibert, c'est essentiellement le village de Corbais qui sera pris en considération.

Actuellement, les communes dotées de ZAE sont: Jodoigne, Mont-Saint-Guibert et Perwez (3 communes sur 11). Si le projet de renforcement économique de l'IBW se concrétise, l'on pourra ajouter à cette liste les communes de Chaumont-Gistoux (Vieusart), d'Hélécine et d'Incourt (Carrefour de La Chise – Piétrebais), ce qui donnerait un "résultat" de 6 communes sur 11. Il est toutefois à noter que Beauvechain et Orp-Jauche étaient aussi demandeuses d'une ZAE et que l'IBW a l'intention d'étudier, dans un stade ultérieur, une demande émanant des communes de Grez-Doiceau et de Mont-Saint-Guibert. A supposer que les communes de Beauvechain, de Grez-Doiceau et d'Orp-Jauche voient leur demande rencontrée lors d'un prochain projet de renforcement économique, le nombre de communes de l'Est du Brabant Wallon disposant d'une ZAE s'élèverait donc à 9 (sur 11).

A la page suivante, le lecteur trouvera une carte (n° 1) visualisant l'Est du Brabant Wallon selon AEB. En même temps, nous y avons indiqué les ZAE existantes (3), les nouvelles ZAE proposées actuellement par l'IBW (3) et celles peut-être proposées lors d'un prochain projet de renforcement économique (3). Cela permet d'avoir une idée plus claire du degré de dispersion des ZAE que notre région affiche actuellement, et celui qui pourrait être obtenu dans un avenir plus ou moins proche.

 

Carte n° 1: L'Est du Brabant Wallon dans ce dossier + localisation des ZAE existantes, actuellement proposées et susceptibles de voir le jour à plus long terme

Carte1.JPG (203829 octets)

 


Il est à noter que le choix des onze communes faisant partie de l'Est du Brabant Wallon, n'est pas arbitraire. Il est notamment basé sur:

 

- des critères paysagers et architecturaux

L'on constate en effet que ces onze communes forment une relative unité paysagère et architecturale. En effet, elles se situent toutes entièrement ou partiellement dans la région géographique de Hesbaye, telle que définie et décrite dans le Règlement Général sur les Bâtisses en Site Rural (RGBSR).[8] Les caractéristiques principales sont: un relief assez calme, de vastes cultures ouvertes, des prairies intercalaires, des villages groupés avec de grandes fermes isolées, ainsi que l'omniprésence de la brique façonnée dans l'argile locale.[9] Il est à noter que les communes situées plus vers le nord-ouest (Grez-Doiceau, Chaumont-Gistoux et, dans une moindre mesure, Beauvechain), empruntent déjà quelques traits paysagers à la région géographique appelée le Plateau limoneux brabançon, qui couvre une partie du centre et l'entièreté de l'ouest de notre province.[10] Cependant, sur le plan architectural, le modèle hesbignon se retrouve encore jusqu'aux alentours de Nivelles.[11]

 

- des critères morphologiques

D'un point de vue morphologique, les onze communes retenues se démarquent clairement de la grande zone périurbaine au sud de Bruxelles, par l'ouverture soudaine des paysages (degré d’urbanisation moins forte, grands espaces agricoles interstitiels). Les seules exceptions à cette règle forment les communes de Grez-Doiceau et de Chaumont-Gistoux, sur le territoire desquelles le pôle urbain de Wavre - Ottignies - Louvain-la-Neuve a partiellement débordé (résidentialisation plus forte).[12]

 

- des critères socio-économiques

Les onze communes retenues présentent aussi des caractéristiques socio-économiques semblables. En effet, malgré l'influence de la grande banlieue bruxelloise, il s'agit d'une région peu "industrialisée", vouée essentiellement à l'agriculture et à l'habitat de type résidentiel.[13]

 

4.    L'EST DU BRABANT WALLON ET SON AVENIR SELON LE SCHEMA DE DEVELOPPEMENT DE L'ESPACE REGIONAL (SDER)

 

Il importe de souligner d'emblée que le SDER qualifie la Hesbaye de région agro-géographique.[14] Ces régions ont été déterminées en fonction de critères morphologiques (géographie physique, architecture, paysages) et leurs conséquences sur l'occupation du sol, les activités économiques, voire les modes de vie. Selon le SDER, ces caractéristiques sont à prendre en compte dans les projets de développement qui y seront élaborés. Dans ce cadre, une attention particulière doit être accordée au développement harmonieux, diversifié et durable du secteur agricole. En même temps, le SDER précise que l'espace rural reste une composante de l'espace économique global, ce qui implique qu'il faut y veiller au renforcement de la diversité du tissu économique local et du potentiel de développement endogène. Cependant, tous ces enjeux doivent être rencontrés dans le cadre d'aires de coopération supracommunales.[15]

 

Pour la région agro-géographique de Hesbaye en particulier, le SDER préconise le maintien de vastes étendues ouvertes par le biais de mesures visant à éviter le mitage de l'espace rural. Des réseaux écologiques devraient permettre de mieux structurer encore cet espace.[16]

 

En outre, l'on remarquera que les communes situées à proximité de la E411 et de la RN4 ont aussi été intégrées dans ce que le SDER appelle l'eurocorridor Bruxelles-Luxembourg qui, dans sa partie brabançonne, coïncide avec la limite orientale de l'aire de coopération suprarégionale avec Bruxelles (cf. carte n° 2).

 

Carte n° 2: Extrait schématique du SDER (d'après la carte n° 17: Projet de structure spatiale pour la Wallonie)[17]

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les eurocorridors relient des aires métropolitaines et se caractérisent par une activité économique importante (échanges et flux de trafic suprarégionaux et internationaux). Ces zones, pouvant servir d'appui au développement local, sont irriguées par des axes majeurs de communication (par exemple: autoroutes) et ont un caractère multimodal (c'est-à-dire: elles permettent le passage des marchandises d'un mode de transport à un autre). Afin d'éviter "une urbanisation résidentielle et économique continue et anarchique" dans les eurocorridors, certaines villes ou communes y ont reçu le statut de point d'ancrage, ce qui nécessite donc un certain recentrage des activités.[18]

 

En ce qui concerne l'eurocorridor Bruxelles-Luxembourg, le SDER a prévu trois points d'ancrage situés dans la région agro-géographique de Hesbaye, à savoir: Wavre, Ottignies - Louvain-la-Neuve et Gembloux.

 

Les aires de coopération suprarégionales (que le SDER appelle aussi, parfois, aires de coopération transrégionales) ont été déterminées à partir d'ensembles urbains comportant une ou plusieurs métropoles et regroupant plus d'un million d'habitants.[19]

 

Ainsi, constatant que l'axe Mons-Charleroi-Namur forme un noyau urbain centré sur l'aire métropolitaine dite "A-B-G-L" (Anvers, Bruxelles, Gand, Leuven), les auteurs du SDER ont conféré à l'espace compris entre ce noyau urbain et l'aire métropolitaine A-B-G-L, le statut d'aire de coopération transrégionale avec Bruxelles. Cette aire, comprise dans le triangle Bruxelles-Mons-Namur, englobe l'ouest de la région agro-géographique de Hesbaye[20] et la quasi-entièreté de la région agro-géographique brabançonne (couvrant, elle, le centre et l'ouest de notre province). Elle est influencée à des titres divers par la grande agglomération bruxelloise et par bien d'autres villes environnantes encore. Ces effets sont tantôt positifs (développement d'activités économiques), tantôt négatifs (suburbanisation, problèmes de circulation,...). Le SDER précise explicitement que ces divers phénomènes demandent à être correctement maîtrisés, en les traitant dans une perspective de concertation avec la Région Bruxelloise - ce qui n'est pas le cas à l'heure actuelle. En outre, il faudrait "arriver à mieux dominer ces différents effets et à les valoriser de façon optimale en cherchant une cohérence dans un esprit de solidarité."[21]

 

Pour clôturer ce point, notons encore que, dans la partie septentrionale de l'Est du Brabant Wallon, certains bouts de territoire tout à fait périphériques tombent dans l'eurocorridor Bruxelles - Liège (le long de la E40). Cependant -mais assez logiquement vu l'absence de centres importants le long de cette autoroute-, le SDER ne prévoit aucun point d'ancrage en territoire brabançon. En province de Liège, seule la ville de Waremme est appelée à jouer ce rôle. Quant aux villes de Jodoigne et de Hannut, celles-ci sont situées en pleine région agro-géographique et sont considérées comme des pôles d'appui en milieu rural. Cela signifie qu'elles "doivent davantage jouer le rôle de centre pour les communes rurales qu'elles polarisent."[22]

 

 

[1] Cf. Documents relatifs aux points de l’ordre du jour de l’Assemblée Générale de l’IBW du 14 décembre 1998 (dorénavant AG IBW 1998), pp. 3-13.

[2] Décret modifiant le Code Wallon de l’Aménagement du Territoire, de l’Urbanisme et du Patrimoine, Ministère de la Région Wallonne, le 27 novembre 1997, Moniteur Belge du 12 février 1998.

[3] Schéma de Développement de l’Espace Régional, adopté par le Gouvernement Wallon, le 27 mai 1999. (Document au stade de projet à l’époque de la sortie du projet de renforcement de l’attractivité économique de l’IBW.)

[4] Les données reprises sous ce point, sont issues de: AG IBW 1998, pp. 2-13.

[5] Ce chiffre provient de l'IBW même (cf. AG IBW 1998, p.4), qui ne précise toutefois pas de quelles ZAE il s'agit. En se basant sur l'étude d'incidences relative aux récents projets d'extension de la ZAE de Wavre-Nord, l'on peut déduire que les 220 hectares concernent le potentiel encore disponible à Nivelles (86ha), Ottignies – Louvain-la-Neuve (75ha), Perwez (15ha) et Wavre (46ha20a) – soit un total de 222ha20a (cf. Etude d'incidences sur un plan – Révision ponctuelle du plan de secteur Wavre – Jodoigne – Perwez, Phase I: analyse territoriale générale, étude effectuée par le bureau d'études Poly'Art s.c.r.l. pour le Ministère de l'Aménagement du Territoire, de l'Equipement et des Transports, septembre 1998, p. 29, tableau relatif à l'évolution de l'occupation des ZAE actuelles du Brabant Wallon, dressé à partir de données chiffrées fournies par l'IBW et datant de 1998). Il est à noter que les 220 hectares mentionnés par l'Intercommunale, ne semblent pas inclure le nombre d'hectares qui, sur la base de l'étude d'incidences précitée, seraient encore libres dans les ZAE de Saintes (12ha32a) et de Jodoigne (extension de 7ha qui est à présent à moitié construite). Signalons enfin que ni l'IBW, ni l'étude d'incidences susmentionnée ne paraissent tenir compte de la petite ZAE de Thorembais-les-Béguines, le long de la RN29 Jodoigne – Gembloux, où il reste visiblement encore quelques terrains non occupés.

[6] Selon l’article 33 du Code Wallon de l’Aménagement du Territoire, de l’Urbanisme et du Patrimoine (CWATUP), une zone d’aménagement différé est destinée à recevoir toute affectation souhaitée par la commune. Sa mise en œuvre est subordonnée à l’existence d’un plan communal d’aménagement couvrant la totalité de la zone ou, s’il existe un schéma de structure communal, tout ou partie de celle-ci. Lorsque le plan communal d’aménagement en vigueur affecte tout ou partie de la zone à l’habitat, à l’activité économique ou aux services publics et équipements communautaires, sa mise en œuvre est subordonnée à la production par la commune d’un document établissant que les zones d’habitat, d’activité économique ou de services publics et d’équipements communautaires sises sur le territoire communal atteignent un coefficient d’occupation proche de la saturation et déterminé par le Gouvernement.

[7] Les données concernant la ZAE de Vieusart ont été obtenues par voie téléphonique, auprès de l’administration communale de Chaumont-Gistoux.

[8] Règlement Général sur les Bâtisses en Site Rural - La Hesbaye - Des villages/Des paysages, Ministère de la Région Wallonne, Direction générale de l’aménagement du territoire, du logement et du patrimoine, Division de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme, Jambes, 1997, p. 12.

[9] Ibidem.

[10] Règlement Général sur les Bâtisses en Site Rural – Le Plateau limoneux brabançon – Des villages/Des paysages, Ministère de la Région Wallonne, Direction générale de l'aménagement du territoire, du logement et du patrimoine, Division de l'aménagement du territoire et de l'urbanisme, Jambes, 1997, p. 12.

[11] Règlement Général sur les Bâtisses en Site Rural - La Hesbaye - Des villages/Des paysages, op. cit., pp. 12-13.

[12] Analyse faite à partir de: Belgique - Atlas topographique, Institut Géographique National, Lannoo, Tielt, 1992, cartes 40-41, 42-43 et 52-53.

[13] Ces constats sont basés sur différentes cartes figurant dans: B. Mérenne, H. Van der Haegen, E. Van Hecke, La Belgique - Diversité territoriale, in: Bulletin du Crédit Communal, n° 202, 1997/4. Nous y reviendrons plus en détail (avec références précises) dans le chapitre A.

[14] SDER, carte n° 17: Projet de structure spatiale pour la Wallonie, p. 135.

[15] Idem, p. 139.

[16] Idem, p. 140.

[17] Idem, p. 135.

[18] Idem, pp. 103 et 136-137; citation: p. 136.

[19] Idem, p. 103.

[20] C'est-à-dire les communes situées le long de la E411 et la RN4 (par exemple: Chaumont-Gistoux, Walhain, Mont-Saint-Guibert, Chastre,…)

[21] SDER, pp. 103 et 132-333; citation: p. 133.

[22] Idem, pp. 135-136; citation: p. 136.

 

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