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D.                     CONTRIBUTION A UN PROJET D’AVENIR POUR L’EST DU BRABANT WALLON: L’ALTERNATIVE D’AEB

 

D.1     Introduction

 

Le lecteur attentif l’aura déjà compris: sur la base des constats faits sous le point C.2.[142], AEB estime qu’en principe, le souci de prévoir une réserve en ZAE suffisante ne nécessite pas automatiquement un éparpillement plus poussé des ZAE à travers le territoire de l’Est du Brabant Wallon. Dans l’état actuel des choses (220 hectares encore disponibles pour l'ensemble de la province) et pour les dix ans à venir (délai dans lequel s'inscrit le projet de renforcement économique de l'IBW), il nous semble, en effet, qu’une extension réfléchie des ZAE existantes, en combinaison avec la capacité d’accueil en dehors du territoire provincial, devrait suffire à donner aux entrepreneurs, notamment de l'Est du Brabant Wallon, l’espace dont ils ont besoin pour déployer leurs activités. Cette “prévision” nous paraît d’autant plus réaliste que nous proposons en même temps (cf. supra, point C.1., principe n° 12, développé sous le point B.1.9.) de consacrer en priorité les ZAE aux producteurs de biens (avec, éventuellement, une activité de vente accessoire), tandis que les activités de vente aux particuliers seraient davantage orientées vers les quelques entités à vocation commerciale existantes. Dans la foulée, une telle politique d’implantation contribuerait à endiguer l’exode des commerces vers la périphérie des agglomérations et donc de réaliser un des objectifs du SDER.

En outre, AEB a tenu à intégrer, dans ses propositions, le potentiel d’emplois alternatifs durables dans d’autres secteurs que celui des entreprises traditionnelles et dont de nombreux exemples ont été donnés précédemment (cf. supra, B.1.8.). Comme il s’agit souvent d’emplois plus en phase avec la ruralité de notre région, mieux adaptés au profil des chômeurs de longue durée et/ou sous-qualifiés, ainsi que moins sujets à certains facteurs d’incertitude propres au système économique (cycles conjoncturels, tendance à l’automatisation,...), l’on peut considérer qu’ils contribueront pleinement au développement durable de notre région.

Certes, et comme nous l’avons déjà dit, il est à craindre que les communes actuellement demandeuses d’une ZAE n’apprécient pas de s’en voir privées en fin de compte, car les recettes fiscales (sous la forme de centimes additionnels) en provenance des ZAE peuvent être considérables. Cependant, il importe de répéter ici que cet obstacle peut être parfaitement levé par l’introduction d’un mécanisme de solidarité inter-communale, tel qu’il a été décrit antérieurement (cf. supra, B.1.5.).

En conséquence de ce qui précède, AEB a décidé de présenter, pour les dix ans à venir (et même au-delà, en ce qui concerne la préservation de la ruralité et la création d’emplois durables y afférentes), un projet de développement alternatif ayant comme particularité principale, dans son volet d'aménagement purement économique, un degré de dispersion des ZAE égal au degré actuel. L’accent sera donc mis sur l’extension des zones d’accueil existantes, ce qui signifie essentiellement et concrètement que nous estimons inopportune l’implantation d’une ZAE à Vieusart, Piétrebais et Hélécine, même si, en ce qui concerne le cas d’Hélécine, nous ne nous opposons pas à une ZAE de portée fédérale quelque part le long de la E40 (nous y reviendrons sous le point D.5.3.).

Rappelons encore que l'alternative d'AEB est formulée avant tout comme une adaptation du projet de renforcement économique de l'IBW, qui propose, à côté de quelques extensions de ZAE existantes, une série de nouvelles ZAE pour l'Est du Brabant Wallon. Cela explique la prépondérance, dans le projet de développement alternatif d'AEB, de suggestions ayant trait au nombre d'implantations à prévoir, aux sites les plus appropriés, ainsi qu'à un aménagement intégré des ZAE finalement retenues. Il importe également de ne pas perdre de vue les principes et constats sous-tendant ce projet (cf. supra, chapitre C) et qui découlent, eux, des observations formulées au chapitre B vis-à-vis du projet de renforcement économique présenté par l'IBW pour les dix ans à venir. Dans les pages qui suivent, le lecteur pourra donc prendre connaissance de ce qu’AEB estime être, pour l’Est du Brabant Wallon, un projet de développement à la fois durable, équilibré et intégré...

 

D.2     Carte et légende

Carte n° 7: Proposition alternative d'AEB concernant une structure spatiale pour l'Est du Brabant Wallon (compte tenu du SDER)

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D.3     Lignes de force

D.3.1         La préservation de la ruralité

Comme on pourra le constater, la préservation des espaces ruraux constitue la toile de fond du projet de développement alternatif présenté par AEB. Dans ce cadre, signalons que l’espace rural à préserver correspond en grandes lignes à celui que nous avons défini sur la base de la carte n° 6 relative à l’urbanisation morphologique par village (point C.2.2.2.). Concrètement, il s’agit de quasiment tous les villages faisant partie des catégories 1 et 2 (villages ruraux et villages ruraux dotés d’une ZAE dont la portée dépasse le cadre sous-régional), ainsi que de certains petits centres ruraux (catégorie 4) et de la périphérie des petites villes en zone rurale (catégorie 6). Signalons, en outre, que l’espace rural à préserver coïncide plus ou moins avec ce que l’on considère “traditionnellement”  comme étant l’Est du Brabant Wallon.

D.3.2         Le rôle structurant des axes (auto)routiers

Si, de par le passé, les infrastructures routières ont trop souvent été une source d’éclatement de l’habitat et des activités économiques, AEB souhaite que routes et autoroutes jouent désormais un rôle résolument structurant de l’espace. Il importe cependant de souligner ici que ce rôle devrait s’envisager sous un angle beaucoup plus large que sous celui du seul désenclavement économique de la région, comme c’est le cas aujourd’hui. C’est pourquoi le projet de développement alternatif d’AEB se construit autour de trois catégories d’axes routiers:

1.    les axes ruraux (RN91, RN240, RN243), ayant une double vocation. D’abord, celle de permettre de bonnes liaisons à l’intérieur de la zone rurale de l’Est du Brabant Wallon, ainsi qu’entre cette zone et les zones limitrophes. Ensuite, celle d’assurer le maintien -voire la consolidation- de la zone rurale. Concrètement, cette deuxième fonction implique que l’on évitera, dans les zones traversées par les axes ruraux, la création, en pleine campagne, de ZAE ne présentant aucun lien avec la ruralité et l'agriculture. Des telles activités pourraient parfaitement être accueillies dans les ZAE à proximité des “petites villes en zone rurale” (Jodoigne et Perwez). Dans le même ordre d’idées, l’on y veillera à un recentrage de l’habitat, afin d’endiguer l’effet “tache d’huile” émanant de la grande agglomération bruxelloise;

2.    les axes de développement (RN4/E411, E40), qui coïncident avec les eurocorridors définis par le SDER (cf. supra, "Avant d'entamer la lecture…", point 4.). C’est autour de ces axes que devra se structurer l’essentiel des activités économiques. Notons à cet égard que le choix du verbe “se structurer” n’est pas innocent. Il serait en effet inopportun que le fait, pour une commune, de se trouver dans un eurocorridor, lui serve de prétexte à une application moins consciencieuse des principes d’aménagement contenus dans le SDER. Le statut d’eurocorridor n’effaçant pas celui de région agro-géographique, il convient, comme dans n’importe quelle autre région, d’y éviter que les activités économiques ne s’étalent le long des infrastructures routières ou ne soient éparpillées à travers le territoire.

Cela explique la présence, dans le plan de développement alternatif d’AEB, d’un espace interstitiel à préserver entre le pôle de Wavre - Ottignies - Louvain-la-Neuve et celui de Gembloux, à savoir: depuis Corbais à Ernage, en passant par Walhain. C’est d’ailleurs ce même point de vue qui fonde les réserves que nous avons exprimées précédemment quant à Hélécine, comme éventuel lieu d’accueil d’une ZAE de portée fédérale;

3.    les axes de liaison (RN25, RN29), dont la fonction principale est de relier les eurocorridors le long de la E40 et de la E411, et, par là, d’assurer la fluidité du trafic nord/est - sud/ouest. Comme les axes de liaison profitent tant aux régions agro-géographiques qu’aux aires de développement, leur rôle sera adapté à la zone qu’ils traversent. Ainsi, dans les zones rurales, ils contribueront au maintien et à la consolidation de la ruralité (à l’instar des axes ruraux), tandis que dans les aires de développement, ils concourront à la structuration et à l’accessibilité des ZAE (à l’instar des axes de développement).

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Les abords de la RN91 entre Roux-Miroir et Pietrebais,
un axe rural dans le projet de développement alternatif d'AEB

Signalons que l’idée de donner une fonction structurante aux axes routiers, se retrouve également dans les textes préparatoires du Projet de Pays pour l’Est du Brabant Wallon[143], dont nous avons déjà commenté certains aspects précédemment (point B.1.5.). Cependant, nous craignons que ce rôle structurant, tel qu’il est décrit -sommairement- par les concepteurs du Projet de Pays, ne s’inspire d’une vision trop économique. Comment interpréter, en effet, l’objectif de créer un “effet de porte d’entrée en Wallonie”, là (c’est-à-dire à Hamme-Mille) où la RN25 (et par extension tout autre axe?) entre en Brabant Wallon? Cela implique-t-il la création -sinon dans l’immédiat, du moins à terme- de ZAE pour marquer la transition Flandre-Wallonie, comme c’est le cas actuellement de la RN7 à Saintes, de la RN4 à Wavre(-Nord) et, peut-être bientôt, de la RN64 à Hélécine? Tout en comprenant la nécessité de redresser l’économie wallonne, AEB tient à mettre en garde contre le recours abusif à de tels “aménagements symboliques”. Si l’Est du Brabant Wallon était une région industrielle comme l’ancien bassin houiller, l’implantation de ZAE à proximité de la frontière (linguistique, nationale ou provinciale) aurait certainement du sens (pour autant que les autres critères d’un bon aménagement du territoire soient également rencontrés). Mais ne serait-ce pas donner un faux signal que de créer systématiquement des ZAE aux entrées d’une région essentiellement rurale? N’est-ce pas non plus oublier qu’il existe déjà bel et bien un “effet de porte d’entrée en Wallonie” aux endroits où la RN25 et la RN64 entrent en Brabant Wallon? En effet, que l’on regagne la Wallonie par Hamme-Mille (RN25) ou par Hélécine (RN64), l’on a toujours l’impression d’entrer dans un “autre monde”: le chaos urbanistique de la Flandre (enrubannement et éclatement de l’habitat, architecture hétéroclite, cadre de vie souvent altéré par une implantation peu judicieuse des activités économiques...) cède la place à une région qui -du moins jusqu’à présent- a su préserver son âme (villages restés plus ou moins authentiques, architecture contemporaine mieux intégrée à l’habitat traditionnel[144], espaces ruraux non encore (trop) fragmentés, implantation relativement concentrationnaire des activités économiques,...). Ce sont précisément ces qualités qu’il importe de mettre en exergue dans une région où -rappelons le- le renforcement du développement économique n’est pas une nécessité urgente. Et comme nous le démontrerons dans les pages qui suivent, une telle philosophie n’est nullement incompatible avec le développement de ZAE...

Dans le même ordre d’idées et afin d’éviter au maximum les problèmes de mobilité, il s’impose de mener une politique d’aménagement préventive le long de tous les axes, qui consiste à empêcher tout développement linéaire de l’habitat et des activités commerciales, ou à enrayer ce phénomène là où il existe déjà. En ce qui concerne le déblocage des points noirs existants (agglomérations congestionnées), au lieu d’envisager directement la construction d’un contournement, l’on étudiera d’abord la faisabilité de solutions moins dévoreuses de l’espace et moins coûteuses, à savoir: des plans de circulation intégrés au tissu villageois ou urbain, et un meilleur réglage des feux de signalisation. Si des contournements s’avéraient malgré tout nécessaires, il faudrait, comme pour l’implantation de ZAE, veiller à une intégration paysagère optimale (marier, dans la mesure du possible, le tracé au relief, prévoir des plantations, choisir un tracé le moins éloigné possible des agglomérations afin de prévenir la fragmentation de l’espace,...)

 

D.3.3         La solidarité inter-communale

Nous tenons à répéter ici que, pour AEB, une politique de développement se voulant judicieuse, ne saurait se passer d’un mécanisme de redistribution équitable des retombées des ZAE, tel que décrit antérieurement (point B.1.5.). A réaliser d’urgence donc, sous quelque forme que ce soit...

 

D.3.4         L’implantation d’activités commerciales

Afin de ne pas gonfler inutilement le nombre d’hectares en ZAE supplémentaires, AEB préfère que les activités de vente aux particuliers soient écartées des ZAE pour être intégrées dans les entités à plus forte vocation commerciale. Les catégories d’entités proposées sont les suivantes:

1.    les pôles commerciaux, ayant une portée supra-régionale et régionale, dans la mesure où ils sont susceptibles de desservir quasiment l’ensemble de l’Est du Brabant Wallon - voire plus. Il s’agit de Wavre et d’Ottignies - Louvain-la-Neuve;

2.    les points d’ancrage commerciaux, ayant une portée régionale et sous-régionale, dans la mesure où ils accueillent surtout des activités commerciales puisant leur clientèle dans un rayon comprenant, à côté de la commune même, plusieurs communes environnantes. L’Est du Brabant Wallon en compte deux: Jodoigne et Perwez;

3.    les points d’appui commerciaux, dont la portée sous-régionale et locale s’explique par le fait qu’ils s’adressent essentiellement à une clientèle habitant la commune même ou, le cas échéant, un ou plusieurs villages limitrophes d’une ou de plusieurs communes voisines. Sous cette catégorie, nous retrouvons Chaumont-Gistoux, Grez-Doiceau, Hamme-Mille et Orp-Jauche.

Il va de soi que le renforcement des pôles, points d’ancrage et points d’appui commerciaux, ne devrait pas exclure le développement intégré d’activités commerciales de proximité (boucheries, boulangeries, épiceries...) dans d’autres entités. Nous pensons ici en particulier aux communes -très rurales- d’Incourt et de Ramillies. Mais comme pour les ZAE, nous tenons à faire remarquer qu’aucune commune de l’Est du Brabant Wallon ne se situe à une distance infranchissable d’une entité à vocation commerciale (plus ou moins un quart d’heure de route). Pour combler d’éventuelles lacunes ou pour desservir des personnes âgées ou à mobilité réduite, la pratique des marchés et des marchands itinérants mériterait aussi d’être encouragée.

Enfin, il convient de ne pas négliger l’influence émanant d’entités à vocation commerciale (toutes catégories confondues) situées en dehors du territoire provincial: Leuven, Tirlemont, Landen, Hannut, Eghezée et Gembloux.

 

D.4     Commentaires relatifs aux ZAE retenues pour les dix ans à venir

D.4.1         Les ZAE retenues, leur portée et la surface disponible ou à prévoir

D.4.1.1      Quelques remarques préliminaires...

Rappelons d’emblée que les ZAE peuvent, pour AEB, être divisées en sections destinées à accueillir de façon ordonnée différentes catégories d’activités économiques selon leur rayon d’action (fédérale, régionale, sous-régionale). Assez logiquement cependant, il devrait être exclu de prévoir des sections dont la portée dépasse la portée maximale de la ZAE dans laquelle elles seront intégrées (cf. supra, point B.1.9.).

Précisons en outre qu’en vertu de la nécessité d’inscrire le développement économique de l’Est du Brabant Wallon dans un contexte plus large, notre liste des sites d’implantation tiendra compte également du potentiel actuel et/ou futur des ZAE de Nivelles (Ouest du Brabant Wallon) et de la récente demande d’extension de la ZAE de Sauvenière (près de Gembloux en province de Namur). Pour la ZAE de Sauvenière, il convient de spécifier qu’il s’agit de la réintroduction d’une demande d’extension introduite voici plusieurs années. Cette demande, qui portait sur 30 hectares, a déjà fait l’objet d’une étude d’incidences, mais suite à l’entrée en vigueur du nouveau CWATUP, une nouvelle étude vient d’être commandée.[145] Comme rien n’est donc décidé pour l’instant, l’on comprendra que, par prudence, nous nous tiendrons à un potentiel de 25 hectares - chiffre hypothétique et donc à prendre avec précaution...

Nous demandons la même précaution quant au potentiel mentionné pour Grez-Doiceau, où AEB propose l’implantation intégrée d’activités économiques de portée sous-régionale, notamment sur le tronçon Gastuche-Doiceau de l’ancienne chaussée Wavre - Hamme-Mille. La détermination de la surface encore disponible devrait faire l’objet d’une étude plus approfondie. Pour plus de détails concernant cette proposition, nous renvoyons le lecteur aux points D.4.1.2. et D.4.3.4. ci-après.

Notons enfin que les autres chiffres quant à la surface encore disponible proviennent de l’étude d’incidences relative aux projets d’extension de Wavre-Nord.[146] En ce qui concerne Wavre-Nord même, nous avons tenu compte du fait que l’extension vers la E411 (33ha20a concernés) a été refusée en fin de compte.[147] Par ailleurs, nous avons déduit des extensions approuvées (132ha90a), un nombre d’hectares correspondant à la surface qui, soit était déjà occupée (entre autres par la société SmithKline Beecham à raison de 16 hectares), soit n’est déjà plus réellement disponible (pour cause de vente ou d’option d’achat), et ce toujours selon l’étude d’incidences susmentionnée. Au total, 86ha70a des 132ha90a finalement obtenus ne seraient déjà plus réellement disponibles[148] (ce qui ne signifie pas nécessairement qu’ils sont déjà construits).

 

D.4.1.2    Liste des implantations retenues par AEB (classées par ordre alphabétique)

Explications préliminaires:

Le lecteur constatera que nous faisons une distinction entre le nombre d’hectares (encore/bientôt) disponibles et le nombre d’hectares à prévoir. La précision “(encore/bientôt) disponibles” signifie que la ZAE en question dispose encore d’un potentiel correspondant au nombre d’hectares mentionnés, ou qu’elle en disposera bientôt, c’est-à-dire après réalisation d’une extension récemment approuvée. La précision “à prévoir” signifie qu’il faudra envisager une extension correspondant au nombre d’hectares proposés. Notons encore que pour la ZAE de Sauvenière, nous parlons d’un nombre d’hectares “probablement libérés”. Rappelons que cette prudence s’explique par le fait qu’une demande d’extension vient seulement d’être déposée, sans que l’on ne connaisse, à présent, la suite qui y sera donnée.

Compte tenu de ce qui précède, les sites d’implantation proposés par AEB pour les dix ans à venir, sont les suivants:

Grez-Doiceau/chaussée de Wavre (consolidation d’une situation existante: petites entreprises éparpillées sur quelques kilomètres, avec, notamment, le site réaffecté des papeteries de Gastuche)
·     portée maximale: sous-régionale
·     sections: -
·     nombre d’hectares disponibles ou à prévoir: 2 (sous réserve de vérification ultérieure)

Jodoigne (extension de la ZAE actuelle)
·     portée maximale: régionale
·     sections: régionale et sous-régionale
·     nombre d’hectares à prévoir: 25

Nivelles-Sud + Nivelles-Circuit (potentiel actuel)
·     portée maximale: fédérale
·     sections: fédérale, régionale et sous-régionale
·     nombre d’hectares bientôt disponibles, après mise en œuvre de Nivelles-Circuit: 86[149]

Ottignies - LLN - Mont-Saint-Guibert (potentiel actuel)
·     portée maximale: fédérale
·     sections: fédérale, régionale et sous-régionale
·     nombre d’hectares encore disponibles: 75

Perwez (extension récemment mise en œuvre)
·     portée maximale: fédérale
·     sections: fédérale et sous-régionale
·     nombre d’hectares encore disponibles: 15

Sauvenière (prise en compte de l’extension récemment demandée par le BEPN)
·     portée maximale: fédérale
·     sections: fédérale, régionale et sous-régionale
·     nombre d’hectares probablement libérés: 25 (estimation prudente à partir des 30 hectares demandés)

Wavre-Nord (extensions récemment approuvées)
·     portée maximale: fédérale
·     sections: fédérale, régionale et sous-régionale
·     nombre d’hectares encore et bientôt disponibles: 46,2

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La chaussée de Wavre entre Gastuche et Doiceau, dont les abords cachent un potentiel de terrains susceptibles d'accueillir des entreprises de portée sous-régionale
 

D.4.1.3    Précisions et commentaires...

Afin de déterminer la portée maximale des ZAE et les sections qu’elles peuvent accueillir, nous avons appliqué un double critère, à savoir:

1.    la situation des ZAE par rapport aux aires de développement (eurocorridors le long des autoroutes) ou aux aires de coopération suprarégionales (en l’occurrence, le triangle Mons-Bruxelles-Namur), telles que définies par le SDER[150];

2.    le statut conféré par le SDER à l’entité où les ZAE sont implantées.

Ainsi, c’est en vertu du premier critère que les ZAE de portée fédérale se situent toutes à proximité d’une autoroute formant l’axe central d’un eurocorridor ou traversant une aire de coopération suprarégionale (Mont-Saint-Guibert/Ottignies - LLN, Nivelles, Perwez, Sauvenière, Wavre-Nord). D’autre part, l’importance que revêt l’entité d’accueil de la ZAE selon le SDER, explique les différences qu’il peut y avoir à l’intérieur d’une même catégorie de ZAE, comme entre les ZAE fédérales de Sauvenière/Gembloux et de Perwez. L’on constatera, en effet, que la ZAE de Sauvenière contient trois sections (fédérale, régionale et sous-régionale), tandis qu’à Perwez, la section régionale fait défaut. C’est que le SDER considère la ville de Gembloux -à juste titre d’ailleurs- comme un pôle d’ancrage sur un eurocorridor, ce qui n’est pas le cas pour Perwez.[151] A défaut d’avoir un rayonnement régional comme Gembloux, Perwez n’a donc pas strictement besoin, selon nous, d’une section destinée à accueillir des entreprises ayant une clientèle régionale. De telles entreprises devraient être acheminées vers les ZAE de Sauvenière ou de Jodoigne, toutes deux situées à une distance parfaitement franchissable - l’on se souviendra du tableau n° 2, relatif au degré de dispersion des ZAE (cf. supra, point C.2.3.1.).

En ce qui concerne Jodoigne, étant donné la situation de la ville en pleine région agro-géographique, il nous semble logique que sa ZAE ne dispose pas de section fédérale. Par contre, comme Jodoigne joue incontestablement un rôle moteur dans l’Est du Brabant Wallon (ce qui lui a d’ailleurs valu le statut de pôle d’appui en milieu rural dans le SDER[152]), une ZAE de portée régionale, dotée d’une section sous-régionale, s’y justifie pleinement.

Le schéma repris ci-après, visualise la façon dont AEB conçoit la politique d’implantation d’entreprises à vocation régionale et fédérale:

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Une politique d’implantation telle que décrite ci-dessus, suppose évidemment que l’on oriente quelque peu les entrepreneurs désireux de s’établir dans notre région, plutôt que de faire dépendre la portée des ZAE de la nature des entreprises qui s’y installeront au fil des ans (cf. supra, point B.1.9.). Si nous rejetons cette dernière attitude, c’est parce qu’elle nous paraît trop peu cohérente d’un point de vue économique et qu’elle ne permet pas d’anticiper convenablement, et dès la conception des ZAE, les éventuelles nuisances pouvant naître des activités futures. Le but d’une orientation des investisseurs n’est donc pas de mener une politique dirigiste et encore moins d’étouffer le dynamisme de nos entrepreneurs, mais d’assumer -voire de prévenir- dès à présent les effets indésirables des choix économiques pris aujourd’hui (fragmentation de l’espace, problèmes de mobilité, dégradation du cadre de vie, perte de terres agricoles de qualité,...). Les générations futures nous en sauront gré...

 

Avant de passer à une présentation plus détaillée des sites dont nous proposons l’extension, nous clôturons ce point par deux dernières précisions: la première concerne la ZAE de Wavre-Nord, la seconde a trait à celle de Perwez.

 

En ce qui concerne Wavre-Nord, nous tenons à préciser qu’en intégrant dans notre projet de développement alternatif les extensions récemment approuvées, nous n’approuvons nullement le flou procédural ayant caractérisé leur réalisation, et encore moins la décision -malheureuse d’un point de vue agricole, spatial, paysager et écologique- d’étirer la ZAE vers l’est. En effet, ces extensions s’articulent particulièrement mal au tissu villageois d’Ottenbourg, accentuent le déclin des surfaces agricoles et ont un impact paysager non négligeable étant donné leur situation en bordure de plateau. De plus, elles se rapprochent trop de la vallée de la Dyle, de grand intérêt biologique et déclarée zone de protection spéciale par les instances européennes. Mais on le sait, cette critique fondamentale ne signifie pas que notre association s’oppose au principe même d’une ZAE de portée fédérale (avec sections régionales et sous-régionales) à proximité d’un pôle urbain comme Wavre. Par conséquent, et devant la (triste) réalité des faits, nous acceptons que le potentiel d’accueil récemment créé à Wavre-Nord puisse être utilisé afin de faire face à la demande d’investissements de la décennie prochaine. Ajoutons-y d’emblée, en nous référant à ce que nous avons dit sous le point B.1.6., que toute éventuelle extension future devrait se faire du côté ouest, sur le plateau situé entre le zoning actuel et la E411. Cependant, compte tenu du taux de remplissage moyen des ZAE brabançonnes (pour rappel: 7 à 8 hectares par an), AEB estime que la surface actuellement encore disponible à Wavre-Nord (46ha20a) devrait suffire pour les dix ans à venir. Si un taux de remplissage moyen de 4,62 hectares par an (toutes sections confondues) peut paraître un peu juste pour une ZAE située dans un eurocorridor et à un jet de pierre de la capitale, il convient toutefois de faire remarquer que, précisément, Bruxelles ne manquera sans doute pas non plus de consolider sa capacité d’accueil d’ici dix ans. Dans le même ordre d’idées, il nous paraît fondamental de tenir compte de la surface encore disponible dans la ZAE namuroise des Isnes (110 hectares ne se remplissant que très lentement – cf. supra, point B.1.2.)[153], ainsi que du potentiel créé suite à la transformation en ZAE de l’ancien circuit de Nivelles (78 hectares), et des 75 hectares encore libres dans les diverses ZAE sur le territoire de Mont-Saint-Guibert et d’Ottignies - Louvain-la-Neuve. Enfin, il ne faudrait pas perdre de vue que l’arrivée d’une entreprise comme SmithKline Beecham, a considérablement “dopé” le taux de remplissage de Wavre-Nord, et qu’il s’agit d’une aubaine qui ne se reproduira sans doute pas tous les ans...

 

En ce qui concerne la ZAE de Perwez, nous rappelons brièvement notre point de vue présenté sous le point B.1.6. et selon lequel la ZAE de Perwez présente bon nombre d’atouts permettant un développement multifonctionnel avec, notamment, une section de portée fédérale. Pour autant que ce ne soit pas encore le cas, AEB plaide donc pour qu’une partie de la surface récemment mise en œuvre (16 hectares, dont 15 non encore occupés)[154] soit d’ores et déjà réservée à l’implantation d’entreprises à vocation fédérale. Compte tenu du nombre d’hectares de terrains industriels encore disponibles ailleurs dans les aires de développement du Brabant Wallon (Nivelles-Circuit, extension de Wavre-Nord, Mont-Saint-Guibert, Ottignies-LLN), ainsi que du taux de remplissage actuel de la ZAE de Perwez[155], il ne nous paraît nullement nécessaire de prévoir dès aujourd’hui une extension plus poussée de Perwez. N’oublions pas, en outre, que le tableau n° 2, relatif au degré de dispersion des ZAE dans l’Est du Brabant Wallon et ses environs (cf. supra, point C.2.3.1.), a permis de démontrer que la ZAE de Sauvenière est, elle aussi, idéalement située pour accueillir des entrepreneurs du Brabant Wallon. Enfin, la prise en compte de la ZAE de Sauvenière -comme celles des Isnes et de Nivelles d’ailleurs- présente l’avantage de surmonter la concurrence, dénoncée par le SDER, entre les différentes sous-régions de la Wallonie (cf. supra, point B.1.2.).

 

D.4.2         Description plus détaillée des ZAE retenues

D.4.2.1    Justification de la méthode appliquée

Sous ce point, nous détaillerons quelque peu les différentes ZAE dont AEB propose l’extension. Ainsi, nous nous attarderons en particulier à l’importance relative des sections que nous avons proposées pour chaque ZAE (c’est-à-dire leur superficie par rapport à la superficie totale encore/bientôt disponible ou à prévoir), ainsi qu’au taux de remplissage par section et par ZAE.

Précisons d’emblée que les chiffres et pourcentages avancés, valables pour les dix ans à venir, n’ont pas de valeur absolue. D’une part, parce qu’il peut y avoir des entreprises dont le rayon d’action n’est pas très précis, ce qui implique qu’il faudra, dans des cas exceptionnels, accepter une “certaine” souplesse vis-à-vis du nombre d’hectares attribués aux différentes sections, tout en restant, bien évidemment, dans les limites des treize critères d’aménagement énumérés précédemment (cf. supra, point C.1. - en particulier en ce qui concerne les conséquences sur l’environnement et la mobilité). D’autre part, parce que nous n’avons pas pu disposer de statistiques nous permettant de déterminer combien il y a, actuellement, d’entreprises à vocation fédérale, régionale et sous-régionale dans les différentes ZAE brabançonnes. Dès lors, nous nous sommes “rabattus” sur les données fournies par l’étude d’incidences relative aux projets d’extension de Wavre-Nord. Plus précisément, nous avons pris comme point de départ la corrélation entre le lieu d’implantation et la clientèle des entreprises déjà installées en Brabant Wallon, telle qu’elle a été établie par les auteurs de l’étude susmentionnée.[156] Cette analyse, à laquelle nous avons déjà brièvement fait référence précédemment, permet de définir trois catégories d’entreprises[157]:

1.    les entreprises à localité forte, regroupant les entreprises pour lesquelles une forte proximité géographique par rapport à leurs clientèles est une condition essentielle de leur activité;

2.    les entreprises à localité faible, regroupant les entreprises dont l’activité n’implique pas une grande proximité géographique par rapport à leur clientèle;

3.    les entreprises à localité mixte, regroupant les entreprises ayant ou étant susceptibles d’avoir à la fois une clientèle locale et une clientèle géographiquement plus étendue.

A partir de cette catégorisation, l’étude d’incidences précitée définit trois catégories correspondantes de ZAE[158]:

1.    les ZAE à localité forte, dont les besoins d’implantation locale se situent au-delà de 30%: Jodoigne, Perwez, Wavre-Sud et certains secteurs de Wavre-Nord (en l’occurrence le secteur le plus ancien et le secteur “Noire Epine”);

2.    les ZAE à localité faible, dont les besoins d’implantation locale oscillent entre 0 et 15%: Saintes et Nivelles;

3.    les ZAE à localité mixte, dont les besoins d’implantation locale se situent entre 15 et 30%: Wavre-Nord (section “Parc des Collines”) et le parc scientifique de Louvain-la-Neuve.

Si le critère de la localité (forte, mixte, faible) a donc joué un rôle dans la détermination de la portée (sous-régionale, régionale, fédérale) des ZAE retenues par AEB, le lecteur aura sans doute déjà compris que ce raisonnement a ses limites, dans la mesure où il permet uniquement une définition plus ou moins exacte des besoins en ZAE sous-régionales et locales. En effet, il nous paraît certain que le terme “entreprise/ZAE à localité forte” correspond au terme “entreprise/ZAE sous-régionale”. Par contre, Il ne nous semble pas possible de déduire qu’une entreprise à localité mixte a par définition une portée régionale (sa clientèle pouvant être, soit locale et régionale, soit locale et fédérale, soit locale, régionale et fédérale), ou qu’une entreprise à localité faible a toujours une portée fédérale (sa clientèle pouvant être, soit exclusivement régionale, soit exclusivement fédérale/voire internationale, soit à la fois régionale et fédérale/voire internationale).

Afin de résoudre ce problème de correspondance, nous avons tenté de rapprocher le point de départ de notre raisonnement (degré de localité des entreprises existantes) de l’objectif poursuivi (répartition des ZAE en sections sous-régionales, régionales et fédérales), et ce en appliquant au critère du degré de localité, le double critère intervenu sous le point D.4.1.3., pour déterminer la portée maximale des ZAE, à savoir:

1.    la situation des ZAE par rapport aux aires de développement (eurocorridors le long des autoroutes) ou aux aires de coopération suprarégionales, telles que définies par le SDER (en l’occurrence, le triangle Mons-Bruxelles-Namur);

2.    le statut conféré par le SDER à l’entité où les ZAE sont implantées.

En fonction de ce double critère, nous avons, soit assimilé les entreprises à localité faible aux entreprises à localité mixte, soit inversement. Le tableau n° 5 donne le résultat -à valeur purement indicative- de ce “rapprochement”, en y intégrant le cas -plus facile- des sections sous-régionales, ainsi qu’en justifiant, dans la dernière colonne, le raisonnement suivi:

 

Tableau n° 5: L’importance relative des sections dans les ZAE retenues par AEB pour les dix ans à venir

 

degré de localité (% par rapport à la totalité des entreprises)[159]

importance relative des sections selon AEB (% par rapport à la surface totale)

justification de l’importance relative des sections selon AEB

Grez-Doiceau[160]

faible:   -

mixte:   -

forte:    -

fédérale:      -

régionale:     -

s/s-rég:       100%

(4)

Jodoigne

faible:   63,64% assimilé à

mixte:     9,09%  Ã

forte:    27,27%

fédérale:      -

régionale:     70%

s/s-rég:       30%

(3)

Nivelles

faible:   84,17%

mixte:     5,83%

forte:    10,00%

fédérale:      80%

régionale:     10%

s/s-rég:       10%

(1)

Ottignies/LLN/Mt-St-Guib.

Faible:   78,88%

mixte:     8,88%

forte:    12,24%

fédérale:      80%

régionale:     10%

s/s-rég:       10%

(1)

Perwez

faible:   27,78%  Å

mixte:   11,11% assimilé à

forte:    61,11%

fédérale:      40%

régionale:     -

s/s-rég:       60%

(2)

Sauvenière[161]

faible:   -

mixte:   -

forte:    -

fédérale:      50%

régionale:     25%

s/s-rég:       25%

(1)

Wavre[162]

faible:   68,77%

mixte:   18,87%

forte:    12,35%

fédérale:      70%

régionale:     20%

s/s-rég:       10%

(1)

 

Explication des numéros repris entre parenthèses dans la dernière colonne:

(1) situation près d’un pôle d’ancrage dans un eurocorridor ou dans une aire de coopération suprarégionale

(2) situation stratégique dans un eurocorridor ou dans une aire de coopération suprarégionale, sans être près d’un pôle

(3) situation près d’un pôle d’ancrage dans une région agro-géographique

(4) situation intéressante dans une région agro-géographique, sans être près d’un pôle

 

Conscients que notre méthode de travail simplifie quelque peu la réalité, nous estimons cependant qu’elle présente l’avantage non négligeable de fournir, à partir d’une situation existante, un outil de gestion garant d’un développement économique structuré, cohérent et soucieux des conséquences à long terme... Par ailleurs, notre suggestion d’assimiler certaines catégories d’entreprises à une portée "supérieure" ou "inférieure", ne paraît pas tout à fait dénuée de fondement, dans la mesure où, pour la ZAE de Jodoigne par exemple, l’IBW semble avoir adopté un raisonnement similaire en lui attribuant une portée régionale.

 

D.4.2.2           Les ZAE de portée fédérale

 

Tableau n° 6: Aperçu des sections de portée fédérale retenues par AEB pour les dix ans à venir[163]

 

 

Grez-Doiceau

Jodoigne

Nivelles

(Circuit + Sud)

Ott/LLN

Mt-St-Gbt

nombre d’hectares encore/bientôt disponibles (1) ou à prévoir (2)

 

(2)

(sous réserve)

25

(2)

86[164]

(1)

75

(1)

nombre d’hectares à réserver pour les sections fédérales

 

pas de section

fédérale

 

pas de section

fédérale

 

68

 

60

pourcentage des sections fédérales par rapport à la superficie totale de la ZAE

 

 

0%

 

 

0%

 

 

env. 80%

 

 

80%

taux de remplissage des sections fédérales

-

-

6,80

ha/an

6,00

ha/an

 

Tableau n° 6: Aperçu des sections de portée fédérale retenues par AEB pour les dix ans à venir[163] -suite-

 

 

Perwez

Sauvenière

Wavre-Nord

TOTAL

nombre d’hectares encore/bientôt disponibles (1) ou à prévoir (2)

15

(1)

25

(1)

(sous réserve)

46,2

(1)

 

274,2

nombre d’hectares à réserver pour les sections fédérales

 

6

 

12,5

 

32,2

 

178,7

pourcentage des sections fédérales par rapport à la superficie totale de la ZAE

 

 

40%

 

 

50%

 

 

70%

 

 

65%

taux de remplissage des sections fédérales

0,60

ha/an

1,25

ha/an

3,22

ha/an

17,87 ha/an

 

 

Si le taux de remplissage total des sections fédérales se situe bien au-delà de la moyenne provinciale établie par l’étude d’incidences relative aux projets d’extension de Wavre-Nord (à savoir 7 à 8 hectares par an, toutes sections confondues), c’est essentiellement parce que les sections fédérales font toutes partie de ZAE situées dans l’un ou l’autre axe de développement. Par ailleurs, les différences entre les taux de remplissage des sections fédérales prises séparément, traduisent la “hiérarchie” que nous préconisons entre les différentes ZAE du Brabant Wallon, compte tenu de leur situation par rapport aux pôles et aux aires de développement (cf. supra, point D.4.1.3., le double critère d’implantation). Concrètement, cela signifie que nous préférons consolider les centres de gravité économiques actuels, dont l’existence découle d’une certaine “logique économique”, plutôt que de “forcer” de nouveaux pôles éparpillés à travers le territoire - politique d’implantation qui s’écarterait de l’objectif d’un développement en symbiose avec la ruralité de notre région agro-géographique.

D.4.2.3          Les ZAE de portée régionale

Tableau n° 7: Aperçu des sections de portée régionale retenues par AEB pour les dix ans à venir[165]

 

 

Grez-Doiceau

Jodoigne

Nivelles

(Circuit + Sud)

Ott/LLN

Mt-St-Gbt

nombre d’hectares encore/bientôt disponibles (1) ou à prévoir (2)

2

(2)

(sous réserve)

25

(2)

86[166]

(1)

75

(1)

surface encore disponible[167] après déduction des sections fédérales définies précédemment

 

 

2

 

 

25

 

 

18

 

 

15

nombre d’hectares à réserver pour les sections régionales

 

pas de section

régionale

 

17,5

 

8,5

 

7,5

pourcentage des sections régionales par rapport à la superficie totale de la ZAE

 

0%

 

70%

 

env. 10%

 

10%

taux de remplissage des sections régionales

-

1,75

ha/an

0,85

ha/an

0,75

ha/an

 

Tableau n° 7: Aperçu des sections de portée régionale retenues par AEB pour les dix ans à venir[165]-suite-

 

 

Perwez

Sauvenière

Wavre-Nord

TOTAL

nombre d’hectares encore/bientôt disponibles (1) ou à prévoir (2)

15

(1)

25

(1)

(sous réserve)

46,2

(1)

274,2

surface encore disponible[167] après déduction des sections fédérales définies précédemment

 

 

9

 

 

12,5

 

 

14

 

 

95.5

nombre d’hectares à réserver pour les sections régionales

 

pas de section

régionale

 

6,5

 

9

 

49

pourcentage des sections régionales par rapport à la superficie totale de la ZAE

 

0%

 

env. 25%

 

env. 20%

env.

18%

taux de remplissage des sections régionales

-

0,65

ha/an

0,90

ha/an

4,90

ha/an

 

 

L’on remarquera que le taux de remplissage total des sections régionales se situe en deçà de la moyenne provinciale générale établie par l’étude d’incidences relative aux projets d’extension de Wavre-Nord (à savoir 7 à 8 hectares par an, toutes sections confondues). Cela se justifie par le fait que les activités économiques de portée régionale se situent essentiellement -du moins en termes relatifs- dans la région agro-géographique de Hesbaye proprement dite (c’est-à-dire dans les parties de cette région qui ne coïncident pas avec un eurocorridor ou avec une aire de coopération suprarégionale). Comme nous l’avons déjà relevé sous le point C.2.5.1., les besoins en terrains industriels -bien que réels- sont moins grands en milieu rural.

Si le taux de remplissage total des sections sous-régionales est malgré tout supérieur au taux de remplissage moyen de 2 à 3 hectares par an, tel que préconisé par AEB pour l'Est du Brabant Wallon (cf. supra, point C.2.5.2.), c’est parce qu’il tient compte aussi du taux de remplissage des ZAE situées dans l’eurocorridor Bruxelles-Luxembourg ou dans l’aire de coopération suprarégionale avec Bruxelles. D’ailleurs, en lisant les commentaires accompagnant le tableau récapitulatif n° 9 présenté plus loin, le lecteur constatera que nous avons respecté méticuleusement les conditions de développement que nous avons proposées précédemment pour les onze communes de l’Est du Brabant Wallon (notamment sous les points C.1., C.2.3., C.2.4. et C.2.5.).

 

D.4.2.4           Les ZAE de portée sous-régionale

Tableau n° 8: Aperçu des sections de portée sous-régionale retenues par AEB pour les dix ans à venir[168]

 

 

Grez-Doiceau

Jodoigne

Nivelles

(circuit + sud)

Ott/LLN

Mt-St-Gbt

nombre d’hectares encore/bientôt disponibles (1) ou à prévoir (2)

2

(2)

(sous réserve)

25

(2)

86[169]

(1)

75

(1)

surface encore disponible, après déduction des sections fédérales et régionales définies précédemment

 

 

 

2

 

 

 

7,5

 

 

 

9,5

 

 

 

7,5

nombre d’hectares à réserver pour les sections sous-régionales

 

2

 

7,5

 

9,5

 

7,5

pourcentage des sections sous-régionales par rapport à la superficie totale de la ZAE

 

 

100%

 

 

30%

 

 

env. 10%

 

 

10%

taux de remplissage des sections sous-régionales

0,20

ha/an

0,75

ha/an

0,95

ha/an

0,75

ha/an

Tableau n° 8: Aperçu des sections de portée sous-régionale retenues par AEB pour les dix ans à venir[168]-suite-

 

 

Perwez

Sauvenière

Wavre-Nord

TOTAL

nombre d’hectares encore/bientôt disponibles (1) ou à prévoir (2)

15

(1)

25

(1)

(sous réserve)

46,2

(1)

274,2

surface encore disponible, après déduction des sections fédérales et régionales définies précédemment

 

 

 

9

 

 

 

6

 

 

 

5

 

 

 

46,5

nombre d’hectares à réserver pour les sections sous-régionales

 

9

 

6

 

5

 

46,5

pourcentage des sections sous-régionales par rapport à la superficie totale de la ZAE

 

 

60%

 

 

env. 25%

 

 

env. 10%

 

 

env.

17%

taux de remplissage des sections sous-régionales

0,90

ha/an

0,60

ha/an

0,50

ha/an

4,65

ha/an

 

 

L’on notera que le taux de remplissage total des sections sous-régionales se situe, plus encore que celui des sections régionales, en deçà de la moyenne provinciale générale établie par l’étude d’incidences relative aux projets d’extension de Wavre-Nord (à savoir: 7à 8 hectares par an, toutes sections confondues). Comme pour les sections régionales -mais à plus forte raison-, cela s’explique par le fait que les sections de portée sous-régionale sont -du moins en termes relatifs- plus nombreuses en milieu rural, où le besoin en terrains pour PME se fait moins sentir. Par ailleurs, il convient de ne pas oublier que le but des sections et des ZAE de portée sous-régionale ne devrait pas être de renforcer l’attractivité du Brabant Wallon, mais d’assurer la santé du tissu économique local existant en milieu rural.

Si le taux de remplissage total des sections sous-régionales est malgré tout supérieur au taux de remplissage moyen de 2 à 3 hectares par an, tel que préconisé par AEB pour les dix ans à venir (cf. supra, point C.2.5.2.), c’est parce qu’il tient compte aussi du taux de remplissage des ZAE situées dans l’eurocorridor Bruxelles-Luxembourg ou dans l’aire de coopération suprarégionale avec Bruxelles. D’ailleurs, en lisant les commentaires accompagnant le tableau récapitulatif n° 9 présenté sous le point suivant, le lecteur constatera que nous avons respecté méticuleusement les conditions de développement que nous avons proposées précédemment pour les onze communes de l’Est du Brabant Wallon (notamment sous les points C.1., C.2.3., C.2.4. et C.2.5.).

 

D.4.2.5           Tableau récapitulatif des ZAE retenues par AEB pour les dix ans à venir

Tableau n° 9: Récapitulation des tableaux nos 6, 7 et 8[170]

 

 

nombre d’hectares encore /bientôt disponibles ou à prévoir

 

section fédérale

(n° d’ha + % de la superficie totale)

 

section régionale

(n° d’ha + % de la superficie totale)

 

section s/s-rég.

(n° d’ha + % de la superficie totale)

 

taux de remplis- sage

Grez-Doiceau

2

-

-

2ha/100%

0,20 

Jodoigne

25

-

17,5ha/70%

7,5ha/30%

2,50 

Nivelles

86

68ha/ env. 80%

8,5ha/ env. 10%

9,5ha/
env. 10%

8,60 

Ott/LLN/
Mt-St-G.

75

60ha/ 80%

7,5ha/ 10%

7,5ha/
10%

7,50 

Perwez

15

6ha/ 40%

-

9ha/
60%

1,50 

Sauvenière

25

12,5ha/ 50%

6,5ha/ env. 25%

6ha/
env. 25%

2,50

Wavre-Nord

46,2

32,2ha/ 70%

9ha/ env. 20%

5ha/
env. 10%

4,62 

 

En ce qui concerne le taux de remplissage, l’on se souviendra que nous nous opposons à la technique qui consiste à généraliser à l’ensemble de la province le besoin annuel moyen en ZAE, tel que déterminé par l’étude d’incidences relative aux projets d’extension de Wavre-Nord (7 à 8 hectares par an, cf. supra, point C.2.5.). Par contre, notre objectif a été de tenir compte de la spécificité de chaque sous-région (aire de développement ou région agro-géographique, proche d’un pôle ou non,...), ce qui signifie concrètement (et toutes sections confondues):

·     que dans les aires de développement, l’on disposerait au total de 24,72 hectares de terrains ”industriels” par an (à savoir dans les ZAE d’Ottignies/Louvain-la-Neuve/Mont-Saint-Guibert, Nivelles, Perwez, Sauvenière et Wavre-Nord);

·     qu’à l’intérieur même des aires de développement, les ZAE proches des grandes agglomérations urbaines (les ZAE d’Ottignies/Louvain-la-Neuve/Mont-Saint-Guibert, Nivelles, Wavre-Nord) ont été dotées d’un potentiel plus important que celles situées dans une partie plus rurale ou périphérique d’une aire de développement (les ZAE de Perwez et de Sauvenière). En effet, la première sous-catégorie pourrait se remplir à raison de 20,72 hectares par an, tandis que le taux de remplissage de la deuxième sous-catégorie serait de 4 hectares par an;

·     que dans la région agro-géographique proprement dite, 2,7 hectares seraient susceptibles d’être remplis sur base annuelle (à savoir dans les ZAE de Jodoigne et de Grez-Doiceau). L’on comparera ce chiffre avec les 2 à 3 hectares que nous avons préconisés comme opportuns pour une région agro-géographique (cf. supra, C.2.5.2.).

Enfin, si nous proposons de revoir à la baisse le nombre total d’hectares en nouveaux terrains “industriels” par rapport au projet de renforcement économique de l’IBW[171], rappelons que cela est compensé par notre proposition d’arrêter la périphérisation (implantation dans des ZAE en bordure des agglomérations) d’activités essentiellement commerciales, qui devraient pouvoir s’intégrer dans les entités à vocation commerciale.

 

D.4.3         Propositions quant à l’intégration paysagère et spatiale des ZAE retenues

D.4.3.1            La ZAE de Wavre-Nord

Si le développement de la ZAE de Wavre-Nord a déjà été abordé à de multiples reprises dans ce dossier, c’était surtout afin d’illustrer, par le biais d’exemples concrets, les principes qui devraient sous-tendre le développement durable qu’AEB préconise pour notre région (cf. supra, B.1.6. et D.4.1.3.). C’est pourquoi nous nous limitons ici à rappeler quelques lignes de force:

·     sur le plan macro-spatial et dans une optique à long terme, il faudrait préférer la consolidation de la ZAE (fédérale) de Wavre-Nord, à la création d’une nouvelle ZAE régionale et sous-régionale surplombant le village de Vieusart. Cette dernière solution ne provoquerait pas seulement le débordement du pôle urbain de Wavre - Ottignies - Louvain-la-Neuve au-delà de l’axe E411-RN25, mais entamerait aussi une plage agricole interstitielle qui, à l’heure actuelle, marque la transition entre la zone périurbaine au sud de Bruxelles et la zone rurale couvrant l’Est du Brabant Wallon;

·     pour des raisons spatiales, agricoles, paysagères et écologiques, il importe de ne pas continuer l’étirement de la ZAE de Wavre-Nord vers l’est (village d’Ottenbourg et vallée de la Dyle, de grand intérêt biologique d’après le SDER). Par contre, toute extension future et dont l'opportunité sera établie, devrait s’envisager sur le plateau situé du côté de la E411 et dont l’intérêt paysager a déjà fortement diminué, précisément à cause de Wavre-Nord. De plus, il est à noter que dans la zone d’habitat dont la ZAE se rapprocherait ainsi, plusieurs maisons ont déjà été transformées en bureaux.

 

D.4.3.2          La ZAE de Jodoigne

Conformément à ce que nous avons dit au sujet de l'intégration paysagère sous le point B.2.3.6. (aspect visuel à courte et à longue distance), l’extension de la ZAE de Jodoigne devrait aller de pair avec des mesures d’intégration très strictes, étant donné la qualité exceptionnelle des paysages environnants - malheureusement trop peu attestée par les plans de secteur actuels. En l’occurrence, il s’agit d’un vaste plateau agricole descendant en pente douce vers la vallée de la Grande Gette et comprenant plusieurs bois et boqueteaux, comme le Bois de Columauge, le Bois Brulé, le Bois du Bombart et, un peu plus loin, le Bois du Haut Saint-Pierre. En ce qui concerne cet aspect paysager important, nous nous réjouissons que l’IBW n’envisage pas de franchir la ligne de crête entre le Bois du Bombart et les Bois Brulé et de Columauge, mais qu’elle y prévoit par contre la plantation d’une bande boisée permettant de diminuer considérablement l’impact paysager négatif de la ZAE projetée sur la campagne voisine, tout en créant un maillage écologique entre les trois bois susmentionnés.[172]

Toutefois, il nous semble que l’on pourrait davantage encore tenir compte des conséquences du projet d’extension de la ZAE de Jodoigne sur “la composition et la structuration du paysage”, comme le stipule le SDER.[173] Ainsi, la photo à la page suivante montre bien que la plantation d’une bande boisée sur la ligne de crête -aussi louable qu’elle soit- n’empêchera pas que l’extension de la ZAE actuelle sera particulièrement visible depuis l’autre versant de la vallée, à savoir depuis le plateau agricole situé entre le hameau de Brocui (Lathuy) et la ville même de Jodoigne.

jodoigne.jpg (27997 octets)
 
Vue générale de la ZAE de Jodoigne depuis le plateau de Lathuy. Si le zoning est à peine visible, ce n’est pas seulement parce qu’il se trouve dans le fond d’une vallée, mais aussi parce que des rangées d’arbres -voire des bosquets- ont subsisté un peu partout entre les constructions (surtout à proximité des endroits humides). N’est-ce pas là un effet paysager qui mérite d’être recherché aussi dans l’extension que l’IBW propose dans les champs situés de l’autre côté de la chaussée de Charleroi?
 

Conformément aux recommandations du SDER en ce qui concerne la prise en compte de l’aspect visuel à longue distance, AEB préconise dès lors la plantation de rangées d’arbres à haute tige (variétés indigènes) à l’intérieur de la nouvelle ZAE, de manière à ce que celle-ci prolonge le plus “naturellement” possible la ZAE existante. En même temps, l’on créerait ainsi un maillage vert visuel entre les bois qui se trouveront de part et d’autre de la nouvelle ZAE. Les dessins ci-dessous (basés sur la photo précédente) permettent de visualiser notre point de vue.

L’extension de la ZAE de Jodoigne:

ZAEJodoigne.jpg (54276 octets)

développement à éviter             développement préconisé par AEB

 

Toutefois, si nous venons de formuler un certain nombre de suggestions visant à optimaliser l’intégration du site proposé par l’IBW, cela ne signifie nullement qu’il n’existe pas, pour nous, des solutions encore meilleures... Ainsi, AEB s’étonne tout de même que l’on ait opté immédiatement pour un débordement de la ZAE actuelle au-delà de la chaussée de Charleroi (RN29). Ne pourrait-on pas envisager, comme l’indique le dessin repris ci-dessous, une extension le long de la rue de la Maladrerie (reliant Jodoigne et Jodoigne-Souveraine), ainsi que vers le centre-ville?

 

Carte n° 8: Idées d'AEB pour une extension alternative de la ZAE de Jodoigne

Carte ZAE Jodoigne.jpg (139986 octets)

 

Cette solution présenterait un triple avantage:

·     une meilleure intégration paysagère (l’on resterait dans un creux du paysage et l’on se limiterait à accentuer une situation existante, car il y a déjà des entreprises installées le long de la rue de la Maladrerie, dans la ZAE actuelle);

·     une meilleure cohérence spatiale (la ZAE resterait plus compacte);

·     une économie en terres arables de qualité (les terres agricoles concernées par l’extension actuellement proposée, sont plus riches que celles à côté du zoning actuel)

Signalons, en outre, un avantage d’ordre symbolique. En effet, en préservant la plage agricole en face du zoning actuel, l’on préserverait également l’image qui s’offre maintenant aux automobilistes regagnant Jodoigne depuis le sud, en empruntant la chaussée de Charleroi: à l’arrière-plan, les contours de la petite ville se profilent à l’horizon (commerces + bâtiments remarquables), sur l’avant-plan, à gauche, la ZAE actuelle marque le dynamisme de la région, tandis qu’à droite, un paysage enchanteur (sillonné d’ailleurs par un sentier de grande randonnée!) invite à la découverte des campagnes environnantes (tourisme diffus). Ville active et coquette, économie florissante et campagne de qualité en un seul coup d'œil... Ne serait-il pas intéressant de tenter de préserver cette image multiple, symbole de la richesse qu’une petite ville à la campagne peut abriter?

 

Si nous ne suggérons que de tenter de préserver l’image véhiculée par l’actuelle entrée “sud” de Jodoigne, c’est parce que nous sommes loin d’ignorer que l’extension alternative proposée ci-dessus n’est pas exempte d’inconvénients. Ainsi, nous savons que les zones proposées sont en partie marécageuses et qu’elles sont qualifiées d’intérêt paysager par les plans de secteur actuels. Toutefois, à cause précisément du développement de la ZAE existante, l’on pourrait se demander si cet intérêt paysager est encore d’actualité. N’a-t-on pas l’impression, en regardant les abords immédiats de la ZAE actuelle, d’avoir à faire à des espaces “en attente”? D’autant plus que, le long de la chaussée de Charleroi (RN29), entre le zoning existant et le centre-ville, quelques activités commerciales éparpillées ont vu le jour entre-temps (maison Papier, Aldi). Par ailleurs, l’existence de certaines parties plus ou moins marécageuses ne devrait pas nécessairement soulever des objections d’ordre économique ou écologique. En effet, devant l’altération qu’a déjà subie cette zone, l’on pourrait peut-être tenter une approche plus inventive, en créant une ZAE de type “paysager”, ce qui impliquerait:

·     que l’on préserverait les endroits humides, ce qui permettrait, dans la foulée, d’assurer une meilleure intégration des bâtiments industriels;

·     que, par conséquent, l’on ne construirait que sur les terrains suffisamment stables, où l’entreprise pourrait en même temps profiter du cadre verdoyant offert par les zones humides préservées;

·     que l’on accorderait une attention particulière à l’architecture des bâtiments implantés, de façon à assurer une transition harmonieuse avec le bâti résidentiel du centre-ville.

 

Notons enfin que si l’extension alternative proposée ici, ne permettait pas d’obtenir les 25 hectares supplémentaires en ZAE qui nous paraissent justifiables pour Jodoigne, il est toujours possible d’envisager une implantation intégrée d’activités économiques ailleurs dans la ville. Nous pensons notamment à l’accueil de PME à vocation locale:

·     sur d’anciens terrains industriels le long de la rue de Piétrain (3 hectares actuellement à vendre et pouvant être assainis);

·     dans la zone d’aménagement différé au sud de la chaussée de Hannut (RN 240), entre l’athénée et le centre-ville, où des activités économiques se sont d’ailleurs déjà développées ces derniers temps.

 

D.4.3.3          La ZAE de Perwez

 

Comme nous l’avons déjà indiqué précédemment (cf. supra, points B.1.6., D.4.1.2., D.4.1.3. et D.4.2.1.), un développement multifonctionnel (sections fédérale et sous-régionale) nous paraît concevable pour la ZAE de Perwez, sans soulever d’objections paysagères et spatiales majeures. Cependant, cela ne devrait pas empêcher l’IBW de prendre dès à présent des initiatives concrètes afin d’assurer une meilleure intégration de cette ZAE dans son environnement, et d’en réduire ainsi l’aspect quelque peu maussade (absence de zones tampons et de plantations[174], très peu de recherche architecturale,...). En outre, AEB souhaite que toute extension future et dont l'opportunité sera établie soit contiguë à la ZAE actuelle, afin de prévenir la fragmentation des campagnes environnantes.

 

D.4.3.4           Le potentiel de Grez-Doiceau

 

Certains s’étonneront peut-être de voir Grez-Doiceau repris dans la liste des ZAE proposée par AEB. Mais -nous l’avons déjà annoncé (cf. supra, point D.4.1.)-, il nous semble possible d’intégrer des activités économiques de portée sous-régionale dans le tissu bâti le long du tronçon Gastuche-Doiceau de la chaussée de Wavre. Si, à première vue, nous entrons ainsi en contradiction avec notre objection de principe contre tout étalement de l’habitat et des activités économiques le long des axes routiers, signalons toutefois que le long du tronçon considéré, ce phénomène semble -malheureusement- déjà irréversible. Afin donc d’éviter que des espaces encore relativement bien préservés soient sacrifiés, nous devons accepter, dans de rares cas et sous certaines conditions, que l’on entérine -voire renforce- parfois des situations de fait, aussi regrettables soient-elles...[175] Néanmoins, la règle générale doit rester de ne pas justifier des choix d'implantation sur bases de décisions inopportunes prises dans le passé.

 

Concrètement, nous pensons qu’il pourrait être judicieux de transformer certaines parties de la longue zone à bâtir le long du tronçon considéré, en zone d’aménagement différé, ce qui est de nature à faciliter l’implantation intégrée d’activités économiques (nous pensons en particulier aux alentours du carrefour de Doiceau). En outre, nous nous demandons s’il n’est pas possible de mener une politique visant à optimaliser le potentiel d’accueil des entreprises à Gastuche (les anciennes papeteries).

 

Par ailleurs, il va de soi que la présence d’habitations le long du tronçon considéré, requiert que l’on y accorde, plus encore que dans les “vraies” ZAE, une attention particulière à l’architecture des PME (et en particulier au coloris des matériaux). Quant aux éventuels problèmes de sécurité routière engendrés par cet étalement de PME sur plusieurs kilomètres (ou plutôt par la consolidation d’un tel étalement), signalons qu’il s’agit d’un tronçon de route en grande partie déjà délesté par la nouvelle RN25. En outre, l’on pourrait toujours envisager un réaménagement de la voirie en vue de réduire la vitesse ou, tout simplement, limiter la vitesse à, par exemple, 70 km/h.

 

Enfin, il est à noter que la possibilité d’implanter des activités économiques sous-régionales le long du tronçon Gastuche-Doiceau de la chaussée de Wavre, offre également une alternative tout à fait raisonnable aux entrepreneurs potentiels et aux chercheurs d’emploi des communes voisines de Beauvechain, d’Incourt ou de Chaumont-Gistoux. D'ailleurs, ce mouvement semble déjà entamé depuis plusieurs années.

 

D.5     Mais encore …

 

D.5.1         La gestion de la mobilité dans l’Est du Brabant Wallon

 

Sous le point B.1.7., nous avons déjà fait remarquer que le projet de renforcement économique de l’IBW, s'orientant vers la multiplication et la dispersion des ZAE dans l'espace rural de l'Est du Brabant Wallon, risquerait de provoquer, à long terme, des problèmes de mobilité dans plusieurs communes. En ce qui concerne Jodoigne, nous avions déjà relevé qu’il s’imposerait peut-être de réaliser le contournement de la ville, tel qu’il est -encore et toujours- inscrit dans les plans de secteur. Nous précisons ici que la construction de nouvelles routes devrait, pour nous, rester une solution ultime, à laquelle l’on ne devrait recourir que si toute autre solution (meilleur réglage des feux de signalisation, élaboration de plans de circulation, réaménagement de carrefours, augmentation de l’offre en transports en commun,...) s’avérait inopérante dans une optique à long terme. Sachant toutefois que la problématique de ce contournement est actuellement à l’étude[176], AEB tient d’ores et déjà à préciser que l’éventuel tracé devrait être choisi dans la mesure du possible en fonction des critères paysagers et spatiaux figurant parmi les treize critères énumérés sous le point C.1.. Ainsi, afin de préserver -voire d’améliorer- la qualité des paysages traversés, nous répétons ici notre point de vue formulé déjà de façon générale sous le point D.3.2. consacré au rôle structurant des axes (auto)routiers et selon lequel il s’impose de prévoir un tracé mariant le relief, ainsi que des dispositifs d’intégration. En ce qui concerne ce dernier élément, AEB souhaiterait que l’on s’inspire de la RN240 Grez-Doiceau - Jodoigne - Hannut, qui, parce qu’elle est presque partout joliment accentuée par une drève (arbres à haute tige de variétés indigènes), augmente la qualité des paysages traversés, plutôt que de la diminuer comme c’est le cas de trop d’autres routes...

RN240.jpg (24657 octets)

La RN240 Grez-Doiceau – Jodoigne, habillée de ses rangées d'arbres. Un élément paysager de qualité qui devrait inspirer les gestionnaires de voiries…

 

D.5.2         La création d’emplois alternatifs en symbiose avec la spécificité de l’Est du Brabant Wallon

Sous le point B.1.8. (in fine), nous avons argué qu’il est également possible de créer des emplois durables en dehors de la sphère strictement économique, et ce en “valorisant” le potentiel “authentique” de notre région, à savoir: sa ruralité, sa richesse paysagère (alternance de plateaux cultivés, de pentes boisées et de villages de qualité urbanistique préservée), ainsi que ses zones d’intérêt biologique. Parmi les domaines susceptibles de générer des emplois, mentionnons la diversification agricole à caractère non industriel, l’agriculture biologique, la valorisation de produits du terroir, l’aménagement de voiries à mobilité lente, le tourisme et les loisirs diffus, la rénovation du patrimoine bâti, l'artisanat, l’entretien des paysages et des zones d’intérêt biologique,...[177]

AEB a tenu à intégrer explicitement cette catégorie d’emplois dans son projet de développement alternatif, et ce en tenant compte des initiatives développées par plusieurs communes de l'Est du Brabant Wallon dans le cadre du développement rural, et en y intégrant, dès à présent, le projet de création d’un “Parc Naturel de la Dyle”. Ce parc serait situé dans la partie de l’Est du Brabant Wallon qui, selon le SDER, rassemble un certain nombre de sites de grand intérêt biologique. Ajoutons-y d’emblée que ce parc naturel ne serait nullement incompatible avec le développement du pôle urbain tout proche de Wavre - Ottignies - Louvain-la-Neuve et qu’il ne concurrence nullement l’implantation d’activités économiques sur son territoire.

 

D.5.3         Quid de l’eurocorridor Bruxelles-Liège (E40)?

Nous l'avons dit (cf. supra, point D.1.), dans le cadre de notre projet de développement alternatif, le Brabant Wallon n’accueillerait donc pas de ZAE de portée fédérale le long du tronçon de la E40 traversant son territoire. Cela ne signifie nullement qu’AEB ne reconnaît pas l’intérêt que pourrait avoir une telle ZAE dans l’eurocorridor Bruxelles-Liège. Mais à notre avis, il faudrait appliquer à cet eurocorridor les mêmes principes spatiaux que ceux que nous avons préconisés en ce qui concerne l’eurocorridor Bruxelles-Namur-Luxembourg (cf. supra, point B.1.4.). L’on se souviendra que ces principes, qui nous semblent d’ailleurs être conformes au SDER, se résument comme suit:


·     dans un eurocorridor, une concentration en ZAE plus élevée que dans une région agro-géographique proprement dite, se justifie parfaitement,...
·     mais il faudrait s’abstenir d’éparpiller ou d’étaler ces ZAE le long des (auto)routes constituant l’axe de cet eurocorridor,...
·     parce qu’il importe de préserver, même dans les axes de développement (qui ne suppriment pas les régions agro-géographiques qu’ils traversent), les espaces interstitiels, garants de la qualité du cadre de vie et de la cohérence spatiale du territoire wallon.

Etant donné la “longueur” du tronçon brabançon de la E40 (environ 5 kilomètres!), AEB estime que la recherche d’un site idéal pour une ZAE de portée fédérale, devrait s’inscrire dans une optique supraprovinciale - voire suprarégionale. C’est pourquoi nous invitons l’IBW à élaborer une solution en collaboration avec la province de Liège, tout en tenant compte de l’offre en ZAE dans les zones limitrophes du Brabant Flamand et du Limbourg. Ne perdons pas de vue, en effet, que la ZAE proposée actuellement pour Hélécine, empiéterait sur un espace interstitiel suprarégional (à savoir: celui entre Tirlemont et Hannut) et qu’elle serait située à un jet de pierre seulement des ZAE de Hoegaerde et de Tirlemont - cette dernière ville pouvant être, comme Gembloux, considérée comme un point d’ancrage sur un eurocorridor, susceptible d’accueillir des activités économiques de portée fédérale. Créer une ZAE fédérale à Hélécine équivaudrait en quelque sorte à la création d’une telle ZAE au milieu de l’espace interstitiel séparant les pôles urbains de Wavre - Ottignies - Louvain-la-Neuve et de Gembloux (eurocorridor E411), ce qui constituerait -nous l’avons déjà dit- un acte d’aménagement incohérent d’un point de vue spatial. Bref, implanter une ZAE fédérale à Hélécine n’est-ce pas créer un cas de double-emploi (suprarégional cette fois-ci) et donc se livrer à une pratique pourtant redoutée par le SDER?

Concrètement, et afin d’éviter les effets spatiaux déstructurants d’une logique concurrentielle trop symbolique (marquer l’entrée en territoire wallon par une ZAE de type fédéral, tandis que l’on est dans une région agro-géographique), nous demandons donc que soit étudiée l’opportunité de la création d’une ZAE de portée fédérale à une distance plus raisonnable de Tirlemont et sans nécessairement rester en Brabant Wallon. Compte tenu de l’absence, le long de la E40, d’un pôle d’ancrage avant Waremme ou d’une entité comparable à Perwez, nous pensons à la création d’une ZAE nouvelle à proximité d’une sortie d’autoroute (par exemple à Lincent - côté nord de la E40?). Cependant, il nous paraît tout aussi concevable et réaliste d’envisager un développement plus poussé (dans un sens multifonctionnel avec des sections fédérale, régionale et sous-régionale) de la ZAE de la ville de Hannut, tout comme Jodoigne un pôle d’appui en milieu rural selon le SDER[178], mais offrant un accès plus aisé vers l’autoroute (pratiquement pas de villages à traverser).

 

Carte n° 9: Idées d'AEB pour une ZAE de portée fédérale le long de l'eurocorridor Bruxelles-Liège (E40),

compte tenu du contexte supraprovincial

 

 

Notons que, dans l’optique de la redistribution des retombées fiscales des ZAE telle que préconisée par AEB (cf. supra, point B.1.5.), une ZAE près de ou à Hannut profiterait également aux communes du Brabant Wallon. Autre avantage: comme le tableau n° 2 relatif au degré de dispersion des ZAE actuelles (cf. supra, C.2.3.1) l’indique, Hannut est idéalement situé pour les entrepreneurs et chercheurs d’emploi des communes de l’extrême-est du Brabant Wallon (Hélécine: 12,5km, Orp-Jauche: 10km).

 

D.5.4         Quid en cas de saturation prématurée des ZAE proposées dans le cadre du projet de développement alternatif d’AEB?

 

Afin d’anticiper une éventuelle saturation prématurée des ZAE retenues par AEB, nous insistons pour que soit élaborée au plus vite une liste exhaustive des anciens sites industriels en Brabant Wallon, qui pourraient ensuite être assainis en temps opportun. En outre, il serait intéressant que l’IBW encourage l’achat, par des investisseurs potentiels, de bâtiments industriels plus récents (dans les ZAE ou non) qui se seraient vidés suite à une faillite ou une cessation des activités.

 

Enfin, au cas où, durant la décennie prochaine, une augmentation ponctuelle du potentiel en ZAE s’avérerait vraiment  nécessaire, AEB estime que la priorité doit être accordée à l’extension des ZAE existantes, en particulier celles de Perwez (contiguë à la ZAE actuelle) et de Wavre-Nord (vers la E411). Et si la ZAE de Jodoigne subissait trop rapidement une pression trop forte que l’on n’arriverait pas à diminuer en assainissant d’anciens sites industriels ou en encourageant l’achat de bâtiments récents abandonnés, l’on pourrait éventuellement envisager la création d’une ZAE sous-régionale à proximité d’Orp, village déjà marqué par une certaine activité économique. Cette ZAE pourrait dévier de Jodoigne un certain nombre d’entrepreneurs (c’est-à-dire, ceux avec des activités sous-régionales) d’Orp et d’Hélécine...

Notes:

[142] A savoir concernant le degré de dispersion actuel des ZAE et le taux de remplissage des ZAE jusqu’à présent.

[143] Esquisse du Plan de développement de l’est du Brabant Wallon (7 communes) - Le Projet de Pays, op. cit., p. 18.

[144] Même si l’on peut regretter que des règlements urbanistiques tels que le RGBSR, n’aient pas (encore) pu empêcher que, par endroits, le fléau des “fermettes flamandes” continue à sévir...

[145] Informations obtenues par voie téléphonique auprès du Bureau Economique de la Province de Namur (BEPN).

[146] Op. cit., pp. 13-14 et 29.

[147] Information obtenue par voie téléphonique auprès de l’administration communale de Wavre.

[148] Etude d’incidences relative aux projets d’extension de Wavre-Nord, op. cit., pp. 13-14.

[149] C’est-à-dire: 78 hectares à Nivelles-Circuit + 8 hectares encore disponibles à Nivelles-Sud.

[150] SDER, carte n° 17: projet de structure spatiale pour la Wallonie, p. 135.

[151] Ibidem.

[152] Ibidem.

[153] La ZAE des Isnes est conçue pour accueillir des activités à caractère scientifique, ainsi que des activités industrielles classiques et non polluantes, spécialisées dans les domaines de l’agro-alimentaire, des technologies agri-environnementales et de l’information. C’est surtout dans ces deux derniers domaines qu’elle pourrait, à notre avis, constituer une alternative valable pour Wavre-Nord. Evidemment, cela suppose qu’on la rende plus attrayante pour les investisseurs, en remédiant tant que faire se peut aux lacunes actuelles et inhérentes à l’implantation de toute ZAE de type non strictement agro-alimentaire “en rase campagne” (manque de moyens de transports en commun, éloignement de commerces et de restaurants). Le cas échéant, l’on pourrait même envisager une certaine diversification de la ZAE des Isnes, afin de remplir enfin cet espace qui, eu égard aux infrastructures routières déjà réalisées, semble de toute façon perdu pour l’agriculture... (Les données sur lesquelles nous basons ce raisonnement, sont issues de l’étude relative au projet d’extension de la ZAE de Sauvenière: Extension de la zone industrielle de Gembloux-Sauvenière - Notice d’évaluation préalable des incidences sur l’environnement, étude réalisée par le bureau d’études EECO s.p.r.l., Aiseau-Presles, s.d., p. 15 - rappelons qu’une nouvelle étude d’incidences vient d’être commandée.)

[154] Etude d’incidences relative aux projets d’extension de Wavre-Nord, op. cit., p. 29.

[155] 0,6 hectares par an (ibidem).

[156] Idem, pp. 30-32.

[157] Idem, p. 30 et 31.

[158] Idem, p. 32.

[159] Selon l’étude d’incidences relative aux projets d’extension de Wavre-Nord, op. cit., pp. 31-32.

[160] L'absence de données chiffrées s'explique par le fait que cette ZAE n'existe pas actuellement.

[161] L'absence de données chiffrées s'explique par le fait que nous ne disposons pas de chiffres relatifs au degré de localité de cette ZAE.

[162] Toutes ZAE confondues.

[163] Pour rappel: chiffres indicatifs.

[164] Il s’agit des 8 hectares encore disponibles en 1998 additionnés aux 78 hectares bientôt disponibles à Nivelles-Circuit (source: étude d’incidences relative aux projets d’extension de Wavre-Nord, op. cit., p. 29.).

[165] Pour rappel: chiffres indicatifs.

[166] Il s’agit des 8 hectares encore disponibles en 1998, additionnés aux 78 hectares bientôt disponibles à Nivelles-Circuit (source: étude d’incidences relative aux projets d’extension de Wavre-Nord, op. cit., p. 29).

[167] Toutes sections confondues.

[168] Pour rappel: chiffres indicatifs.

[169] Il s’agit des 8 hectares encore disponibles en 1998 additionnés aux 78 hectares bientôt disponibles à Nivelles-Circuit (source: étude d’incidences relative aux projets d’extension de Wavre-Nord, op. cit., p. 29.

[170] Pour rappel: chiffres indicatifs.

[171] Dont le lecteur trouvera un aperçu dans "Avant d'entamer la lecture…", point 2.

[172] Selon une information obtenue par voie téléphonique auprès de l’IBW.

[173] A la page 215.

[174] Même l’extension récemment mise en œuvre n’en dispose pas!

[175] Notons que ce même raisonnement est à la base de nos propositions quant aux extensions futures de Wavre-Nord (en remplacement d’une toute nouvelle ZAE à Vieusart), ainsi que de notre proposition alternative pour l’extension de la ZAE de Jodoigne (afin de sauvegarder la plage agricole encore vierge à l'est de la RN29).

[176] D’après une information obtenue auprès de l’administration communale de Jodoigne.

[177] Pour une énumération plus complète: cf. supra, point B.1.8. (in fine).

[178] SDER, carte n° 17: projet de structure spatiale pour la Wallonie, p. 135.

 

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