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D. CONTRIBUTION A UN PROJET DAVENIR POUR LEST DU BRABANT WALLON: LALTERNATIVE DAEB
D.1 Introduction
Le lecteur attentif laura déjà compris: sur la base des constats faits sous le point C.2.[142], AEB estime quen principe, le souci de prévoir une réserve en ZAE suffisante ne nécessite pas automatiquement un éparpillement plus poussé des ZAE à travers le territoire de lEst du Brabant Wallon. Dans létat actuel des choses (220 hectares encore disponibles pour l'ensemble de la province) et pour les dix ans à venir (délai dans lequel s'inscrit le projet de renforcement économique de l'IBW), il nous semble, en effet, quune extension réfléchie des ZAE existantes, en combinaison avec la capacité daccueil en dehors du territoire provincial, devrait suffire à donner aux entrepreneurs, notamment de l'Est du Brabant Wallon, lespace dont ils ont besoin pour déployer leurs activités. Cette prévision nous paraît dautant plus réaliste que nous proposons en même temps (cf. supra, point C.1., principe n° 12, développé sous le point B.1.9.) de consacrer en priorité les ZAE aux producteurs de biens (avec, éventuellement, une activité de vente accessoire), tandis que les activités de vente aux particuliers seraient davantage orientées vers les quelques entités à vocation commerciale existantes. Dans la foulée, une telle politique dimplantation contribuerait à endiguer lexode des commerces vers la périphérie des agglomérations et donc de réaliser un des objectifs du SDER. En outre, AEB a tenu à intégrer, dans ses propositions, le potentiel demplois alternatifs durables dans dautres secteurs que celui des entreprises traditionnelles et dont de nombreux exemples ont été donnés précédemment (cf. supra, B.1.8.). Comme il sagit souvent demplois plus en phase avec la ruralité de notre région, mieux adaptés au profil des chômeurs de longue durée et/ou sous-qualifiés, ainsi que moins sujets à certains facteurs dincertitude propres au système économique (cycles conjoncturels, tendance à lautomatisation,...), lon peut considérer quils contribueront pleinement au développement durable de notre région. Certes, et comme nous lavons déjà dit, il est à craindre que les communes actuellement demandeuses dune ZAE napprécient pas de sen voir privées en fin de compte, car les recettes fiscales (sous la forme de centimes additionnels) en provenance des ZAE peuvent être considérables. Cependant, il importe de répéter ici que cet obstacle peut être parfaitement levé par lintroduction dun mécanisme de solidarité inter-communale, tel quil a été décrit antérieurement (cf. supra, B.1.5.). En conséquence de ce qui précède, AEB a décidé de présenter, pour les dix ans à venir (et même au-delà, en ce qui concerne la préservation de la ruralité et la création demplois durables y afférentes), un projet de développement alternatif ayant comme particularité principale, dans son volet d'aménagement purement économique, un degré de dispersion des ZAE égal au degré actuel. Laccent sera donc mis sur lextension des zones daccueil existantes, ce qui signifie essentiellement et concrètement que nous estimons inopportune limplantation dune ZAE à Vieusart, Piétrebais et Hélécine, même si, en ce qui concerne le cas dHélécine, nous ne nous opposons pas à une ZAE de portée fédérale quelque part le long de la E40 (nous y reviendrons sous le point D.5.3.). Rappelons encore que l'alternative d'AEB est formulée avant tout comme une adaptation du projet de renforcement économique de l'IBW, qui propose, à côté de quelques extensions de ZAE existantes, une série de nouvelles ZAE pour l'Est du Brabant Wallon. Cela explique la prépondérance, dans le projet de développement alternatif d'AEB, de suggestions ayant trait au nombre d'implantations à prévoir, aux sites les plus appropriés, ainsi qu'à un aménagement intégré des ZAE finalement retenues. Il importe également de ne pas perdre de vue les principes et constats sous-tendant ce projet (cf. supra, chapitre C) et qui découlent, eux, des observations formulées au chapitre B vis-à-vis du projet de renforcement économique présenté par l'IBW pour les dix ans à venir. Dans les pages qui suivent, le lecteur pourra donc prendre connaissance de ce quAEB estime être, pour lEst du Brabant Wallon, un projet de développement à la fois durable, équilibré et intégré...
D.2 Carte et légendeCarte n° 7: Proposition alternative d'AEB concernant une structure spatiale pour l'Est du Brabant Wallon (compte tenu du SDER) D.3 Lignes de forceD.3.1 La préservation de la ruralitéComme on pourra le constater, la préservation des espaces ruraux constitue la toile de fond du projet de développement alternatif présenté par AEB. Dans ce cadre, signalons que lespace rural à préserver correspond en grandes lignes à celui que nous avons défini sur la base de la carte n° 6 relative à lurbanisation morphologique par village (point C.2.2.2.). Concrètement, il sagit de quasiment tous les villages faisant partie des catégories 1 et 2 (villages ruraux et villages ruraux dotés dune ZAE dont la portée dépasse le cadre sous-régional), ainsi que de certains petits centres ruraux (catégorie 4) et de la périphérie des petites villes en zone rurale (catégorie 6). Signalons, en outre, que lespace rural à préserver coïncide plus ou moins avec ce que lon considère traditionnellement comme étant lEst du Brabant Wallon. D.3.2 Le rôle structurant des axes (auto)routiersSi, de par le passé, les infrastructures routières ont trop souvent été une source déclatement de lhabitat et des activités économiques, AEB souhaite que routes et autoroutes jouent désormais un rôle résolument structurant de lespace. Il importe cependant de souligner ici que ce rôle devrait senvisager sous un angle beaucoup plus large que sous celui du seul désenclavement économique de la région, comme cest le cas aujourdhui. Cest pourquoi le projet de développement alternatif dAEB se construit autour de trois catégories daxes routiers: 1. les axes ruraux (RN91, RN240, RN243), ayant une double vocation. Dabord, celle de permettre de bonnes liaisons à lintérieur de la zone rurale de lEst du Brabant Wallon, ainsi quentre cette zone et les zones limitrophes. Ensuite, celle dassurer le maintien -voire la consolidation- de la zone rurale. Concrètement, cette deuxième fonction implique que lon évitera, dans les zones traversées par les axes ruraux, la création, en pleine campagne, de ZAE ne présentant aucun lien avec la ruralité et l'agriculture. Des telles activités pourraient parfaitement être accueillies dans les ZAE à proximité des petites villes en zone rurale (Jodoigne et Perwez). Dans le même ordre didées, lon y veillera à un recentrage de lhabitat, afin dendiguer leffet tache dhuile émanant de la grande agglomération bruxelloise; 2. les axes de développement (RN4/E411, E40), qui coïncident avec les eurocorridors définis par le SDER (cf. supra, "Avant d'entamer la lecture ", point 4.). Cest autour de ces axes que devra se structurer lessentiel des activités économiques. Notons à cet égard que le choix du verbe se structurer nest pas innocent. Il serait en effet inopportun que le fait, pour une commune, de se trouver dans un eurocorridor, lui serve de prétexte à une application moins consciencieuse des principes daménagement contenus dans le SDER. Le statut deurocorridor neffaçant pas celui de région agro-géographique, il convient, comme dans nimporte quelle autre région, dy éviter que les activités économiques ne sétalent le long des infrastructures routières ou ne soient éparpillées à travers le territoire. Cela explique la présence, dans le plan de développement alternatif dAEB, dun espace interstitiel à préserver entre le pôle de Wavre - Ottignies - Louvain-la-Neuve et celui de Gembloux, à savoir: depuis Corbais à Ernage, en passant par Walhain. Cest dailleurs ce même point de vue qui fonde les réserves que nous avons exprimées précédemment quant à Hélécine, comme éventuel lieu daccueil dune ZAE de portée fédérale; 3. les axes de liaison (RN25, RN29), dont la fonction principale est de relier les eurocorridors le long de la E40 et de la E411, et, par là, dassurer la fluidité du trafic nord/est - sud/ouest. Comme les axes de liaison profitent tant aux régions agro-géographiques quaux aires de développement, leur rôle sera adapté à la zone quils traversent. Ainsi, dans les zones rurales, ils contribueront au maintien et à la consolidation de la ruralité (à linstar des axes ruraux), tandis que dans les aires de développement, ils concourront à la structuration et à laccessibilité des ZAE (à linstar des axes de développement).
Les abords de la RN91 entre
Roux-Miroir et Pietrebais, Signalons que lidée de donner une fonction structurante aux axes routiers, se retrouve également dans les textes préparatoires du Projet de Pays pour lEst du Brabant Wallon[143], dont nous avons déjà commenté certains aspects précédemment (point B.1.5.). Cependant, nous craignons que ce rôle structurant, tel quil est décrit -sommairement- par les concepteurs du Projet de Pays, ne sinspire dune vision trop économique. Comment interpréter, en effet, lobjectif de créer un effet de porte dentrée en Wallonie, là (cest-à-dire à Hamme-Mille) où la RN25 (et par extension tout autre axe?) entre en Brabant Wallon? Cela implique-t-il la création -sinon dans limmédiat, du moins à terme- de ZAE pour marquer la transition Flandre-Wallonie, comme cest le cas actuellement de la RN7 à Saintes, de la RN4 à Wavre(-Nord) et, peut-être bientôt, de la RN64 à Hélécine? Tout en comprenant la nécessité de redresser léconomie wallonne, AEB tient à mettre en garde contre le recours abusif à de tels aménagements symboliques. Si lEst du Brabant Wallon était une région industrielle comme lancien bassin houiller, limplantation de ZAE à proximité de la frontière (linguistique, nationale ou provinciale) aurait certainement du sens (pour autant que les autres critères dun bon aménagement du territoire soient également rencontrés). Mais ne serait-ce pas donner un faux signal que de créer systématiquement des ZAE aux entrées dune région essentiellement rurale? Nest-ce pas non plus oublier quil existe déjà bel et bien un effet de porte dentrée en Wallonie aux endroits où la RN25 et la RN64 entrent en Brabant Wallon? En effet, que lon regagne la Wallonie par Hamme-Mille (RN25) ou par Hélécine (RN64), lon a toujours limpression dentrer dans un autre monde: le chaos urbanistique de la Flandre (enrubannement et éclatement de lhabitat, architecture hétéroclite, cadre de vie souvent altéré par une implantation peu judicieuse des activités économiques...) cède la place à une région qui -du moins jusquà présent- a su préserver son âme (villages restés plus ou moins authentiques, architecture contemporaine mieux intégrée à lhabitat traditionnel[144], espaces ruraux non encore (trop) fragmentés, implantation relativement concentrationnaire des activités économiques,...). Ce sont précisément ces qualités quil importe de mettre en exergue dans une région où -rappelons le- le renforcement du développement économique nest pas une nécessité urgente. Et comme nous le démontrerons dans les pages qui suivent, une telle philosophie nest nullement incompatible avec le développement de ZAE... Dans le même ordre didées et afin déviter au maximum les problèmes de mobilité, il simpose de mener une politique daménagement préventive le long de tous les axes, qui consiste à empêcher tout développement linéaire de lhabitat et des activités commerciales, ou à enrayer ce phénomène là où il existe déjà. En ce qui concerne le déblocage des points noirs existants (agglomérations congestionnées), au lieu denvisager directement la construction dun contournement, lon étudiera dabord la faisabilité de solutions moins dévoreuses de lespace et moins coûteuses, à savoir: des plans de circulation intégrés au tissu villageois ou urbain, et un meilleur réglage des feux de signalisation. Si des contournements savéraient malgré tout nécessaires, il faudrait, comme pour limplantation de ZAE, veiller à une intégration paysagère optimale (marier, dans la mesure du possible, le tracé au relief, prévoir des plantations, choisir un tracé le moins éloigné possible des agglomérations afin de prévenir la fragmentation de lespace,...)
D.3.3 La solidarité inter-communaleNous tenons à répéter ici que, pour AEB, une politique de développement se voulant judicieuse, ne saurait se passer dun mécanisme de redistribution équitable des retombées des ZAE, tel que décrit antérieurement (point B.1.5.). A réaliser durgence donc, sous quelque forme que ce soit...
D.3.4 Limplantation dactivités commercialesAfin de ne pas gonfler inutilement le nombre dhectares en ZAE supplémentaires, AEB préfère que les activités de vente aux particuliers soient écartées des ZAE pour être intégrées dans les entités à plus forte vocation commerciale. Les catégories dentités proposées sont les suivantes: 1. les pôles commerciaux, ayant une portée supra-régionale et régionale, dans la mesure où ils sont susceptibles de desservir quasiment lensemble de lEst du Brabant Wallon - voire plus. Il sagit de Wavre et dOttignies - Louvain-la-Neuve; 2. les points dancrage commerciaux, ayant une portée régionale et sous-régionale, dans la mesure où ils accueillent surtout des activités commerciales puisant leur clientèle dans un rayon comprenant, à côté de la commune même, plusieurs communes environnantes. LEst du Brabant Wallon en compte deux: Jodoigne et Perwez; 3. les points dappui commerciaux, dont la portée sous-régionale et locale sexplique par le fait quils sadressent essentiellement à une clientèle habitant la commune même ou, le cas échéant, un ou plusieurs villages limitrophes dune ou de plusieurs communes voisines. Sous cette catégorie, nous retrouvons Chaumont-Gistoux, Grez-Doiceau, Hamme-Mille et Orp-Jauche. Il va de soi que le renforcement des pôles, points dancrage et points dappui commerciaux, ne devrait pas exclure le développement intégré dactivités commerciales de proximité (boucheries, boulangeries, épiceries...) dans dautres entités. Nous pensons ici en particulier aux communes -très rurales- dIncourt et de Ramillies. Mais comme pour les ZAE, nous tenons à faire remarquer quaucune commune de lEst du Brabant Wallon ne se situe à une distance infranchissable dune entité à vocation commerciale (plus ou moins un quart dheure de route). Pour combler déventuelles lacunes ou pour desservir des personnes âgées ou à mobilité réduite, la pratique des marchés et des marchands itinérants mériterait aussi dêtre encouragée. Enfin, il convient de ne pas négliger linfluence émanant dentités à vocation commerciale (toutes catégories confondues) situées en dehors du territoire provincial: Leuven, Tirlemont, Landen, Hannut, Eghezée et Gembloux.
D.4 Commentaires relatifs aux ZAE retenues pour les dix ans à venirD.4.1 Les ZAE retenues, leur portée et la surface disponible ou à prévoirD.4.1.1 Quelques remarques préliminaires...Rappelons demblée que les ZAE peuvent, pour AEB, être divisées en sections destinées à accueillir de façon ordonnée différentes catégories dactivités économiques selon leur rayon daction (fédérale, régionale, sous-régionale). Assez logiquement cependant, il devrait être exclu de prévoir des sections dont la portée dépasse la portée maximale de la ZAE dans laquelle elles seront intégrées (cf. supra, point B.1.9.). Précisons en outre quen vertu de la nécessité dinscrire le développement économique de lEst du Brabant Wallon dans un contexte plus large, notre liste des sites dimplantation tiendra compte également du potentiel actuel et/ou futur des ZAE de Nivelles (Ouest du Brabant Wallon) et de la récente demande dextension de la ZAE de Sauvenière (près de Gembloux en province de Namur). Pour la ZAE de Sauvenière, il convient de spécifier quil sagit de la réintroduction dune demande dextension introduite voici plusieurs années. Cette demande, qui portait sur 30 hectares, a déjà fait lobjet dune étude dincidences, mais suite à lentrée en vigueur du nouveau CWATUP, une nouvelle étude vient dêtre commandée.[145] Comme rien nest donc décidé pour linstant, lon comprendra que, par prudence, nous nous tiendrons à un potentiel de 25 hectares - chiffre hypothétique et donc à prendre avec précaution... Nous demandons la même précaution quant au potentiel mentionné pour Grez-Doiceau, où AEB propose limplantation intégrée dactivités économiques de portée sous-régionale, notamment sur le tronçon Gastuche-Doiceau de lancienne chaussée Wavre - Hamme-Mille. La détermination de la surface encore disponible devrait faire lobjet dune étude plus approfondie. Pour plus de détails concernant cette proposition, nous renvoyons le lecteur aux points D.4.1.2. et D.4.3.4. ci-après. Notons enfin que les autres chiffres quant à la surface encore disponible proviennent de létude dincidences relative aux projets dextension de Wavre-Nord.[146] En ce qui concerne Wavre-Nord même, nous avons tenu compte du fait que lextension vers la E411 (33ha20a concernés) a été refusée en fin de compte.[147] Par ailleurs, nous avons déduit des extensions approuvées (132ha90a), un nombre dhectares correspondant à la surface qui, soit était déjà occupée (entre autres par la société SmithKline Beecham à raison de 16 hectares), soit nest déjà plus réellement disponible (pour cause de vente ou doption dachat), et ce toujours selon létude dincidences susmentionnée. Au total, 86ha70a des 132ha90a finalement obtenus ne seraient déjà plus réellement disponibles[148] (ce qui ne signifie pas nécessairement quils sont déjà construits).
D.4.1.2 Liste des implantations retenues par AEB (classées par ordre alphabétique)Explications préliminaires: Le lecteur constatera que nous faisons une distinction entre le nombre dhectares (encore/bientôt) disponibles et le nombre dhectares à prévoir. La précision (encore/bientôt) disponibles signifie que la ZAE en question dispose encore dun potentiel correspondant au nombre dhectares mentionnés, ou quelle en disposera bientôt, cest-à-dire après réalisation dune extension récemment approuvée. La précision à prévoir signifie quil faudra envisager une extension correspondant au nombre dhectares proposés. Notons encore que pour la ZAE de Sauvenière, nous parlons dun nombre dhectares probablement libérés. Rappelons que cette prudence sexplique par le fait quune demande dextension vient seulement dêtre déposée, sans que lon ne connaisse, à présent, la suite qui y sera donnée. Compte tenu de ce qui précède, les sites dimplantation proposés par AEB pour les dix ans à venir, sont les suivants: Grez-Doiceau/chaussée de Wavre (consolidation
dune situation existante: petites entreprises éparpillées sur quelques
kilomètres, avec, notamment, le site réaffecté des papeteries de Gastuche) Jodoigne
(extension de la ZAE actuelle) Nivelles-Sud + Nivelles-Circuit (potentiel actuel)
Ottignies - LLN - Mont-Saint-Guibert (potentiel
actuel) Perwez (extension récemment mise en uvre) Sauvenière (prise en compte de lextension
récemment demandée par le BEPN) Wavre-Nord (extensions récemment approuvées) ![]() D.4.1.3 Précisions et commentaires...Afin de déterminer la portée maximale des ZAE et les sections quelles peuvent accueillir, nous avons appliqué un double critère, à savoir: 1. la situation des ZAE par rapport aux aires de développement (eurocorridors le long des autoroutes) ou aux aires de coopération suprarégionales (en loccurrence, le triangle Mons-Bruxelles-Namur), telles que définies par le SDER[150]; 2. le statut conféré par le SDER à lentité où les ZAE sont implantées. Ainsi, cest en vertu du premier critère que les ZAE de portée fédérale se situent toutes à proximité dune autoroute formant laxe central dun eurocorridor ou traversant une aire de coopération suprarégionale (Mont-Saint-Guibert/Ottignies - LLN, Nivelles, Perwez, Sauvenière, Wavre-Nord). Dautre part, limportance que revêt lentité daccueil de la ZAE selon le SDER, explique les différences quil peut y avoir à lintérieur dune même catégorie de ZAE, comme entre les ZAE fédérales de Sauvenière/Gembloux et de Perwez. Lon constatera, en effet, que la ZAE de Sauvenière contient trois sections (fédérale, régionale et sous-régionale), tandis quà Perwez, la section régionale fait défaut. Cest que le SDER considère la ville de Gembloux -à juste titre dailleurs- comme un pôle dancrage sur un eurocorridor, ce qui nest pas le cas pour Perwez.[151] A défaut davoir un rayonnement régional comme Gembloux, Perwez na donc pas strictement besoin, selon nous, dune section destinée à accueillir des entreprises ayant une clientèle régionale. De telles entreprises devraient être acheminées vers les ZAE de Sauvenière ou de Jodoigne, toutes deux situées à une distance parfaitement franchissable - lon se souviendra du tableau n° 2, relatif au degré de dispersion des ZAE (cf. supra, point C.2.3.1.). En ce qui concerne Jodoigne, étant donné la situation de la ville en pleine région agro-géographique, il nous semble logique que sa ZAE ne dispose pas de section fédérale. Par contre, comme Jodoigne joue incontestablement un rôle moteur dans lEst du Brabant Wallon (ce qui lui a dailleurs valu le statut de pôle dappui en milieu rural dans le SDER[152]), une ZAE de portée régionale, dotée dune section sous-régionale, sy justifie pleinement. Le schéma repris ci-après, visualise la façon dont AEB conçoit la politique dimplantation dentreprises à vocation régionale et fédérale: ![]()
Une politique dimplantation telle que décrite ci-dessus, suppose évidemment que lon oriente quelque peu les entrepreneurs désireux de sétablir dans notre région, plutôt que de faire dépendre la portée des ZAE de la nature des entreprises qui sy installeront au fil des ans (cf. supra, point B.1.9.). Si nous rejetons cette dernière attitude, cest parce quelle nous paraît trop peu cohérente dun point de vue économique et quelle ne permet pas danticiper convenablement, et dès la conception des ZAE, les éventuelles nuisances pouvant naître des activités futures. Le but dune orientation des investisseurs nest donc pas de mener une politique dirigiste et encore moins détouffer le dynamisme de nos entrepreneurs, mais dassumer -voire de prévenir- dès à présent les effets indésirables des choix économiques pris aujourdhui (fragmentation de lespace, problèmes de mobilité, dégradation du cadre de vie, perte de terres agricoles de qualité,...). Les générations futures nous en sauront gré...
Avant de passer à une présentation plus détaillée des sites dont nous proposons lextension, nous clôturons ce point par deux dernières précisions: la première concerne la ZAE de Wavre-Nord, la seconde a trait à celle de Perwez.
En ce qui concerne Wavre-Nord, nous tenons à préciser quen intégrant dans notre projet de développement alternatif les extensions récemment approuvées, nous napprouvons nullement le flou procédural ayant caractérisé leur réalisation, et encore moins la décision -malheureuse dun point de vue agricole, spatial, paysager et écologique- détirer la ZAE vers lest. En effet, ces extensions sarticulent particulièrement mal au tissu villageois dOttenbourg, accentuent le déclin des surfaces agricoles et ont un impact paysager non négligeable étant donné leur situation en bordure de plateau. De plus, elles se rapprochent trop de la vallée de la Dyle, de grand intérêt biologique et déclarée zone de protection spéciale par les instances européennes. Mais on le sait, cette critique fondamentale ne signifie pas que notre association soppose au principe même dune ZAE de portée fédérale (avec sections régionales et sous-régionales) à proximité dun pôle urbain comme Wavre. Par conséquent, et devant la (triste) réalité des faits, nous acceptons que le potentiel daccueil récemment créé à Wavre-Nord puisse être utilisé afin de faire face à la demande dinvestissements de la décennie prochaine. Ajoutons-y demblée, en nous référant à ce que nous avons dit sous le point B.1.6., que toute éventuelle extension future devrait se faire du côté ouest, sur le plateau situé entre le zoning actuel et la E411. Cependant, compte tenu du taux de remplissage moyen des ZAE brabançonnes (pour rappel: 7 à 8 hectares par an), AEB estime que la surface actuellement encore disponible à Wavre-Nord (46ha20a) devrait suffire pour les dix ans à venir. Si un taux de remplissage moyen de 4,62 hectares par an (toutes sections confondues) peut paraître un peu juste pour une ZAE située dans un eurocorridor et à un jet de pierre de la capitale, il convient toutefois de faire remarquer que, précisément, Bruxelles ne manquera sans doute pas non plus de consolider sa capacité daccueil dici dix ans. Dans le même ordre didées, il nous paraît fondamental de tenir compte de la surface encore disponible dans la ZAE namuroise des Isnes (110 hectares ne se remplissant que très lentement cf. supra, point B.1.2.)[153], ainsi que du potentiel créé suite à la transformation en ZAE de lancien circuit de Nivelles (78 hectares), et des 75 hectares encore libres dans les diverses ZAE sur le territoire de Mont-Saint-Guibert et dOttignies - Louvain-la-Neuve. Enfin, il ne faudrait pas perdre de vue que larrivée dune entreprise comme SmithKline Beecham, a considérablement dopé le taux de remplissage de Wavre-Nord, et quil sagit dune aubaine qui ne se reproduira sans doute pas tous les ans...
En ce qui concerne la ZAE de Perwez, nous rappelons brièvement notre point de vue présenté sous le point B.1.6. et selon lequel la ZAE de Perwez présente bon nombre datouts permettant un développement multifonctionnel avec, notamment, une section de portée fédérale. Pour autant que ce ne soit pas encore le cas, AEB plaide donc pour quune partie de la surface récemment mise en uvre (16 hectares, dont 15 non encore occupés)[154] soit dores et déjà réservée à limplantation dentreprises à vocation fédérale. Compte tenu du nombre dhectares de terrains industriels encore disponibles ailleurs dans les aires de développement du Brabant Wallon (Nivelles-Circuit, extension de Wavre-Nord, Mont-Saint-Guibert, Ottignies-LLN), ainsi que du taux de remplissage actuel de la ZAE de Perwez[155], il ne nous paraît nullement nécessaire de prévoir dès aujourdhui une extension plus poussée de Perwez. Noublions pas, en outre, que le tableau n° 2, relatif au degré de dispersion des ZAE dans lEst du Brabant Wallon et ses environs (cf. supra, point C.2.3.1.), a permis de démontrer que la ZAE de Sauvenière est, elle aussi, idéalement située pour accueillir des entrepreneurs du Brabant Wallon. Enfin, la prise en compte de la ZAE de Sauvenière -comme celles des Isnes et de Nivelles dailleurs- présente lavantage de surmonter la concurrence, dénoncée par le SDER, entre les différentes sous-régions de la Wallonie (cf. supra, point B.1.2.).
D.4.2 Description plus détaillée des ZAE retenuesD.4.2.1 Justification de la méthode appliquéeSous ce point, nous détaillerons quelque peu les différentes ZAE dont AEB propose lextension. Ainsi, nous nous attarderons en particulier à limportance relative des sections que nous avons proposées pour chaque ZAE (cest-à-dire leur superficie par rapport à la superficie totale encore/bientôt disponible ou à prévoir), ainsi quau taux de remplissage par section et par ZAE. Précisons demblée que les chiffres et pourcentages avancés, valables pour les dix ans à venir, nont pas de valeur absolue. Dune part, parce quil peut y avoir des entreprises dont le rayon daction nest pas très précis, ce qui implique quil faudra, dans des cas exceptionnels, accepter une certaine souplesse vis-à-vis du nombre dhectares attribués aux différentes sections, tout en restant, bien évidemment, dans les limites des treize critères daménagement énumérés précédemment (cf. supra, point C.1. - en particulier en ce qui concerne les conséquences sur lenvironnement et la mobilité). Dautre part, parce que nous navons pas pu disposer de statistiques nous permettant de déterminer combien il y a, actuellement, dentreprises à vocation fédérale, régionale et sous-régionale dans les différentes ZAE brabançonnes. Dès lors, nous nous sommes rabattus sur les données fournies par létude dincidences relative aux projets dextension de Wavre-Nord. Plus précisément, nous avons pris comme point de départ la corrélation entre le lieu dimplantation et la clientèle des entreprises déjà installées en Brabant Wallon, telle quelle a été établie par les auteurs de létude susmentionnée.[156] Cette analyse, à laquelle nous avons déjà brièvement fait référence précédemment, permet de définir trois catégories dentreprises[157]: 1. les entreprises à localité forte, regroupant les entreprises pour lesquelles une forte proximité géographique par rapport à leurs clientèles est une condition essentielle de leur activité; 2. les entreprises à localité faible, regroupant les entreprises dont lactivité nimplique pas une grande proximité géographique par rapport à leur clientèle; 3. les entreprises à localité mixte, regroupant les entreprises ayant ou étant susceptibles davoir à la fois une clientèle locale et une clientèle géographiquement plus étendue. A partir de cette catégorisation, létude dincidences précitée définit trois catégories correspondantes de ZAE[158]: 1. les ZAE à localité forte, dont les besoins dimplantation locale se situent au-delà de 30%: Jodoigne, Perwez, Wavre-Sud et certains secteurs de Wavre-Nord (en loccurrence le secteur le plus ancien et le secteur Noire Epine); 2. les ZAE à localité faible, dont les besoins dimplantation locale oscillent entre 0 et 15%: Saintes et Nivelles; 3. les ZAE à localité mixte, dont les besoins dimplantation locale se situent entre 15 et 30%: Wavre-Nord (section Parc des Collines) et le parc scientifique de Louvain-la-Neuve. Si le critère de la localité (forte, mixte, faible) a donc joué un rôle dans la détermination de la portée (sous-régionale, régionale, fédérale) des ZAE retenues par AEB, le lecteur aura sans doute déjà compris que ce raisonnement a ses limites, dans la mesure où il permet uniquement une définition plus ou moins exacte des besoins en ZAE sous-régionales et locales. En effet, il nous paraît certain que le terme entreprise/ZAE à localité forte correspond au terme entreprise/ZAE sous-régionale. Par contre, Il ne nous semble pas possible de déduire quune entreprise à localité mixte a par définition une portée régionale (sa clientèle pouvant être, soit locale et régionale, soit locale et fédérale, soit locale, régionale et fédérale), ou quune entreprise à localité faible a toujours une portée fédérale (sa clientèle pouvant être, soit exclusivement régionale, soit exclusivement fédérale/voire internationale, soit à la fois régionale et fédérale/voire internationale). Afin de résoudre ce problème de correspondance, nous avons tenté de rapprocher le point de départ de notre raisonnement (degré de localité des entreprises existantes) de lobjectif poursuivi (répartition des ZAE en sections sous-régionales, régionales et fédérales), et ce en appliquant au critère du degré de localité, le double critère intervenu sous le point D.4.1.3., pour déterminer la portée maximale des ZAE, à savoir: 1. la situation des ZAE par rapport aux aires de développement (eurocorridors le long des autoroutes) ou aux aires de coopération suprarégionales, telles que définies par le SDER (en loccurrence, le triangle Mons-Bruxelles-Namur); 2. le statut conféré par le SDER à lentité où les ZAE sont implantées. En fonction de ce double critère, nous avons, soit assimilé les entreprises à localité faible aux entreprises à localité mixte, soit inversement. Le tableau n° 5 donne le résultat -à valeur purement indicative- de ce rapprochement, en y intégrant le cas -plus facile- des sections sous-régionales, ainsi quen justifiant, dans la dernière colonne, le raisonnement suivi: Tableau n° 5: Limportance relative des sections dans les ZAE retenues par AEB pour les dix ans à venir
Explication des numéros repris entre parenthèses dans la dernière colonne: (1) situation près dun pôle dancrage dans un eurocorridor ou dans une aire de coopération suprarégionale (2) situation stratégique dans un eurocorridor ou dans une aire de coopération suprarégionale, sans être près dun pôle (3) situation près dun pôle dancrage dans une région agro-géographique (4) situation intéressante dans une région agro-géographique, sans être près dun pôle
Conscients que notre méthode de travail simplifie quelque peu la réalité, nous estimons cependant quelle présente lavantage non négligeable de fournir, à partir dune situation existante, un outil de gestion garant dun développement économique structuré, cohérent et soucieux des conséquences à long terme... Par ailleurs, notre suggestion dassimiler certaines catégories dentreprises à une portée "supérieure" ou "inférieure", ne paraît pas tout à fait dénuée de fondement, dans la mesure où, pour la ZAE de Jodoigne par exemple, lIBW semble avoir adopté un raisonnement similaire en lui attribuant une portée régionale.
D.4.2.2 Les ZAE de portée fédérale
Tableau n° 6: Aperçu des sections de portée fédérale retenues par AEB pour les dix ans à venir[163]
Tableau n° 6: Aperçu des sections de portée fédérale retenues par AEB pour les dix ans à venir[163] -suite-
Si le taux de remplissage total des sections fédérales se situe bien au-delà de la moyenne provinciale établie par létude dincidences relative aux projets dextension de Wavre-Nord (à savoir 7 à 8 hectares par an, toutes sections confondues), cest essentiellement parce que les sections fédérales font toutes partie de ZAE situées dans lun ou lautre axe de développement. Par ailleurs, les différences entre les taux de remplissage des sections fédérales prises séparément, traduisent la hiérarchie que nous préconisons entre les différentes ZAE du Brabant Wallon, compte tenu de leur situation par rapport aux pôles et aux aires de développement (cf. supra, point D.4.1.3., le double critère dimplantation). Concrètement, cela signifie que nous préférons consolider les centres de gravité économiques actuels, dont lexistence découle dune certaine logique économique, plutôt que de forcer de nouveaux pôles éparpillés à travers le territoire - politique dimplantation qui sécarterait de lobjectif dun développement en symbiose avec la ruralité de notre région agro-géographique. D.4.2.3 Les ZAE de portée régionaleTableau n° 7: Aperçu des sections de portée régionale retenues par AEB pour les dix ans à venir[165]
Tableau n° 7: Aperçu des sections de portée régionale retenues par AEB pour les dix ans à venir[165]-suite-
Lon remarquera que le taux de remplissage total des sections régionales se situe en deçà de la moyenne provinciale générale établie par létude dincidences relative aux projets dextension de Wavre-Nord (à savoir 7 à 8 hectares par an, toutes sections confondues). Cela se justifie par le fait que les activités économiques de portée régionale se situent essentiellement -du moins en termes relatifs- dans la région agro-géographique de Hesbaye proprement dite (cest-à-dire dans les parties de cette région qui ne coïncident pas avec un eurocorridor ou avec une aire de coopération suprarégionale). Comme nous lavons déjà relevé sous le point C.2.5.1., les besoins en terrains industriels -bien que réels- sont moins grands en milieu rural. Si le taux de remplissage total des sections sous-régionales est malgré tout supérieur au taux de remplissage moyen de 2 à 3 hectares par an, tel que préconisé par AEB pour l'Est du Brabant Wallon (cf. supra, point C.2.5.2.), cest parce quil tient compte aussi du taux de remplissage des ZAE situées dans leurocorridor Bruxelles-Luxembourg ou dans laire de coopération suprarégionale avec Bruxelles. Dailleurs, en lisant les commentaires accompagnant le tableau récapitulatif n° 9 présenté plus loin, le lecteur constatera que nous avons respecté méticuleusement les conditions de développement que nous avons proposées précédemment pour les onze communes de lEst du Brabant Wallon (notamment sous les points C.1., C.2.3., C.2.4. et C.2.5.).
D.4.2.4 Les ZAE de portée sous-régionaleTableau n° 8: Aperçu des sections de portée sous-régionale retenues par AEB pour les dix ans à venir[168]
Tableau n° 8: Aperçu des sections de portée sous-régionale retenues par AEB pour les dix ans à venir[168]-suite-
Lon notera que le taux de remplissage total des sections sous-régionales se situe, plus encore que celui des sections régionales, en deçà de la moyenne provinciale générale établie par létude dincidences relative aux projets dextension de Wavre-Nord (à savoir: 7à 8 hectares par an, toutes sections confondues). Comme pour les sections régionales -mais à plus forte raison-, cela sexplique par le fait que les sections de portée sous-régionale sont -du moins en termes relatifs- plus nombreuses en milieu rural, où le besoin en terrains pour PME se fait moins sentir. Par ailleurs, il convient de ne pas oublier que le but des sections et des ZAE de portée sous-régionale ne devrait pas être de renforcer lattractivité du Brabant Wallon, mais dassurer la santé du tissu économique local existant en milieu rural. Si le taux de remplissage total des sections sous-régionales est malgré tout supérieur au taux de remplissage moyen de 2 à 3 hectares par an, tel que préconisé par AEB pour les dix ans à venir (cf. supra, point C.2.5.2.), cest parce quil tient compte aussi du taux de remplissage des ZAE situées dans leurocorridor Bruxelles-Luxembourg ou dans laire de coopération suprarégionale avec Bruxelles. Dailleurs, en lisant les commentaires accompagnant le tableau récapitulatif n° 9 présenté sous le point suivant, le lecteur constatera que nous avons respecté méticuleusement les conditions de développement que nous avons proposées précédemment pour les onze communes de lEst du Brabant Wallon (notamment sous les points C.1., C.2.3., C.2.4. et C.2.5.).
D.4.2.5 Tableau récapitulatif des ZAE retenues par AEB pour les dix ans à venirTableau n° 9: Récapitulation des tableaux nos 6, 7 et 8[170]
En ce qui concerne le taux de remplissage, lon se souviendra que nous nous opposons à la technique qui consiste à généraliser à lensemble de la province le besoin annuel moyen en ZAE, tel que déterminé par létude dincidences relative aux projets dextension de Wavre-Nord (7 à 8 hectares par an, cf. supra, point C.2.5.). Par contre, notre objectif a été de tenir compte de la spécificité de chaque sous-région (aire de développement ou région agro-géographique, proche dun pôle ou non,...), ce qui signifie concrètement (et toutes sections confondues): · que dans les aires de développement, lon disposerait au total de 24,72 hectares de terrains industriels par an (à savoir dans les ZAE dOttignies/Louvain-la-Neuve/Mont-Saint-Guibert, Nivelles, Perwez, Sauvenière et Wavre-Nord); · quà lintérieur même des aires de développement, les ZAE proches des grandes agglomérations urbaines (les ZAE dOttignies/Louvain-la-Neuve/Mont-Saint-Guibert, Nivelles, Wavre-Nord) ont été dotées dun potentiel plus important que celles situées dans une partie plus rurale ou périphérique dune aire de développement (les ZAE de Perwez et de Sauvenière). En effet, la première sous-catégorie pourrait se remplir à raison de 20,72 hectares par an, tandis que le taux de remplissage de la deuxième sous-catégorie serait de 4 hectares par an; · que dans la région agro-géographique proprement dite, 2,7 hectares seraient susceptibles dêtre remplis sur base annuelle (à savoir dans les ZAE de Jodoigne et de Grez-Doiceau). Lon comparera ce chiffre avec les 2 à 3 hectares que nous avons préconisés comme opportuns pour une région agro-géographique (cf. supra, C.2.5.2.). Enfin, si nous proposons de revoir à la baisse le nombre total dhectares en nouveaux terrains industriels par rapport au projet de renforcement économique de lIBW[171], rappelons que cela est compensé par notre proposition darrêter la périphérisation (implantation dans des ZAE en bordure des agglomérations) dactivités essentiellement commerciales, qui devraient pouvoir sintégrer dans les entités à vocation commerciale.
D.4.3 Propositions quant à lintégration paysagère et spatiale des ZAE retenuesD.4.3.1 La ZAE de Wavre-NordSi le développement de la ZAE de Wavre-Nord a déjà été abordé à de multiples reprises dans ce dossier, cétait surtout afin dillustrer, par le biais dexemples concrets, les principes qui devraient sous-tendre le développement durable quAEB préconise pour notre région (cf. supra, B.1.6. et D.4.1.3.). Cest pourquoi nous nous limitons ici à rappeler quelques lignes de force: · sur le plan macro-spatial et dans une optique à long terme, il faudrait préférer la consolidation de la ZAE (fédérale) de Wavre-Nord, à la création dune nouvelle ZAE régionale et sous-régionale surplombant le village de Vieusart. Cette dernière solution ne provoquerait pas seulement le débordement du pôle urbain de Wavre - Ottignies - Louvain-la-Neuve au-delà de laxe E411-RN25, mais entamerait aussi une plage agricole interstitielle qui, à lheure actuelle, marque la transition entre la zone périurbaine au sud de Bruxelles et la zone rurale couvrant lEst du Brabant Wallon; · pour des raisons spatiales, agricoles, paysagères et écologiques, il importe de ne pas continuer létirement de la ZAE de Wavre-Nord vers lest (village dOttenbourg et vallée de la Dyle, de grand intérêt biologique daprès le SDER). Par contre, toute extension future et dont l'opportunité sera établie, devrait senvisager sur le plateau situé du côté de la E411 et dont lintérêt paysager a déjà fortement diminué, précisément à cause de Wavre-Nord. De plus, il est à noter que dans la zone dhabitat dont la ZAE se rapprocherait ainsi, plusieurs maisons ont déjà été transformées en bureaux.
D.4.3.2 La ZAE de JodoigneConformément à ce que nous avons dit au sujet de l'intégration paysagère sous le point B.2.3.6. (aspect visuel à courte et à longue distance), lextension de la ZAE de Jodoigne devrait aller de pair avec des mesures dintégration très strictes, étant donné la qualité exceptionnelle des paysages environnants - malheureusement trop peu attestée par les plans de secteur actuels. En loccurrence, il sagit dun vaste plateau agricole descendant en pente douce vers la vallée de la Grande Gette et comprenant plusieurs bois et boqueteaux, comme le Bois de Columauge, le Bois Brulé, le Bois du Bombart et, un peu plus loin, le Bois du Haut Saint-Pierre. En ce qui concerne cet aspect paysager important, nous nous réjouissons que lIBW nenvisage pas de franchir la ligne de crête entre le Bois du Bombart et les Bois Brulé et de Columauge, mais quelle y prévoit par contre la plantation dune bande boisée permettant de diminuer considérablement limpact paysager négatif de la ZAE projetée sur la campagne voisine, tout en créant un maillage écologique entre les trois bois susmentionnés.[172] Toutefois, il nous semble que lon pourrait davantage encore tenir compte des conséquences du projet dextension de la ZAE de Jodoigne sur la composition et la structuration du paysage, comme le stipule le SDER.[173] Ainsi, la photo à la page suivante montre bien que la plantation dune bande boisée sur la ligne de crête -aussi louable quelle soit- nempêchera pas que lextension de la ZAE actuelle sera particulièrement visible depuis lautre versant de la vallée, à savoir depuis le plateau agricole situé entre le hameau de Brocui (Lathuy) et la ville même de Jodoigne. ![]() Conformément aux recommandations du SDER en ce qui concerne la prise en compte de laspect visuel à longue distance, AEB préconise dès lors la plantation de rangées darbres à haute tige (variétés indigènes) à lintérieur de la nouvelle ZAE, de manière à ce que celle-ci prolonge le plus naturellement possible la ZAE existante. En même temps, lon créerait ainsi un maillage vert visuel entre les bois qui se trouveront de part et dautre de la nouvelle ZAE. Les dessins ci-dessous (basés sur la photo précédente) permettent de visualiser notre point de vue. Lextension de la ZAE de Jodoigne:
Toutefois, si nous venons de formuler un certain nombre de suggestions visant à optimaliser lintégration du site proposé par lIBW, cela ne signifie nullement quil nexiste pas, pour nous, des solutions encore meilleures... Ainsi, AEB sétonne tout de même que lon ait opté immédiatement pour un débordement de la ZAE actuelle au-delà de la chaussée de Charleroi (RN29). Ne pourrait-on pas envisager, comme lindique le dessin repris ci-dessous, une extension le long de la rue de la Maladrerie (reliant Jodoigne et Jodoigne-Souveraine), ainsi que vers le centre-ville?
Carte n° 8: Idées d'AEB pour une extension alternative de la ZAE de Jodoigne
Cette solution présenterait un triple avantage: · une meilleure intégration paysagère (lon resterait dans un creux du paysage et lon se limiterait à accentuer une situation existante, car il y a déjà des entreprises installées le long de la rue de la Maladrerie, dans la ZAE actuelle); · une meilleure cohérence spatiale (la ZAE resterait plus compacte); · une économie en terres arables de qualité (les terres agricoles concernées par lextension actuellement proposée, sont plus riches que celles à côté du zoning actuel) Signalons, en outre, un avantage dordre symbolique. En effet, en préservant la plage agricole en face du zoning actuel, lon préserverait également limage qui soffre maintenant aux automobilistes regagnant Jodoigne depuis le sud, en empruntant la chaussée de Charleroi: à larrière-plan, les contours de la petite ville se profilent à lhorizon (commerces + bâtiments remarquables), sur lavant-plan, à gauche, la ZAE actuelle marque le dynamisme de la région, tandis quà droite, un paysage enchanteur (sillonné dailleurs par un sentier de grande randonnée!) invite à la découverte des campagnes environnantes (tourisme diffus). Ville active et coquette, économie florissante et campagne de qualité en un seul coup d'il... Ne serait-il pas intéressant de tenter de préserver cette image multiple, symbole de la richesse quune petite ville à la campagne peut abriter?
Si nous ne suggérons que de tenter de préserver limage véhiculée par lactuelle entrée sud de Jodoigne, cest parce que nous sommes loin dignorer que lextension alternative proposée ci-dessus nest pas exempte dinconvénients. Ainsi, nous savons que les zones proposées sont en partie marécageuses et quelles sont qualifiées dintérêt paysager par les plans de secteur actuels. Toutefois, à cause précisément du développement de la ZAE existante, lon pourrait se demander si cet intérêt paysager est encore dactualité. Na-t-on pas limpression, en regardant les abords immédiats de la ZAE actuelle, davoir à faire à des espaces en attente? Dautant plus que, le long de la chaussée de Charleroi (RN29), entre le zoning existant et le centre-ville, quelques activités commerciales éparpillées ont vu le jour entre-temps (maison Papier, Aldi). Par ailleurs, lexistence de certaines parties plus ou moins marécageuses ne devrait pas nécessairement soulever des objections dordre économique ou écologique. En effet, devant laltération qua déjà subie cette zone, lon pourrait peut-être tenter une approche plus inventive, en créant une ZAE de type paysager, ce qui impliquerait: · que lon préserverait les endroits humides, ce qui permettrait, dans la foulée, dassurer une meilleure intégration des bâtiments industriels; · que, par conséquent, lon ne construirait que sur les terrains suffisamment stables, où lentreprise pourrait en même temps profiter du cadre verdoyant offert par les zones humides préservées; · que lon accorderait une attention particulière à larchitecture des bâtiments implantés, de façon à assurer une transition harmonieuse avec le bâti résidentiel du centre-ville.
Notons enfin que si lextension alternative proposée ici, ne permettait pas dobtenir les 25 hectares supplémentaires en ZAE qui nous paraissent justifiables pour Jodoigne, il est toujours possible denvisager une implantation intégrée dactivités économiques ailleurs dans la ville. Nous pensons notamment à laccueil de PME à vocation locale: · sur danciens terrains industriels le long de la rue de Piétrain (3 hectares actuellement à vendre et pouvant être assainis); · dans la zone daménagement différé au sud de la chaussée de Hannut (RN 240), entre lathénée et le centre-ville, où des activités économiques se sont dailleurs déjà développées ces derniers temps.
D.4.3.3 La ZAE de Perwez
Comme nous lavons déjà indiqué précédemment (cf. supra, points B.1.6., D.4.1.2., D.4.1.3. et D.4.2.1.), un développement multifonctionnel (sections fédérale et sous-régionale) nous paraît concevable pour la ZAE de Perwez, sans soulever dobjections paysagères et spatiales majeures. Cependant, cela ne devrait pas empêcher lIBW de prendre dès à présent des initiatives concrètes afin dassurer une meilleure intégration de cette ZAE dans son environnement, et den réduire ainsi laspect quelque peu maussade (absence de zones tampons et de plantations[174], très peu de recherche architecturale,...). En outre, AEB souhaite que toute extension future et dont l'opportunité sera établie soit contiguë à la ZAE actuelle, afin de prévenir la fragmentation des campagnes environnantes.
D.4.3.4 Le potentiel de Grez-Doiceau
Certains sétonneront peut-être de voir Grez-Doiceau repris dans la liste des ZAE proposée par AEB. Mais -nous lavons déjà annoncé (cf. supra, point D.4.1.)-, il nous semble possible dintégrer des activités économiques de portée sous-régionale dans le tissu bâti le long du tronçon Gastuche-Doiceau de la chaussée de Wavre. Si, à première vue, nous entrons ainsi en contradiction avec notre objection de principe contre tout étalement de lhabitat et des activités économiques le long des axes routiers, signalons toutefois que le long du tronçon considéré, ce phénomène semble -malheureusement- déjà irréversible. Afin donc déviter que des espaces encore relativement bien préservés soient sacrifiés, nous devons accepter, dans de rares cas et sous certaines conditions, que lon entérine -voire renforce- parfois des situations de fait, aussi regrettables soient-elles...[175] Néanmoins, la règle générale doit rester de ne pas justifier des choix d'implantation sur bases de décisions inopportunes prises dans le passé.
Concrètement, nous pensons quil pourrait être judicieux de transformer certaines parties de la longue zone à bâtir le long du tronçon considéré, en zone daménagement différé, ce qui est de nature à faciliter limplantation intégrée dactivités économiques (nous pensons en particulier aux alentours du carrefour de Doiceau). En outre, nous nous demandons sil nest pas possible de mener une politique visant à optimaliser le potentiel daccueil des entreprises à Gastuche (les anciennes papeteries).
Par ailleurs, il va de soi que la présence dhabitations le long du tronçon considéré, requiert que lon y accorde, plus encore que dans les vraies ZAE, une attention particulière à larchitecture des PME (et en particulier au coloris des matériaux). Quant aux éventuels problèmes de sécurité routière engendrés par cet étalement de PME sur plusieurs kilomètres (ou plutôt par la consolidation dun tel étalement), signalons quil sagit dun tronçon de route en grande partie déjà délesté par la nouvelle RN25. En outre, lon pourrait toujours envisager un réaménagement de la voirie en vue de réduire la vitesse ou, tout simplement, limiter la vitesse à, par exemple, 70 km/h.
Enfin, il est à noter que la possibilité dimplanter des activités économiques sous-régionales le long du tronçon Gastuche-Doiceau de la chaussée de Wavre, offre également une alternative tout à fait raisonnable aux entrepreneurs potentiels et aux chercheurs demploi des communes voisines de Beauvechain, dIncourt ou de Chaumont-Gistoux. D'ailleurs, ce mouvement semble déjà entamé depuis plusieurs années.
D.5 Mais encore
D.5.1 La gestion de la mobilité dans lEst du Brabant Wallon
Sous le point B.1.7., nous avons déjà fait remarquer que le projet de renforcement économique de lIBW, s'orientant vers la multiplication et la dispersion des ZAE dans l'espace rural de l'Est du Brabant Wallon, risquerait de provoquer, à long terme, des problèmes de mobilité dans plusieurs communes. En ce qui concerne Jodoigne, nous avions déjà relevé quil simposerait peut-être de réaliser le contournement de la ville, tel quil est -encore et toujours- inscrit dans les plans de secteur. Nous précisons ici que la construction de nouvelles routes devrait, pour nous, rester une solution ultime, à laquelle lon ne devrait recourir que si toute autre solution (meilleur réglage des feux de signalisation, élaboration de plans de circulation, réaménagement de carrefours, augmentation de loffre en transports en commun,...) savérait inopérante dans une optique à long terme. Sachant toutefois que la problématique de ce contournement est actuellement à létude[176], AEB tient dores et déjà à préciser que léventuel tracé devrait être choisi dans la mesure du possible en fonction des critères paysagers et spatiaux figurant parmi les treize critères énumérés sous le point C.1.. Ainsi, afin de préserver -voire daméliorer- la qualité des paysages traversés, nous répétons ici notre point de vue formulé déjà de façon générale sous le point D.3.2. consacré au rôle structurant des axes (auto)routiers et selon lequel il simpose de prévoir un tracé mariant le relief, ainsi que des dispositifs dintégration. En ce qui concerne ce dernier élément, AEB souhaiterait que lon sinspire de la RN240 Grez-Doiceau - Jodoigne - Hannut, qui, parce quelle est presque partout joliment accentuée par une drève (arbres à haute tige de variétés indigènes), augmente la qualité des paysages traversés, plutôt que de la diminuer comme cest le cas de trop dautres routes...
La RN240 Grez-Doiceau Jodoigne, habillée de ses rangées d'arbres. Un élément paysager de qualité qui devrait inspirer les gestionnaires de voiries
D.5.2 La création demplois alternatifs en symbiose avec la spécificité de lEst du Brabant WallonSous le point B.1.8. (in fine), nous avons argué quil est également possible de créer des emplois durables en dehors de la sphère strictement économique, et ce en valorisant le potentiel authentique de notre région, à savoir: sa ruralité, sa richesse paysagère (alternance de plateaux cultivés, de pentes boisées et de villages de qualité urbanistique préservée), ainsi que ses zones dintérêt biologique. Parmi les domaines susceptibles de générer des emplois, mentionnons la diversification agricole à caractère non industriel, lagriculture biologique, la valorisation de produits du terroir, laménagement de voiries à mobilité lente, le tourisme et les loisirs diffus, la rénovation du patrimoine bâti, l'artisanat, lentretien des paysages et des zones dintérêt biologique,...[177] AEB a tenu à intégrer explicitement cette catégorie demplois dans son projet de développement alternatif, et ce en tenant compte des initiatives développées par plusieurs communes de l'Est du Brabant Wallon dans le cadre du développement rural, et en y intégrant, dès à présent, le projet de création dun Parc Naturel de la Dyle. Ce parc serait situé dans la partie de lEst du Brabant Wallon qui, selon le SDER, rassemble un certain nombre de sites de grand intérêt biologique. Ajoutons-y demblée que ce parc naturel ne serait nullement incompatible avec le développement du pôle urbain tout proche de Wavre - Ottignies - Louvain-la-Neuve et quil ne concurrence nullement limplantation dactivités économiques sur son territoire.
D.5.3 Quid de leurocorridor Bruxelles-Liège (E40)?Nous l'avons dit (cf. supra, point D.1.), dans le cadre de notre projet de développement alternatif, le Brabant Wallon naccueillerait donc pas de ZAE de portée fédérale le long du tronçon de la E40 traversant son territoire. Cela ne signifie nullement quAEB ne reconnaît pas lintérêt que pourrait avoir une telle ZAE dans leurocorridor Bruxelles-Liège. Mais à notre avis, il faudrait appliquer à cet eurocorridor les mêmes principes spatiaux que ceux que nous avons préconisés en ce qui concerne leurocorridor Bruxelles-Namur-Luxembourg (cf. supra, point B.1.4.). Lon se souviendra que ces principes, qui nous semblent dailleurs être conformes au SDER, se résument comme suit:
Etant donné la longueur du tronçon brabançon de la E40 (environ 5 kilomètres!), AEB estime que la recherche dun site idéal pour une ZAE de portée fédérale, devrait sinscrire dans une optique supraprovinciale - voire suprarégionale. Cest pourquoi nous invitons lIBW à élaborer une solution en collaboration avec la province de Liège, tout en tenant compte de loffre en ZAE dans les zones limitrophes du Brabant Flamand et du Limbourg. Ne perdons pas de vue, en effet, que la ZAE proposée actuellement pour Hélécine, empiéterait sur un espace interstitiel suprarégional (à savoir: celui entre Tirlemont et Hannut) et quelle serait située à un jet de pierre seulement des ZAE de Hoegaerde et de Tirlemont - cette dernière ville pouvant être, comme Gembloux, considérée comme un point dancrage sur un eurocorridor, susceptible daccueillir des activités économiques de portée fédérale. Créer une ZAE fédérale à Hélécine équivaudrait en quelque sorte à la création dune telle ZAE au milieu de lespace interstitiel séparant les pôles urbains de Wavre - Ottignies - Louvain-la-Neuve et de Gembloux (eurocorridor E411), ce qui constituerait -nous lavons déjà dit- un acte daménagement incohérent dun point de vue spatial. Bref, implanter une ZAE fédérale à Hélécine nest-ce pas créer un cas de double-emploi (suprarégional cette fois-ci) et donc se livrer à une pratique pourtant redoutée par le SDER? Concrètement, et afin déviter les effets spatiaux déstructurants dune logique concurrentielle trop symbolique (marquer lentrée en territoire wallon par une ZAE de type fédéral, tandis que lon est dans une région agro-géographique), nous demandons donc que soit étudiée lopportunité de la création dune ZAE de portée fédérale à une distance plus raisonnable de Tirlemont et sans nécessairement rester en Brabant Wallon. Compte tenu de labsence, le long de la E40, dun pôle dancrage avant Waremme ou dune entité comparable à Perwez, nous pensons à la création dune ZAE nouvelle à proximité dune sortie dautoroute (par exemple à Lincent - côté nord de la E40?). Cependant, il nous paraît tout aussi concevable et réaliste denvisager un développement plus poussé (dans un sens multifonctionnel avec des sections fédérale, régionale et sous-régionale) de la ZAE de la ville de Hannut, tout comme Jodoigne un pôle dappui en milieu rural selon le SDER[178], mais offrant un accès plus aisé vers lautoroute (pratiquement pas de villages à traverser).
Carte n° 9: Idées d'AEB pour une ZAE de portée fédérale le long de l'eurocorridor Bruxelles-Liège (E40), compte tenu du contexte supraprovincial
Notons que, dans loptique de la redistribution des retombées fiscales des ZAE telle que préconisée par AEB (cf. supra, point B.1.5.), une ZAE près de ou à Hannut profiterait également aux communes du Brabant Wallon. Autre avantage: comme le tableau n° 2 relatif au degré de dispersion des ZAE actuelles (cf. supra, C.2.3.1) lindique, Hannut est idéalement situé pour les entrepreneurs et chercheurs demploi des communes de lextrême-est du Brabant Wallon (Hélécine: 12,5km, Orp-Jauche: 10km).
D.5.4 Quid en cas de saturation prématurée des ZAE proposées dans le cadre du projet de développement alternatif dAEB?
Afin danticiper une éventuelle saturation prématurée des ZAE retenues par AEB, nous insistons pour que soit élaborée au plus vite une liste exhaustive des anciens sites industriels en Brabant Wallon, qui pourraient ensuite être assainis en temps opportun. En outre, il serait intéressant que lIBW encourage lachat, par des investisseurs potentiels, de bâtiments industriels plus récents (dans les ZAE ou non) qui se seraient vidés suite à une faillite ou une cessation des activités.
Enfin, au cas où, durant la décennie prochaine, une augmentation ponctuelle du potentiel en ZAE savérerait vraiment nécessaire, AEB estime que la priorité doit être accordée à lextension des ZAE existantes, en particulier celles de Perwez (contiguë à la ZAE actuelle) et de Wavre-Nord (vers la E411). Et si la ZAE de Jodoigne subissait trop rapidement une pression trop forte que lon narriverait pas à diminuer en assainissant danciens sites industriels ou en encourageant lachat de bâtiments récents abandonnés, lon pourrait éventuellement envisager la création dune ZAE sous-régionale à proximité dOrp, village déjà marqué par une certaine activité économique. Cette ZAE pourrait dévier de Jodoigne un certain nombre dentrepreneurs (cest-à-dire, ceux avec des activités sous-régionales) dOrp et dHélécine... Notes: [142] A savoir concernant le degré de dispersion actuel des ZAE et le taux de remplissage des ZAE jusquà présent. [143] Esquisse du Plan de développement de lest du Brabant Wallon (7 communes) - Le Projet de Pays, op. cit., p. 18. [144] Même si lon peut regretter que des règlements urbanistiques tels que le RGBSR, naient pas (encore) pu empêcher que, par endroits, le fléau des fermettes flamandes continue à sévir... [145] Informations obtenues par voie téléphonique auprès du Bureau Economique de la Province de Namur (BEPN). [146] Op. cit., pp. 13-14 et 29. [147] Information obtenue par voie téléphonique auprès de ladministration communale de Wavre. [148] Etude dincidences relative aux projets dextension de Wavre-Nord, op. cit., pp. 13-14. [149] Cest-à-dire: 78 hectares à Nivelles-Circuit + 8 hectares encore disponibles à Nivelles-Sud. [150] SDER, carte n° 17: projet de structure spatiale pour la Wallonie, p. 135. [151] Ibidem. [152] Ibidem. [153] La ZAE des Isnes est conçue pour accueillir des activités à caractère scientifique, ainsi que des activités industrielles classiques et non polluantes, spécialisées dans les domaines de lagro-alimentaire, des technologies agri-environnementales et de linformation. Cest surtout dans ces deux derniers domaines quelle pourrait, à notre avis, constituer une alternative valable pour Wavre-Nord. Evidemment, cela suppose quon la rende plus attrayante pour les investisseurs, en remédiant tant que faire se peut aux lacunes actuelles et inhérentes à limplantation de toute ZAE de type non strictement agro-alimentaire en rase campagne (manque de moyens de transports en commun, éloignement de commerces et de restaurants). Le cas échéant, lon pourrait même envisager une certaine diversification de la ZAE des Isnes, afin de remplir enfin cet espace qui, eu égard aux infrastructures routières déjà réalisées, semble de toute façon perdu pour lagriculture... (Les données sur lesquelles nous basons ce raisonnement, sont issues de létude relative au projet dextension de la ZAE de Sauvenière: Extension de la zone industrielle de Gembloux-Sauvenière - Notice dévaluation préalable des incidences sur lenvironnement, étude réalisée par le bureau détudes EECO s.p.r.l., Aiseau-Presles, s.d., p. 15 - rappelons quune nouvelle étude dincidences vient dêtre commandée.) [154] Etude dincidences relative aux projets dextension de Wavre-Nord, op. cit., p. 29. [155] 0,6 hectares par an (ibidem). [156] Idem, pp. 30-32. [157] Idem, p. 30 et 31. [158] Idem, p. 32. [159] Selon létude dincidences relative aux projets dextension de Wavre-Nord, op. cit., pp. 31-32. [160] L'absence de données chiffrées s'explique par le fait que cette ZAE n'existe pas actuellement. [161] L'absence de données chiffrées s'explique par le fait que nous ne disposons pas de chiffres relatifs au degré de localité de cette ZAE. [162] Toutes ZAE confondues. [163] Pour rappel: chiffres indicatifs. [164] Il sagit des 8 hectares encore disponibles en 1998 additionnés aux 78 hectares bientôt disponibles à Nivelles-Circuit (source: étude dincidences relative aux projets dextension de Wavre-Nord, op. cit., p. 29.). [165] Pour rappel: chiffres indicatifs. [166] Il sagit des 8 hectares encore disponibles en 1998, additionnés aux 78 hectares bientôt disponibles à Nivelles-Circuit (source: étude dincidences relative aux projets dextension de Wavre-Nord, op. cit., p. 29). [167] Toutes sections confondues. [168] Pour rappel: chiffres indicatifs. [169] Il sagit des 8 hectares encore disponibles en 1998 additionnés aux 78 hectares bientôt disponibles à Nivelles-Circuit (source: étude dincidences relative aux projets dextension de Wavre-Nord, op. cit., p. 29. [170] Pour rappel: chiffres indicatifs. [171] Dont le lecteur trouvera un aperçu dans "Avant d'entamer la lecture ", point 2. [172] Selon une information obtenue par voie téléphonique auprès de lIBW. [173] A la page 215. [174] Même lextension récemment mise en uvre nen dispose pas! [175] Notons que ce même raisonnement est à la base de nos propositions quant aux extensions futures de Wavre-Nord (en remplacement dune toute nouvelle ZAE à Vieusart), ainsi que de notre proposition alternative pour lextension de la ZAE de Jodoigne (afin de sauvegarder la plage agricole encore vierge à l'est de la RN29). [176] Daprès une information obtenue auprès de ladministration communale de Jodoigne. [177] Pour une énumération plus complète: cf. supra, point B.1.8. (in fine). [178] SDER, carte n° 17: projet de structure spatiale pour la Wallonie, p. 135.
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